17 mai 2008
LUCIEN PELLERIN
UN ARTISTE DE TALENT A VISITER SUR LE SITE "ART MAJEUR"!!!
16 mai 2008
LA SCULPTURE AU XIXe SIECLE EN FRANCE
La sculpture dans la ville au XIXe siècle
En France
Le XIXe siècle est le siècle de l'histoire, la « France » est divisée par des luttes politiques, le pays traverse trois révolutions, trois républiques, deux monarchies et deux empires! Or, pour réunir les Français autour d'une histoire commune, on remet à l'honneur les grandes figures qui ont participé à la sauvegarde du pays, telles Vercingétorix, Bayard, Jeanne d'Arc ou des héros militaires et des personnages légendaires ! Les villes se modifient, s'élargissent et s'ornent de grandes sculptures ou chacun peut s'éduquer par ces représentations à l'histoire de nos ancêtres, et pour chaque inauguration d'un nouveau monument ou statue, seront organisés cortèges et discours. Les sculptures publiques représentent le symbole des idées républicaines mais dans les jardins ou parcs, on y installe plutôt des figures mythologiques ou allégoriques !
FRANCOIS RUDE (1784/1855) né et mort à Dijon ; Il fut un des maîtres de « l'école Romantique » mais nourri de tradition classique, il sera l'auteur de « la marseillaise », d'une statue du maréchal Ney, d'un Napoléon s'éveillant à l'immortalité.
« La marseillaise » bronze Arc de Triomphe, Paris
JEAN DAVID D'ANGERS (1788/1856) né à Angers, mort à Paris, il sera l'auteur du « fronton du Panthéon » à Paris de statues, de nombreux bustes et quelques 500 portraits en médaillon (Musée d'Angers)
« Le grand Condé » 1817 (modèle en plâtre) H 211cm Musée des Beaux-Arts, Angers
J.BAPTISTE CARPEAUX (1827/1875) né à Valenciennes, mort à Courbevoie. Il sera l'interprète du mouvement et de la grâce dans la réalisation de ses groupes sculptés et sera l'auteur de nombreux bustes!
« La danse » 1869 (plâtre original) 232 x 148 x 115cm (groupe destiné à l'Opéra de Paris) Musée d'Orsay, Paris
JULES DALOU (1838/1902) né et mort à Paris, il sera l'auteur du « Triomphe de la république » place de la « Nation » à Paris
1879/1899 bronze 12x65x12m
15 mai 2008
L'ART OFFICIEL
L'art Officiel
En Europe, entre 1830 et la fin du siècle, la politique de patronage exercée par l'état, la hiérarchie ecclésiastique et la bourgeoisie, portent à l'apogée, la fresque murale décorative, l'institution de l'académie soutient la peinture d'histoire, allégorique, mythologique et les genres picturaux. Les lieux voués au « grand art » vont du palais public aux musées, de l'église au théâtre, des mairies aux intérieurs bourgeois et présentés comme symbole du pouvoir, attestant le statut social de la famille. A Paris, les tableaux présentés aux « salons » annuels étaient soumis à l'examen sévère d'un jury dont les propos étaient de maintenir la suprématie des règles académiques, c'est pourquoi, Napoléon III créa en 1863, le « salon des refusés » et, de ce fait, se divertir aux dépens des oeuvres représentées. Dans la seconde moitié du XlXe siècle, les artistes académiques (peintres, sculpteurs ou décorateurs étaient appelés péjorativement « Pompiers » à cause justement de leur facture académique. La définition ambiguë, renvoie, soit à des idées pompeuses et ampoulées, soit par exemple, en peinture, aux héros de Jacques Louis David souvent représentés nus avec un casque à cimier (genre casque des soldats du feu). Leur peinture célébrait, avec l'état d'esprit du « trompe-l'œil », la perfection du trait, le souci du détail, la représentation idéale de l'anatomie sans caractère individuel. L'art pompier dénigré pendant longtemps eut un retour en vogue dans les années 1920 par le biais du « mouvement surréaliste » Salvador Dali exprimera son admiration pour J. L. Ernest Meissonier, le considérant comme un surréaliste de par son écriture picturale fantasmagorique. A notre époque, l'art pompier survit dans la bande dessinée qui a récupéré toutes ses caractéristiques, tant sur le plan des recherches historiques, tant sur le plan de la mise en place des décors et le soin apporté au dessin, aux couleurs, avec souvent un pathétisme théâtral.
J.L.ERNEST MEISSONIER (1815/1891) né à Lyon mort à Paris, fut l'élève de Léon Cogniet et eut pour maître Edouard Detaille. Il débute sa carrière en se consacrant à l'illustration de livres pour l'éditeur Curmer, où il découvre son aisance et son goût à camper les petites scènes de genre romancées, qui plus tard, allaient faire son succès de peintre. Il n'aimait guère les grands formats et contrairement à certains peintres du style « pompier », les personnages de ses tableaux sont naturels de vérité, ils vivent !! Il sera un peintre de passion pour le cheval et les personnages en costume militaire. Très célèbre, il avait une cote très élevée et se fit alors, construire boulevard Malesherbes, un hôtel particulier somptueux de style « Renaissance », mais celui-ci sera détruit peu de temps après sa mort. A sa mort, l'événement prit une dimension internationale, car il était de « l'Institut » (1861) et « grande croix » de la « légion d'honneur » depuis 1889.
« Campagne de France » 1814 huile/bois 51 x 76cm Musée d'Orsay, Paris
ALEXANDRE CABANEL (1823/1889) né à Montpellier, mort à Paris. Il monte à Paris pour s'inscrire aux beaux-arts, à l'atelier Picot, grâce à l'obtention d'une bourse de sa ville natale. A 21ans, six ans plus tard, il obtient le prix de Rome avec « Jésus au prétoire ». Après cinq années passées en Italie, il est obligé de rentrer en France pour raison familiale et, sans le sou, il remonte à Paris, exécutant des portraits pour arriver à vivre. Il retourne à l'école des beaux-arts, et, en 1858, il décore l'Hôtel Pereire avec « les cinq sens » et les « les heures » qui enchanteront l'écrivain Théophile Gauthier. En 1863, la « naissance de vénus » est achetée quarante mille francs par l'Empereur Napoléon III, et la même année, il sera fait chevalier de la « légion d'honneur » et rentre à « l'Institut » à 40ans. Professeur de l'école des«beaux-arts, il est adoré de ses élèves dont il suit et protège les carrières. Sa notoriété en fait rêver plus d'un, dessinateur raffiné, d'une sensibilité savoureuse dans les couleurs, sa mort, prend une importance nationale et son corps embaumé sera enterré à Montmartre.
« La naissance de vénus » 1863 huile/toile 130 x 225cm Musée d'Orsay, Paris.
JEAN-LEON GEROME (1824/1904) né à Vesoul mort à Paris, doué pour le dessin dès son plus jeune âge, il reçoit les conseils de Claude Basile Cariage, et, grâce à lui, il commence à peindre avec sa 1ère boite de couleurs ramenée par son père, en copiant un tableau animalier de Décamps. Il monte à Paris, étudie chez Delaroche où il rencontre Hamonet Picou et formeront le groupe des « néo grecs ». Il travaille au « Louvre », mais le décès accidentel d'un étudiant, oblige Delaroche à fermer son atelier. De ce fait, Gérôme partira en Italie durant un an, avec Delaroche et Damery, où il y puisera une documentation dessinée de personnages typés pour ses futurs tableaux. Après son échec au prix de Rome, en 1846, il exposera avec réticence « Jeunes grecs faisant battre des coqs » (tableau dans lequel on retrouve l'influence de son professeur académique Charles Gleyre). Il aura finalement un énorme succès au « Salon» de 1847 avec l'obtention d'une médaille de 3ème classe. En 1856, il commence à voyager en Orient et séjournera plusieurs mois en Egypte dont il rapportera des sujets orientalistes qui seront exposés au « Salon » de 1857. En 1861, il achète sa maison de Coulevon près de Vesoul qui existe toujours avec l'atelier de l'artiste. En 1863, il épouse Marie Goupil, fille du marchand de tableaux et sera désormais en contact avec la clientèle américaine, qui fera avancer sa carrière considérablement. En1864, il est nommé professeur à l’école des beaux arts et aura, en 40ans d'enseignement quelques 2000 élèves!!! Elu à « l'Institut » en 1865, il sera nommé commandeur de la légion d'honneur en 1898. Infatigable voyageur, il repartira en 1868 en Egypte, Palestine, Syrie, puis en 1874 en Algérie, Turquie. En 1873, il commence la sculpture qui allait le passionner jusqu'à sa mort telle « Les gladiateurs combattants » et « Tanagra » 1890. Il peindra jusqu'à la fin de sa vie en 1904 et sera enterré au cimetière de Montmartre. Réactionnaire (il s'opposa à Manet et Caillebotte) il deviendra, de par son style, le symbole type de l'esprit « pompier » dans le sens même péjoratif, c'est à dire un conventionnel éteint !
« Jeunes grecs faisant battre des coqs » 1846 huile/toile 143x 204cm Musée d'Orsay, Paris
14 mai 2008
SOUVENIR REVOLUTION CULTURELLE
MAI 1968 ETAIT CHAUD, JE N'AI RIEN PEINT NI SCULPTE MAIS J'AI CREE LA PLUS BELLE CHOSE AU MONDE : UN ETRE VIVANT!!! MON FILS EST NE LE 26 MAI 1968, LE JOUR DE LA FÊTE DES MERES, ALORS, LES BARRICADES???????? SANS MOI!!
QUELQUES OEUVRES DE CETTE PERIODE HISTORIQUE : "Il est interdit d'interdire"!!!
13 mai 2008
PEINTURE ET POESIE
Étreintes
se font comme on fait l’amour;
un échange de sang,
une étreinte totale,
sans aucune prudence,
sans nulle protection.
(Juan Mirό 1893-1983)
Si tu aimes, continuons ce rêve
Regarde ce papillon, au dessus de ta tête
il semble chercher une épaule pour s’y poser
l’instant est émouvant, comme une fête
dénude-toi pour lui, maintenant il faut oser
ta peau chaude comme le sable du désert
mes mains douces apaisent ton tourment
le papillon fougueux, frôle de ses ailes la terre
et termine sa course folle comme un dément
ton regard sur lui est comme un baiser
tes lèvres mouillées, comme pour le rassurer
tu murmures des mots d’amour et d’éternité
je me laisse aller à ta passion innée
je frissonne devant cette scène troublante
tu es figée comme une statue de marbre
le papillon sur ton sein, tu parais insolente
tu es tourmentée comme l’écorce d’un arbre
gravé a tout jamais, j’embrasse ton sein
tu souffres de ce dessin, ta peau te brûle
les couleurs sont belles, tu me prends la main
et je me surprends à rêver, de libellules...
PRINCE JASMIN
12 mai 2008
L'ECOLE DE BARBIZON
L’ECOLE DE BARBIZON
Entre 1830 et 1850, le village de Barbizon est situé à l'orée de la forêt de Fontainebleau, et l'auberge de Madame Ganne devient un point de rencontre pour de nombreux artistes paysagistes où le « Romantisme » se fond au « Réalisme » créant par là, les prémisses de « l'Impressionnisme ». Ces peintres, tels Narcisse Diaz de la pena, constant Troyon, jules Dupré, théodore Rousseau, charles françois Daubigny, seront les représentants majeurs de l'école de Barbizon ! Ils s'intéresseront aux effets naturels fugitifs, (variations du jour, des saisons) en réduisant l'écart entre les études sur le motif et le tableau réalisé en atelier !
THEODORE ROUSSEAU (1812/1867) né à Paris, mort à Barbizon, interprète des beautés de la forêt de Fontainebleau, mais aussi des provinces françaises. A la fois « Réaliste » et « Romantique » il fut une personnalité dominante du groupe d'artistes de Barbizon ! « La forêt de Fontainebleau, le matin » 1850 huile/toile 98 x 134cm Wallace Collection, Londres CAMILLE COROT (1796/1875) né et mort à Paris, il préfère la peinture à la boutique familiale et va apprendre les rudiments de celle-ci auprès du paysagiste académique Michallon qui travaille d'après nature dans la forêt de Fontainebleau où se retrouvent déjà Millet et théodore Rousseau. De 1825 à 1843, Il se rend souvent en Italie et fréquente d'autres peintres paysagistes européens présents à Rome. Il peint plusieurs paysages de Rome et ses environs, à différentes parties de la journée pour étudier les variations de lumière, et lorsqu'il peint sur le motif, il donne libre cours à son émotion et sa spontanéité originale. Il voyage en France, en Angleterre, aux Pays-Bas,à la recherche des paysages les plus variés, à la ville comme à la campagne, et pendant une trentaine d'années, il mène une vie solitaire, méconnu et incompris. Outre les paysages, il aborde tout les thèmes (portrait, nu, mythologie) et, malgré sa tradition classique, il prépare « l'Impressionnisme » par ses valeurs subtiles de la lumière en travaillant d'après nature. A partir de 1835, il connaît le succès avec ses paysages qu'il envoie au « Salon ». Vers 1850, il est de plus en plus séduit par la lumière du Nord et le public se passionne pour ces paysages mélancoliques. Il deviendra un maître de l'estampe, il réalisera, une quinzaine d'eaux-fortes et autant de lithographies, surtout des paysages. Héritier du XVIIIe siècle, Corot n'appartient pas à « l'école de Barbizon » mais il sera le père du paysage moderne ! Regretté et admiré par ses anciens élèves, camille Pissarro, berthe Morisot et Ingres qui admiraient ses ta1ents de portraitiste. Son oeuvre connaîtra un grand rayonnement dans le monde entier ! « Souvenir de Morte Fontaine » 1864 Huile/toile 65 x 89cm Musée du Louvre, Paris FRANCOIS MILLET (1814/1873) né à Gréville, près de Cherbourg, dans une famille de paysans aisés. Il étudie la peinture selon les principes néo-classiques de David, puis, ayant obtenu une bourse en 1838, il s'installe à Paris et rentre à l'atelier de paul Delaroche, peintre d'histoire où il étudie les maîtres, dont Poussin, qui sera son préféré. Il débute sa carrière comme portraitiste, puis, les commandes de portraits diminuant, il se dirige vers les nus et scènes de genre. En 1845, il s'installe à Paris et très ébranlé par la révolution de 1848, il peint les hommes du peuple. La même année, il présente au « Salon » : « Le Vanneur » qui horripile tant soit peu, la bourgeoisie. A partir de 1849, il s'installe à Barbizon définitivement et se consacre à représenter la vie quotidienne de la population rurale. Après 1860, il abandonne peu à peu la figure paysanne pour le paysage, et cherchera son inspiration principalement dans les environs de Barbizon sans faire parti de l'école de Barbizon. Réputé socialiste, son oeuvre ne sera reconnue qu'après 1865, les thèmes ruraux étant à la mode, donnant à Millet une notoriété jamais démentie depuis. Il reçoit la légion d'honneur en 1868 et meurt en pleine gloire en 1875 à Barbizon, un mois après son ami Corot. Il influencera de nombreux artistes et sera le guide spirituel de Van Gogh ! « Les Glaneuses « 1857 huile/toile 83x110cm Musée d'Orsay, Paris
10 mai 2008
JEAN-CLAUDE CHAILLOU AQUARELLISTE
UN AQUARELLISTE DE TALENT A VISITER DANS MES LIENS
09 mai 2008
THIERRY VAUBOURGOIN
QUELQUES OEUVRES D'UN ARTISTE DE TALENT A VISITER DANS MES LIENS!!
08 mai 2008
LE REALISME
Le Réalisme
En 1863, fut organisé le 1er Salon des refusés par Napoléon III, pour tenir compte des protestations des artistes devant le nombre important d'oeuvres refusées par le jury du « Salon officiel ». C'est avec cette manifestation que l'on a fait débuter l'histoire de l'art moderne ! Le. « Réalisme. » a investi la seconde moitié du XIXe siècle et au-delà. L'imagination fut condamnée. La réalité, la nature, le monde extérieur tels qu'ils sont, devaient être la seule source d'inspiration. Le but de l'art était le portrait fidèle au réel. Les découvertes scientifiques et les changements techniques amenaient à tenir compte des faits et des expériences concrètes. L'histoire de la science, de la photographie se concrétisa avec l'équipe de William Henry Fox Talbot à Reading en 1845 et Daguerre qui travailla à partir de 1829 avec Nicéphore Niepce (1765/1833) ! La paternité en reviendra après maintes polémiques, à Daguerre, en 1839 lors de la présentation officielle à l'académie des sciences de Paris. En 1859, Baudelaire présenta la photographie comme le refuge de tous les peintres manqués, pourtant, Corot, Delacroix, Courbet en feront usage ainsi que Degas, Renoir, ou Cézanne. Félix Nadar (1820/1910) qui abrita la 1ère exposition des « Impressionnistes » en 1874, voulut élever « la photographie» à la hauteur de l'art !
En France
GUSTAVE COURBET (1819/1877) né à Ornans dans le Jura, à 20ans, il part pour Paris faire son droit, rencontre Charles Baudelaire, et, très vite, il décide de peindre, mais refusant l'enseignement officiel, il se rend au Louvre pour copier les peintres qu'il aime, et, conscient de sa valeur et sa volonté de réussir, il se donne cinq ans pour être connu. Il commence avec des portraits de famille, des autoportraits dans un style poétique qui le suivra durant toutes les étapes de sa vie ; En 1847, il voyage en Hollande et sa rencontre avec la peinture de Rembrandt sera pour lui déterminante, il veut peindre la réalité telle qu'il la voit et la ressent. En 1850, il présente « Un enterrement à Ornans » et provoque un énorme scandale, par le trop plein de réalisme des personnages, et qui fera de lui, le chef du mouvement « Réaliste ». En 1855, le jury de l'exposition universelle refusant ses grands tableaux, il construit un pavillon et organise une exposition personnelle composée d'une quarantaine d'oeuvres dont « L’atelier » où l'on voit tous ses amis. Il est un peintre de sujets à idées socialisantes, et proclamait que l'on doit donner à l'art un contenu populaire. Il voyagera à l'étranger et en province où les expositions qui lui sont consacrées se multiplient mais c'est à Ornans qu'il reviendra souvent, inspiré par la couleur des paysages. Socialiste, il adhère à la commune en 1871, il devient responsable des Beaux-Arts et de la protection du patrimoine, mais à l'effondrement de ce mouvement révolutionnaire, il sera accusé d'avoir participer à la destruction de la colonne Vendôme. Incarcéré durant 6mois, tous ses biens seront confisqués et il devra régler une somme énorme à l'état pour la restauration de la colonne. En 1873, en exil, en suisse, il réalisera de nombreuses commandes uniquement pour régler sa dette et mourra solitaire à l'âge de 58ans.
« Portrait de l’artiste » (l’homme blessé) 1844/54 huile/toile 81 x 97cm
« L’enterrement à Ornans » 1850 huile/toile 300 x 700cm Musée d'Orsay, Paris
HONORE DAUMIER (1808/1879) né à Marseille, très doué pour le dessin, il exerce différents métiers avant de devenir l'élève d'Alexandre Lenoir (fondateur des Monuments français), fréquente l'académie suisse et le « Musée du Louvre » où il copie des sculptures antiques. A partir de 1825, il découvre la lithographie comme apprenti chez l'imprimeur Béliard et la pratiquera toute sa vie comme gagne-pain. A 20ans, il collabore à l'hebdomadaire humoristique « La silhouette » et commence sa carrière de caricaturiste en critiquant sans relâche par le dessin, les défauts des puissants, les égoïsmes et les lâchetés de la bourgeoisie, l'ignorance des médecins ou la rapacité des avocats. A la fin de sa vie, il aura réalisé près de 4000 planches de gravures, c'est grâce à ce talent de caricaturiste qu'il doit sa célébrité. En 1830, il participe à la révolution de Juillet et travaille comme dessinateur à la revue « La caricature» et le « Charivari » !! Il sculpte les 36 « bustes chargés » (petites sculptures en terre cuites qui parodient des personnalités politiques) mais en 1835, de nouvelles lois limitant la liberté de la presse l'obligent à renoncer à la caricature politique, aussi, la justice et les scènes de vie quotidiennes deviennent ses nouvelles cibles. Il sera également l'auteur de peintures Malgré l'admiration de peintres comme Delacroix ou Millet et les éloges de poètes, comme Baudelaire, il demeure mal compris du public et meurt dans la misère à Valmondois. « Gargantua » 1831 lithographie (21,4 x 30cm) Bibliothèque nationale de France, Paris
07 mai 2008
LE ROMANTISME
Le Romantisme
Au début du XIXe siècle, la réaction contre le Néoclassicisme donna naissance au « Romantisme». Il affirmait la prééminence de l'individu et sa personnalité changeante (sensibilité, émotions, vie antérieure devenaient des valeurs essentielles). Perpétuel appel du « moi » référence authentique et suprême, qui se dressait face au monde. L'idée de création libre, fondée sur les valeurs subjectives s'imposait de plus en plus. La progression ne fut pas simple, elle se heurta à l'apathie d'une bourgeoisie toujours montante, cupide, égoïste, prétentieuse, veillant avant tout à ses intérêts matériels! La tension émotionnelle s'élevait à l'extrême, l'exaspération de la passion incitait à l'aventure, au vagabondage incohérent, à une vie de bohême, la « vie d'artiste» signifiant (victime, exilé, rebelle). On se réfugie dans le rêve, l'imagination ou la nostalgie d'un passé mystique, irréel ou idéalisé. En revanche, les progrès techniques d'impression comme (la gravure, l'eau-forte, la lithographie, la chromolithographie) favorisèrent le développement des productions liées au monde de l'art par la diffusion massive des produits éditoriaux comme les livres, journaux, revues, catalogues et affiches publicitaires !
En Espagne
FRANCISCO GOYA (1746/1828) né à Saragosse en Espagne, fils d'un maître doreur, poussé par la passion du dessin, il vient travailler en 1760, dans l'atelier d'un peintre local José Luzan où il copie les estampes de son maître. En 1763, il se présente au concours de l'Académie royale à Madrid, où il est refusé, de ce fait, découragé, il part en Italie de 1766 à 1771. A
« El tres de mayo » (les fusillades du 3 mai 1808, à Madrid) 1814 huile/toile 210 x 148cm Museo del Prado, Madrid
En Allemagne CASPARD DAVID FRIEDRICH (1774/1840) né dans une famille allemande protestante, reçoit une éducation très strict. Son enfance sera marquée par une longue série de drames (mort de sa mère, ses soeurs, son frère), ce qui en fera un jeune homme solitaire qui passera des heures à se promener dans la campagne et qui sera pour lui une éternelle source d'inspiration ainsi que le moyen d'exprimer son sentiment religieux. A 20ans, il part à Copenhague et rentre à l'Académie des Beaux-Arts. Insatisfait de l'enseignement de cette école, il retourne s'installer en 1798 à Dresde, importante ville artistique allemande où il rencontre peintres, écrivains du groupe des « Romantiques ». En 1805, lors de l'exposition Weimar, le poète Goethe lui remet le 1er prix pour ses sépias (lavis monochromes en brun foncé). Puis, il s'oriente vers la peinture à l'huile et conçoit ses paysages en observant la nature tout en les chargeant d'une atmosphère religieuse. Son oeuvre « La croix et la cathédrale dans les montagnes » sera mal accueillie, l'emploi d'un paysage naturel pour un retable d'autel, scandalisera le public, mais, paradoxalement, cette oeuvre lui apporte célébrité et commandes, il est nommé à l'Académie de Berlin puis élu membre de l'Académie de Dresde, preuve de sa renommée. A 44ans, il se marie, trouve enfin le bonheur, mais quelques années plus tard, il deviendra invalide et ses oeuvres témoigneront d'une grande sensibilité à la couleur. A sa mort, il est presque oublié et c'est à la fin du XIXe siècle, avec les peintres « symbolistes » que son oeuvre connaîtra un réel succès et sera reconnu comme le plus grand paysagiste romantique allemand ! « Le voyageur au dessus de la mer de nuages » 1818 huile/toile 98 x 75cm Kunsthalle, Hambourg
En Angleterre
JOHANN HEINRICH FÜSSLI (Henri Fuseli) 1741/1825, né à Zurich, son père, peintre et écrivain suisse, le destinera à la peinture, il fréquente très jeune, le milieu littéraire et artistique de Zurich et débute sa formation en copiant les oeuvres que son père collectionne. Ses amis lui font découvrir les poètes Shakespeare et Milton qui deviendront ses principales sources d'inspiration. En 1764, il voyage à Rome, puis Londres où il rencontre le portraitiste Reynolds et sera influencé par les théories de l'art classique de l'archéologue Winckelmann et par les oeuvres poétiques de Milton. En 1779, il s'installe définitivement à Londres et adopte le genre novateur de la peinture fantastique, aux atmosphères étranges comme « Le cauchemar ». A partir de 1786, il réalise des œuvres inspirées des poètes Shakespeare et Milton où le fantastique perce à tous moments selon ce que les poètes veulent exprimer. En 1800, il est nommé professeur de peinture à l'Académie royale où il enseignera sa vie durant. Son influence sur William Blake est déterminante et ils seront amis dès 1787. Sa peinture annonce les romantiques et ses rêves étranges ont influencé les « Surréalistes ».
« Le cauchemar » 1781 huile/toile 102 x 127cm institute of Arts, Detroit
WILLIAM BLAKE (1757/1827) né à Londres, peintre, poète, illustrateur, presque inconnu de son vivant, fut apprécié par les générations ultérieures.
Auteur de poèmes lyriques et épiques tels « Chants d’innocence » 1789, « Chants d’expériences » 1794. Admirateur de Michel-Ange, obsédé par la bible, il utilisa le procédé de la détrempe et créa des peintures mystiques à la fois visionnaires et symboliques dépassant les bornes du réel. Il fut l'un des meilleurs représentants de la 1ère génération romantique.
« Compassion » 1795 aquarelle à base d'encre à papier 42 x 54cm Tate Gallery, Londres
JOHN CONSTABLE (1776/1837) né à East Bergholt, destiné par son père à la carrière ecclésiastique, mais, Sir George Beaumont (fondateur de la national Gallery) remarque les dons du jeune homme et persuade son père de l'inscrire à l'Académie royale de Londres. Après quelques années, il quitte l'école et se consacre à son activité préférée, la peinture de paysage. Si à la fin du XVIIIe siècle, les peintres anglais utilisent le paysage comme décor, Constable aime peindre la nature pour elle seule. En1824, à presque 50ans, il a enfin une commande importante « Vue de la cathédrale de Salisburg » et cinq ans plus tard, il est nommé membre de l’académie royale et devient un peintre paysagiste officiellement reconnu ! Son œuvre n’aura pas grand impact en Angleterre, mais il fut pour les peintres romantiques français, la grande révélation du salon de1824 à Paris. Il fut un des grands initiateurs du paysage moderne et aura une influence sur Boudin et Monet !
JOSEPH MALLORD TURNER (1775/1851) né à Londres, fils de barbier, il sera admis dès l'âge de 14ans grâce à son talent précoce, à suivre gratuitement les cours de l'Académie royale jusqu'en 1793. Elève très travailleur, il se consacre au paysage, et, le soir, pour vivre, il peint des aquarelles, qui sont des copies d'autres artistes. En 1796, il expose sa 1ère peinture à l'huile « Pêcheurs en mer » à l'académie royale et trouve dans
cette technique son meilleur moyen d’expression. En 1799, Tuner est élu membre associé de l'académie royale, puis membre titulaire et s'installera dans la maison de Harley Street pour y faire bâtir une galerie destinée à exposer ses tableaux. A l'âge de 44ans, à l'apogée de son talent, il voyagera dans toute l'Europe et enfin en Italie, où il réalisera en deux mois près de 1500 dessins au crayon, sur Rome et ses environs. Dès lors, il s'exprime en toute liberté, utilisant la couleur pure et où le motif disparaît pour ne laisser place qu'à la lumière qui traverse nuages, pluie ou brouillard, souvent étalée au couteau, la couleur reste transparente, cherchant à traduire les effets de l'atmosphère. Il meurt dans sa maison à Chelsea en 1851 et laisse à la nation, 300 huiles et plus de 19000 aquarelles et dessins en demandant qu'elles soient conservées dans une galerie spéciale. Il désirera aussi que sa fortune serve à fonder une institution pour les artistes anglais dans le besoin mais si le legs sera accepté, l'institution ne sera jamais créée ! Ses oeuvres sont désormais partagées entre la « Tate Gallery » et le « British Museum ».
En France
THEODORE GERICAULT (1791/1824) né à Rouen, fils unique d'une riche famille normande. En 1796, sa famille s'installe à Paris, et, en 1808, sa mère décède en lui laissant une grande fortune. Très doué pour le dessin, il entre à l'âge de 17ans, à l'école de Carle Venet et deux ans plus tard, il
travaille à l'atelier de Pierre Narcisse Guérin, disciple de David. A 20ans, il est déjà célèbre pour ses peintures de chevaux dont il a la passion et en 1812, il présente au Salon sa 1èreoeuvre importante « Officier de chasseurs à cheval chargeant » qui aura un grand succès. Toujours à la recherche de sujets pour de grande composition, il part pour Rome de 1816 à 1817 où son imagination sera stimulée par l'étude de Léonard de Vinci, Raphaël et Michel-Ange. A son retour, il ouvre un atelier et commence à s'intéresser aux sujets de la vie contemporaine et aux faits d'actualités qui lui fait trouver enfin un grand sujet « Le radeau de la méduse » qu'il exposera à Londres, d'autres grandes villes, puisqu'au Salon à Paris en 1819, l'accueil n'y sera pas excellent, et, de ce fait, il atteindra le succès en Angleterre ! De retour à Paris en 1821, il dilapide sa fortune, ne termine pas ses peintures et de caractère dépressif, il tente de se suicider, et, à l'hôpital de la salpêtrière, il s'intéressera à la folie et réalisera une galerie de portraits de différents malades qu'il côtoie, avec un étonnant réalisme qui reflète avec justesse le désarroi des aliénés. Son dernier tableau « Le four à plâtre » annonce les peintres de « l'école de Barbizon ». Il mourra à l'âge de 33ans, suite d'une longue agonie de 11mois due à une chute de cheval mal soignée et Le « Salon » lui rendra cependant hommage en 1824, l'année de sa mort, en présentant quelques unes de ses dernières toiles !
« Le radeau de la méduse » 1815 huile/toile 491 x 716cm Musée du Louvre Paris
« Portrait d’aliénée » 1821 huile/toile au Musée de Lyon
Le lancement complet du « Romantisme » en France advint au Salon de 1824, à Paris, avec le tableau du peintre Eugène Delacroix « Les massacres de Scio » Musée du Louvre, Paris. Une œuvre révolutionnaire, aussi politiquement engagée que le « Guernica » de Picasso, des années plus tard !
EUGENE DELACROIX (1798/1863) né à Charenton-Saint-Maurice mort à Paris, il est peut-être le fils naturel de Tallerand. Orphelin à 16ans, il suivra en 1817, une formation classique à l'école des « Beaux-Arts » et se lie d'amitié avec Géricault dans l'atelier de Pierre Narcisse Guérin, qui lui fait partager sa passion pour les chevaux. Mondain, il fréquente les célébrités de l'époque comme Victor Hugo, Honoré de Balzac, Stendhal. Un atelier est mis à sa disposition à Nohan (Indre) chez George Sand et Frédéric Chopin, ses amis préférés. En1824, il expose au « Salon » « Les massacres de Scio » qui rappelle un épisode de la guerre récente entre les Grecs et les Turcs, puis, en 1827, « La mort de Sardanapale » inspirée du drame écrit par le poète anglais Lord Byron, mais il sera critiqué et il ne vendra aucune toile durant quelques années. En traduisant la violence des passions, l'intensité des émotions, le goût de l'Orient, il rompt avec le passé et devient le chef du « mouvement Romantique » ! En 1832, il voyage à travers l'Algérie, le Maroc, la Grèce
Fauves. De ses voyages il réalisera des oeuvres aux thèmes orientalistes avec une palette plus claire et lumineuse. En 1833, il reçoit sa 1ère commande officielle de l’Etat « La décoration du Palais Bourbon », « La décoration du plafond central de la galerie au Louvre » « Des fresques à l'église Saint-Sulpice de Paris ». Il fut le plus grand peintre romantique français mais aussi un écrivain remarquable. Son « Journal » est un témoignage passionnant de son époque. A ses élèves, il écrit « tous les sujets deviennent bons par le mérite de l'auteur. Oh, jeune artiste, tu attends un sujet ? Tout est sujet, le sujet, c'est toi-même, ce sont tes impressions, tes émotions devant la nature, c'est en toi qu'il faut regarder et non autour de toi » !!!
Son atelier place Fürtenberg à Paris, à été transformé en « Musée Delacroix ».
« La liberté guidant le peuple » 1830 huile/toile 260 x325cm Musée du Louvre, Paris
« Grecque dans les ruines de Missolonghi » 1826 Huile/toile Musée des Beaux-Arts, Bordeaux
























































