LE BLOG DE FANFG

20 juillet 2017

MARIE LAURENCIN

MERCI A INESVIGO 

Marie Mélanie Laurencin, née le 31 octobre 1883 dans le 10e arrondissement de Paris et morte le 8 juin 1956 dans le 7e arrondissement de la même ville, fut une artiste-peintre figurative française, mais aussi graveur et illustratrice, étroitement associée à la naissance de l'art moderne

Décoratricede ballets néoclassiques ambitionnant, à l'instar de son admirateur Max Jacob, une transgression des genres artistiques, elle a été également une épistolière à la fantaisie déconcertante et a composé des poèmes en vers libres, indissociables, dans le cours de son processus de création, de l'expression picturale des scènes fantasmatiques qu'elle représente.

Condisciple de Georges Braque découverte par Clovis Sagot, créature d'Henri-Pierre Roché, muse de Guillaume Apollinaire, disciple d'Henri Matisse soutenue par André Derain, amie de Pablo Picasso jusqu'à leur rupture, et amante de Nicole Groult, Marie Laurencin a fait de son style, qualifié de « nymphisme », un dépassement indémodable tant du fauvisme que du cubisme et de sa vie une œuvre emblématique autant d'une révolution artistiqueque de la libération de la femme.

 Ostracisée dès le début de la Grande guerre pour avoir épousé un étranger pacifisteOtto de Waetjen, elle ternit durant l'Occupation une gloire internationale, qu'elle avait retrouvée dans l'entre-deux-guerres, par des mondanités qui lui vaudront d'échapper de peu au sort des femmes tondues. Si la critique, obnubilée par son expression féminine d'un désir qui renvoie à l'enfance, ne l'exonère pas d'une sensibilité d'apparence facile sans nette évolution, sa vie comme sa peinture ont suscité de nouveau l'intérêt depuis que le chanteur Joe Dassin l'a évoquée en 1975 dans son plus grand succès populaire, L'Été indien.

Adulée au Japon, très peu exposée en France, il faut toutefois attendre 2011 pour qu'une biographie de Bertrand Meyer-Stabley explore sa part d'ombre et le printemps 2013 pour qu'une exposition parisienne la fasse redécouvrir au grand public.

Antithèses des cauchemars de Goya, dont les portraits féminins furent son seul idéal, ses aquarelles vives et ses glacis pastel répètent indéfiniment le mystère ambigu et hallucinant de princesses et de bêtes féeriques, de fleurs et d'adolescentes androgynes à la pâleur irréelle. En une réminiscence des fêtes galantes de Watteau, son trait fluide saisit l'instant extatique d'une pose dansante par leurs regards muets comme ceux d'un masque.

Marie Laurencin a laissé  plus de mille huit cents huiles, portraits compris, soit, sur une cinquantaine d'années, une moyenne de près de trois par mois, dont les suivantes.

Le catalogue Laboureur, qui n'est pas exhaustif, compte cent six gravures et lithographies, dont certaines en plusieurs versions. Le catalogue Marchasseau, plus récent, porte ce nombre à deux cent quatre-vingt-quinze.

(SUITE SUR WIKIPEDIA)

                                                            Apollinaire_et_ses_amis__par_Marie_Laurencin__1908_   

Posté par LE BLOG DE FANFG à 10:45 - Commentaires [2] - Permalien [#]

19 juillet 2017

NÎMES LA ROMAINE - VISITES PRIVEES

MERCI A VISITES PRIVEES!  Visites privées est une émission de télévision française diffusée sur France 2 du 5 septembre 2016 au 30 juin 2017 et présentée par Stéphane Bern.

Depuis les réserves du Mobilier National à Paris, l'animateur Stéphane Bern, entouré d'une équipe d'une dizaine de reporters-chroniqueurs, entraîne le téléspectateur dans les coulisses du patrimoine et de ses institutions. Chaque jour de la semaine, l'émission historique explore une thématique pour découvrir différemment les monuments français, revisiter le fonctionnement des institutions ou révéler la face cachée de personnages illustres. Des reportages spécialement tournés pour l'émission illustrent la thématique, par ailleurs commentée par un invité choisi pour son expertise sur ce thème quotidien.

                                                 DIANE

Posté par LE BLOG DE FANFG à 09:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 juillet 2017

GRAND PALAIS PARIS - EXPOSITION "JARDINS"

MERCI EXPO IN THE CITY

jusqu'au 24 Juillet 2017!!! De la Renaissance à nos jours, des centaines d'oeuvres dépeignent le jardin, vu par les plus grands artistes, de Fragonard à Othoniel, en passant par Dürer, Monet, Klimt, Bonnard ou Picasso. Une scénographie bucolique qui donne envie de flâner au gré des oeuvres.

Voir l'article :
http://www.expointhecity.com/

                                  affichemarigoldsjardins_0

                

   L'Art du Jardin au Grand Palais en 2013 A l'occasion de l'Art du Jardin, le Grand Palais s'était transformé en un gigantesque jardin !
La plus grande serre du monde en compagnie de Thierry Huau, scénographe végétal de l'Art du Jardin.

                                       jardin_2013_grand_palais

 

Posté par LE BLOG DE FANFG à 09:08 - Commentaires [2] - Permalien [#]
16 juillet 2017

FLORENT PEYRE - HUMORISTE

Les moments cultes de Florent Peyre !

Florent Peyre, né le 14 mai 1980 à Valence (Drôme), est un humoriste et comédien français. Il est devenu populaire en participant à l'émission On n'demande qu'à en rire sur France 2 entre 2010 et 2014.

Le 22 janvier 2016, à l'issue d'une représentation de son spectacle à Saint-Loubès, il déclare se lancer dans le cinéma aux côtés de Dany Boon16. Il tient ainsi un rôle relativement important, celui de l'agent du Raid Olivier Lopez, dans le film Raid dingue sorti en salles le 1er février 2017. et Mission Pays basque est une comédie française réalisée par Ludovic Bernard, sortie en Juillet 2017.

 

                             film_pays_basque

 

                                                                                                                     florent_peyre

Posté par LE BLOG DE FANFG à 10:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 juillet 2017

EDOUARDO ARROYO

MERCI INESVIGO - Musique : ISAAC ALBENIZ

MERCI INESVIGO ! Musique : Mozart 

Eduardo Arroyo, né le 26 février 1937 à Madrid, est un peintregraveurlithographesculpteur et décorateur de théâtre espagnol, représentant majeur de la Figuration narrative et de la Nouvelle figuration espagnole, qui se développa en Europe au début des années 1960. Ses tableaux traitent de l'exil, des assassinats politiques, des complicités dont bénéficie le régime de Franco, des espagnolades qui masquent la réalité fasciste de l'Espagne et des bases américaines qui soutiennent l'impunité de Franco.

Ayant quitté l'Espagne franquiste en 1958, il se partage depuis lors entre Madrid et Paris. Proche de Hervé Télémaque, il est comme lui un des représentants majeurs de la Nouvelle figuration et un des fondateurs du mouvement de la figuration narrative. Son style se caractérise par une relative absence de profondeur et une perspective frontale en aplat.

 Arroyo a été l'un des principaux artistes contestataires du franquisme. Il a notamment repris plusieurs œuvres de Joan Miró (La Ferme, etc.). En 1974, il est banni d'Espagne par le régime de Franco et ne récupère son passeport espagnol qu'à la mort de celui-ci en 1976. Ainsi, sa fortune critique ne fut pas immédiate dans son propre pays, jusqu'au début des années 80, lorsqu'il reçu en 1982 le Prix national d'arts plastiques3, comme réparation de cet éloignement forcé. La même année, le Musée national d'art moderne lui consacra une importante rétrospective. (SUITE SUR WIKIPEDIA)

EN 2017 : http://www.fondation-maeght.com/fr/ ST.PAUL DE VENCE -    1er juillet au 19 novembre 2017

                                   edouardo_arrozo

 

Posté par LE BLOG DE FANFG à 10:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 juillet 2017

LOUIS COMFORT TIFFANY

MERCI A FRANCIS C. -  POUR DECOUVRIR LA "METHODE TIIFFANY" - (Musique : Saint Saens - Concerto pour piano n°2)

Louis Comfort Tiffany (1848-1933). Pour ceux qui sintéressent à l'art nouveau, le nom de famille de l'Américain Louis Comfort Tiffany évoque des objets de décoration, des vitraux et plus particulièrement des abat-jour ornés de vitraux.
Charles Lewis Tiffany, père de l'artiste américain, est le fondateur de la célèbre entreprise de bijouterie Tiffany, dont l'actrice Audrey Hepburn observait la vitrine avec envie au début du film Breakfast at Tiffany's en 1961.
Après des études à Paris et un séjour prolongé en Europe où il fait de la peinture, Louis Comfort Tiffany rentre aux États-Unis au cours des années 1870 et fonde une verrerie à New York en 1885. Cest à ce moment quil expérimente le vitrail et met au point le verre opalin, sorte de verre aux reflets irisés rappelant l'opale et auquel il doit sa renommée. 

Louis Comfort Tiffany (né le 18 février 1848 à New York – mort le 17 janvier 1933 dans la même ville) fut un artiste américain célèbre pour ses œuvres en verre teinté dans le style Art nouveau. Créateur de plusieurs entreprises, il a également peint, conçu des bijoux et des meubles.

C'est le domaine où il est le plus connu, dans toutes ses formes : vitraux, vases, lampes, bijoux, objets divers. Il s'y intéresse dès 1870 en commençant une collection d'antiquités. Il introduit plusieurs nouveautés dans la technique de verrier dont certains ont fait l'objet de brevets : « verres drapés » où la pâte en fusion est repliée sur elle-même, emploi de plusieurs couches superposées, inclusion de morceaux de verre coloré... Son apport le plus remarquable est la création de son « verre Favrile »qui inclut des sels métalliques.

La création de « vitraux Tiffany » a été une activité importante pour Tiffany qui a produit plusieurs milliers d'exemplaires dans son atelier. Concevant le dessin, il a été aidé pour cela par son équipe, dont les membres les plus connus furent Agnès Northrop et Frederick Wilson. Les thèmes prédominants étaient la religion et les paysages. Sa technique délaisse le traditionnel sertissage au plomb au profit d'un enrobage des vitraux avec un ruban de cuivre autocollant sur lequel est appliqué de la graisse à soudure afin de faciliter l'adhérence de l'étain de soudure.

Ses multiples lampes restent l'une de ses créations les plus connues, même si Tiffany ne goutait guère à la production de masse qu'elles impliquent, préférant implicitement la fabrication d'œuvres uniques. Elles coïncident avec l'apparition de l'éclairage électrique. Leurs décors floraux ont fait une partie de la réputation de l'artiste. (suite sur WIKIPEDIA)

                                               tiffany_grenouille

Louis_Comfort_Tiffany_c LOUIS COMFORT TIFFANY 

 

Posté par LE BLOG DE FANFG à 10:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]
13 juillet 2017

RAOUL DUFY

LE PEINTRE JOYEUX DU XXème siècle!!

Raoul Dufy, né sous les prénoms Raoul Ernest Joseph, le 3 juin 1877 au Havre, et mort le 23 mars 1953 à Forcalquier, fils de Léon Auguste Dufy et de Marie Eugénie Lemonnier, fut un peintredessinateurgraveurillustrateur de livres, céramiste, créateur de tissus, de tapisseries et de mobilier, décorateur d'intérieur, d'espaces publics et de théâtre français.

En 1900, il entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où il retrouve Othon Friesz. Il dessine beaucoup. Sa première exposition (au Salon des artistes français) a lieu en 1901, il expose ensuite, en 1903, au Salon des indépendants. Le peintre Maurice Denis lui achète une toile. Il peint beaucoup les environs du Havre, et notamment la plage de Sainte-Adresse rendue célèbre par Eugène Boudin et Claude Monet. En 1904, avec son ami Albert Marquet, il travaille, toujours sur le motif, à Fécamp.

En 1903-1904 et 1906-1907, Dufy séjourne à Martigues en Provence et peint une série de paysages représentant la ville et ses canaux.

Influencé par le fauvisme et en particulier par l’œuvre de Matisse, il travaille avec FrieszLecourt et Marquet sur des tableaux de rues pavoisées de drapeaux, de fêtes de village, de plages.

En 1908, prenant conscience de l'importance capitale de Cézanne au cours de la grande rétrospective de 1907, il abandonne le fauvisme. Il exécute des études d'arbres, de chevaux, de modèles en atelier, des natures mortes. Cette même année, il se rend à L'Estaque1, près de Marseille avec Georges Braque. Ils peignent, souvent côte à côte, les mêmes motifs que Cézanne.

Il séjourne dans la « Villa Médicis libre », qui accueille des jeunes peintres dépourvus de ressources, à Orgeville avec André Lhote et Jean Marchand. En leur compagnie, il s’oriente vers des constructions influencées par les débuts du cubisme de Braque et de Picasso.

Il réalise en 1910 les bois gravés pour le Bestiaire d’Apollinaire, il en fera d’autres pour les Poèmes légendaires de France et de Brabant d’Émile Verhaeren.

L’aquarelle, la gouache, qui prennent de plus en plus d’importance après 1930, lui offrent davantage de possibilités pour poursuivre cette expérience. Les « flaques » du fond sont étendues sur un papier préalablement mouillé et tendu sur une planche à dessin. Quand elles sont sèches, il dessine au pinceau fin les divers objets du motif. Le Bel Été (1940) en est un remarquable exemple. Cette technique demande une très grande assurance, acquise par l’incessante pratique du dessin.

il réalise en 1937La Fée Électricité  

« Mettre en valeur le rôle de l'électricité dans la vie nationale et dégager notamment le rôle social de premier plan joué par la lumière électrique », tel était l'objectif de la commande passée à Dufy par la Compagnie parisienne de distribution d'électricité pour être montrée au Pavillon de l'Électricité à l'Exposition Universelle de 1937.

Aidé de son frère et de deux autres assistants, Raoul Dufy réalise, dans un hangar mis à sa disposition de la Centrale électrique de Saint-Ouen, une peinture aux dimensions monumentales, commencée en avril 1936 et achevée un an plus tard. Elle a été commandée par la mairie de Paris (compagnie d'électricité) dans le cadre de l’exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne du 25 mai au 25 novembre 1937 se déroulant à Paris.

Le tableau est formé de 250 panneaux en contreplaqué indéformable parqueté sur bois et cintré (afin d'épouser la courbure de la charpente métallique du Pavillon de l'Électricité), mesurant chacun m de hauteur sur 1,20 m de largeur. Il utilise une peinture à l'huile très légère, conçue par le chimiste Jacques Maroger, donnant une illusion de gouache et séchant très rapidement2 Les personnages sont dessinés à l'encre de chine, puis les couleurs sont portées par-dessus. Ce tableau, avec ses 600 m2, a longtemps été considéré comme le plus grand tableau du monde, mais il a été détrôné largement par le Bauernkriegspanorama de Werner Tübke, tableau réalisé entre 1976 et 1987 et qui totalise 1 890 m2 sur une toile d'un seul tenant.

Les deux-tiers du temps prévu pour l'exécution de la Fée Électricité ont été consacrés à la documentation sur les hommes et les machines.

Dans la partie inférieure, 110 savants et penseurs, qui ont contribué à l'invention de l'électricité sont représentés.

Environ 3 000 toiles, 6 000 grandes aquarelles, 6 000 dessins, des bois gravés, des lithographies, des tapisseries, des tissus... Dufy n’avait pas tendance à tout conserver, comme Picasso. (SUITE SUR WIKIPEDIA)

                                    portrait_DUFY AUTO PORTRAIT 

 

 

 

 

Posté par LE BLOG DE FANFG à 09:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
12 juillet 2017

RAOUL DUFY - " LA FEE ELECTRICITE "

La légèreté Raoul Dufy
Du 7 avril au 27 août 2017       Musée Angladon - 5 rue Laboureur 84000 Avignon - accueil@angladon.com - +33 (0)4 90 82 29 03

Grâce au prêt exceptionnel consenti par un amateur d’art impatient de partager ses trésors, plus de 60 œuvres permettent au Musée Angladon-Collection Jacques Doucet de s’interroger sur la joie de vivre et la profonde légèreté de l’art de Raoul Dufy (1877-1953). La rétrospective prend place dans les salles d’exposition temporaire nouvellement aménagées au 2e étage du bâtiment.

                                   RAOUL_DUFY

Posté par LE BLOG DE FANFG à 10:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
10 juillet 2017

LE CHÂTEAU DE GUEDELON

CONSTRUIRE UN CHÂTEAU FORT DU 13èME SIECLE!!!  POUR LE VISITER : www.guedelon.fr

C'est en forêt de Guédelon, au cœur d'une ancienne carrière de grès, que les oeuvriers bâtissent chaque jour, sous vos yeux, un château fort du 13e siècle. Carriers, tailleurs de pierre, maçons, bûcherons, charpentiers, forgerons, tuiliers, charretiers, cordier… Tous transforment et valorisent la pierre, le bois, la terre présents sur le site pour vous livrer les secrets des bâtisseurs du Moyen Âge.

Guédelon ou le château de Guédelon est un chantier médiéval de construction historique d'un château fort, débuté en 1997, selon les techniques et les matériaux utilisés au Moyen Âge.

Ce projet architectural situé à Treigny dans l'Yonne, dans une ancienne carrière désaffectée au centre d'une forêt et proche d'un étang à une trentaine de kilomètres au sud-ouest d'Auxerre, vise à améliorer les connaissances en castellologie et en archéologie expérimentale. Tout en développant une réflexion du type « art et traditions populaires », il met en scène dans un déroulement réel, la construction d'un programme monumental, ce qui le différencie des parcs à thème.

OBJECTIF : La méthode de construction est celle des châteaux de l'époque médiévale construits au XIIIe siècle (plus exactement entre la fin du XIIe siècle jusqu'au début XIVe siècle, en cohérence avec le type d'architecture philippienne), en partant d'un site vierge et en utilisant uniquement des techniques de l'époque telles qu'elles étaient connues en Puisaye dans l'Yonne.

Le projet de Guédelon est notamment de permettre à l'archéologie expérimentale médiévale l'analyse complète d'un chantier de construction sur le long terme et ainsi d'aller au-delà d'une expérience ponctuelle sur des objets ou des opérations isolées. Dans ce souci du détail, l'utilisation de produits industrialisés est réduite au strict nécessaire, notamment pour des questions de sécurité. De même l'usage des radios, de canettes, des montres est prohibé sur le chantier, tandis que les fumeurs doivent faire preuve de discrétion.

Le chantier a pris pour parti de faire du château la propriété fictive d'un seigneur de bas rang dénommé Guilbert Courtenay, ou Guilbert de Guédelon, avec une date de démarrage fictive du chantier en 1229. Ce parti pris vise à rendre réaliste historiquement la taille du château en justifiant l'absence de pont-levis, de douves, de prison, d’oubliettes mais la présence d'un donjon, d'une chapelle, d'une chambre seigneuriale et d'un moulin hydraulique.

La définition d’une époque, le milieu du XIIIe siècle, et la mise en scène d’une stratégie de déroulement ont donné au chantier sa vraie dimension. Déjà en cela, parce que la part d’improvisation provoque d’inévitables « remords de constructeur », l’entreprise est représentative du cheminement médiéval. Le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre savent qu’à chaque étape vont surgir des problèmes inédits. Non seulement cela n’a rien d’étonnant, mais c’est l’intérêt d’un tel ouvrage. Et le mérite est d’être à l’affût, de guetter comme une promesse, chaque complication ou contrariété, parce qu’elle fait partie de la raison d’être du chantier de Guédelon!

Le chantier de Guédelon, réalisé sur une ancienne carrière boisée, présente plusieurs aspects. Tout d'abord le projet a un impact scientifique, le projet permet de mettre en pratique certaines connaissances historiques théoriques sur l'art de construire des châteaux forts.

Le projet a également des retombées touristiques importantes. Le chantier est passé d'une affluence de 80 000 personnes la première année, à environ 265 000 en 2013, malgré une baisse entre 2009 et 2013. Il reçoit plus de 300 000 visiteurs par an en 2015, ce qui assure le financement du projet et en fait le deuxième site touristique de Bourgogne, après les Hospices de Beaune.

Au total le château dégage un chiffre d'affaires qui va de 3 à 4,5 millions d'euros. Le chantier s'adresse en partie à un public scolaire, qui représente le tiers de ses visiteurs. Il accueille 71 % de visiteurs français et a une certaine attractivité internationale notamment au Royaume-Uni avec le tournage en novembre 2014 d'une série documentaire Secrets of the Castle diffusée sur BBC Two2.

Enfin, le chantier a créé plus de quarante emplois et deux cents personnes viennent bénévolement renforcer les équipes. L'emploi sur le chantier de jeunes en situation d'échec permet de leur offrir une formation. Les « œuvriers » sont recrutés dans le cadre de la convention collective 3246 animation ce qui montre leur double compétence en animation et en construction. En effet le site de Guédelon propose de nombreuses animations ou ateliers. Le chantier emploie du personnel permanent et également des stagiaires.

.Guédelon n’est pas au premier chef un lieu pour faire des démonstrations d’outils et d’habileté artisanale. Bien sûr, il est aussi cela, et bien plus encore puisqu’il se veut un instrument éducatif, un lieu pour faire réfléchir autant que d’intéresser à des professions. Mais en fin de compte, il ne s’agit pas tant de construire un château fort que d’expérimenter, de redécouvrir, de vérifier et de trouver des réponses au parcours d’obstacles d’une telle tentative.!! (SUITE SUR WIKIPEDIA)

En juillet et août : de 10h à 19h tous les jours 

Du 1er septembre au 5 novembre : de 10h à 17h30 (ou 18h les samedis et dimanches)
fermé tous les mercredis SAUF LE MERCREDI 25 OCTOBRE et LE MERCREDI 1er NOVEMBRE

                                                GUEDELON

 

 

Posté par LE BLOG DE FANFG à 08:45 - Commentaires [2] - Permalien [#]
08 juillet 2017

ERASME - "L'ELOGE DE LA FOLIE"

UN LIVRE DE CHEVET - Merci PAUL COSQUER

Éloge de la Folie ou L’Éloge de la Folie, ou également La Louange de la sottise, ou encore La Louange de la Folie dont le titre grec est Μωρίας ἐγκώμιον (Morías engkômion) et le titre latin, Stultitiæ laus, est une declamatio écrite en latin en 1509 par Érasme de Rotterdam et imprimée pour la première fois en 1511 à Paris chez Jehan Petit et Gilles de Gourmont et peu de temps après réimprimé ne varietur à Strasbourg daté d'août 1511 chez Mathias Schurer.

Après en avoir conçu les grandes lignes au cours de ses voyages sur les routes d'Italie et d'Allemagne, Érasme révisa et développa son travail, à l'origine écrit en une semaine, pendant son séjour chez Thomas More (l’auteur d’Utopie) dans la propriété que ce dernier avait à Bucklersbury. On considère que c'est l'une des œuvres qui ont eu le plus d'influence sur la littérature du monde occidental et qu'elle a été un des catalyseurs de la Réforme. L'ouvrage sera mis à l'Index en 1557 lors de la Contre-Réforme.

Il s’agit d’une thèse humoristique, rédigée en latin de manière volontairement savante, truffée à dessein de locutions grecques, découpée en 68 articles. Érasme y fait parler la déesse de la Folie et lui prête une critique acerbe des diverses professions et catégories sociales, notamment les théologiens, les maîtres, les moines et le haut clergé mais aussi les courtisans dont nous avons une satire mordante. Il existe une référence directe au genre au chapitre LX.

« Mais il n’est pas dans mon sujet d’examiner la vie des papes et des prêtres, j’aurais l’air de composer une satire au lieu de mon propre éloge, et l’on pourrait croire qu’en louant les mauvais princes j’ai l’intention de censurer les bons »

Cette citation illustre bien le ton de l'œuvre, où la Folie fait son propre éloge, mais un éloge transformé par Érasme en une véritable satire. Cette technique permet de surprendre le lecteur, d'affiner la dénonciation des travers de ses contemporains, et de rendre son propos plus efficace. Cet auteur a excellé dans le genre satirique. Ainsi, il est l’auteur des Colloques : une satire piquante des mœurs de son époque qui souligne son esprit indépendant. Mais dans L’Éloge de la Folie, la satire s’élargit et dépasse l’époque de son auteur pour atteindre la société humaine en général.

                                                 rien_n_est_plus_sot_que_de_traiter_avec_serieux

 

Érasme, également appelé Érasme de Rotterdam (Desiderius Erasmus Roterodamus), né dans la nuit du 27 au 28 octobre en 1467 (ou en 1466, ou en 1469) à Rotterdam, comté de Hollande, et mort le 12 juillet 1536 à Bâle, fut un chanoine régulier de saint Augustinphilosophe, écrivain latin, humaniste et théologien des Pays-Bas bourguignons, considéré comme l’une des figures majeures de la culture européenne.

Il reste essentiellement connu aujourd'hui pour sa declamatio satirique Éloge de la folie (1511), et dans une moindre mesure pour Adages (1500), anthologie de plus de quatre mille citations grecques et latines, et pour Colloques (1522), recueil d'essais didactiques aux thèmes variés, bien que son œuvre, bien plus vaste et complexe, comprenne des essais et des traités sur un très grand nombre de sujets, sur les problèmes de son temps comme sur l'Art, l'éducation, la religion, la guerre, ou la philosophie, éclectisme propre aux préoccupations d'un auteur humaniste.

                                          erasme_3

Posté par LE BLOG DE FANFG à 09:22 - Commentaires [4] - Permalien [#]