LE BLOG DE FANFG

27 février 2020

JUDY - FILM (2020) - JUDY GARLAND ' LE MAGICIEN D'OZ (1939)

MERCI A Pathe - Un film de Rupert Goold, Avec Renée Zellweger, Finn Wittrock, Jessie Buckley et Michael Gambon.

SYNOPSIS : À la fin des années 1960, la star du Magicien d’Oz Judy Garland s’apprête à donner une série de concerts à Londres. Mais sa voix s’est fragilisée au fil du temps et Judy souffre, fragilisée par une vie entièrement consacrée à Hollywood et à sa carrière!

 

Renée Zellweger est une actrice et productrice américaine née le 25 avril 1969 à Katy au Texas.

Après plusieurs seconds rôles au cinéma au début des années 1990, elle se fait connaître du grand public en incarnant la partenaire de Tom Cruise dans le film Jerry Maguire de Cameron Crowe, son premier succès au box-office.

Les années 2000 la confirment comme une actrice reconnue. Elle interprète à trois reprises le personnage de Bridget Jones dans la trilogie (2001-2016) du même nom adaptée des romans de Helen Fielding.

L'actrice reçoit en outre trois nominations aux Oscars avant d'en remporter un en 2004 pour son rôle de Ruby dans le mélodrame Retour à Cold Mountain d'Anthony Minghella, dans la catégorie de la meilleure actrice dans un second rôle.

Elle est également la récipiendaire de trois Golden Globes, trois Screen Actors Guild Awards et d'un Bafta Award.

Durant les années 2010, elle se fait plus discrète et s'éloigne des plateaux de cinéma, avant d'endosser une nouvelle fois son personnage de Bridget Jones, pour les besoins du film Bridget Jones Baby de Sharon Maguire.

En 2019, elle prête ses traits à ceux de Judy Garland dans le biopic Judy de Rupert Goold, prestation pour laquelle elle reçoit notamment l'Oscar de la meilleure actrice 

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MERCI A Movieclips -  chanson interprétée par Judy Garland  (MAGICIEN D'OZ)  "Somewhere Over the Rainbow "

Frances Ethel Gumm, dite Judy Garland, née le 10 juin 1922 à Grand Rapids (Minnesota) et morte le 22 juin 1969 (47ans) à Londres (Royaume-Uni), fut une actricechanteuse et danseuse américaine. Elle est considérée par l'American Film Institute comme la huitième meilleure actrice de légende du cinéma. Elle est aussi la mère de la chanteuse et actrice Liza Minnelli.

TOUTE LA SUITE SUR WIKIPEDIA)

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25 février 2020

MYRTILLE HENRION PICCO

MERCI A Mario Oliveira -  MERCI A NADEZDA POUR CETTE JOLIE DECOUVERTE!!

Myrtille Henrion Picco est une artiste française née en 1952 à Nancy. Enfant elle gribouille partout et tout le temps. Attirée d’abord par la photographie, elle se tourne peu à peu vers le dessin.

En 1973 elle part vivre en Allemagne puis en Angleterre avant de s'en aller, sac au dos, sur les routes d’Asie.

En 1978 elle rencontre à St. Tropez son futur mari, Henri Picco, peintre et sculpteur. Avec lui elle découvre le monde de l’art, et encouragée par son entourage elle se tourne définitivement vers la peinture.

En 1979 elle s’installe en Ardèche, puis part au Brésil. De retour en France, elle met au monde une petite fille, Lily, ce qui ne l’empêche pas, enfant sous le bras, de repartir en Martinique.

Depuis 1990, elle vit et travaille en Ardèche, et s'intéresse aux autres femmes peintres :  SITE : http://figurationfeminine.blogspot.com/

Voir son site ici.https://myrtille-henrion-picco.blogspot.com/

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23 février 2020

LES CARNAVALS DU NORD!!!!!!

MERCI A  Jérôme Ligot  - Laetare de Stavelot - Rondeau des Blancs-Moussis

La lætare de Stavelot est une fête traditionnelle se déroulant dans la ville belge de Stavelot en province de Liège pendant la fête du Lætare, le quatrième dimanche du carême. Cette fête, une des plus populaires de Wallonie, est aussi connue pour ses acteurs principaux :

les Blancs Moussis!

Stavelot est restée pendant plusieurs siècles la capitale de la principauté de Stavelot-Malmedy. Elle était dirigée par un prince-abbé.

Ce dernier aurait interdit à ses religieux de se mêler aux réjouissances populaires. Les Stavelotains qui appréciaient la présence des religieux à leur fête, renâclèrent à cette interdiction et décidèrent de la tourner en dérision à leur façon. Ils participèrent d'abord à une fête déguisés eux-mêmes en moines jusqu’à ce que tombât une nouvelle interdiction. Alors, faisant appel à leur imagination, ils créèrent en 1502 un costume blanc avec capuchon, évoquant plus discrètement l'habit monacal. Cet habit fut finalement autorisé par le prince-abbé. Les Stavelotains ajoutèrent à ce déguisement un étrange masque, impersonnel, avec un très long nez rouge et pointu : les Blancs Moussis (en français : les habillés en blanc) étaient nés.

Groupe emblématique de la lætare de Stavelot et un des symboles du folklore wallon, les Blancs Moussis existent donc depuis plus de cinq siècles. Mais ils n'eurent pas toujours la vie facile. Durant la période française, leurs sorties furent interdites pour n'en être que plus actives après 1820.

En 1947, ils s'érigèrent en confrérie vénérable avec chevalerie d'honneur aux costumes rutilants et leur nombre ne cessa d'augmenter. Ils sont devenus les ambassadeurs dynamiques du folklore belge et leur présence en invités d'honneur aux carnavals de Düsseldorf, Cologne, Compiègne, Saint-Quentin... a contribué au renom de la ville de Stavelot.

Pendant le défilé folklorique, les Blancs Moussis lancent des confettis, dansent, donnent des coups de vessie de porc gonflée, amusent le public, sautillent, grognent, intriguent, imitent les spectateurs. Lors du rondeau final sur la place Saint-Remacle, les Blancs Moussis entraînent les spectateurs dans de folles farandoles autour du perron des libertés stavelotaines. Ensuite, ils profitent de la dispersion du cortège pour placarder sur les murs des maisons et les vitrines des commerces, des affiches avec des jeux de mots raillant parfois certains Stavelotains et Stavelotaines victimes d'une anecdote ou d'un incident dans les mois précédents. (SUITE SUR WIKIPEDIA)

                         blancs_moussis

CARNAVAL DE GRANVILLE - 2016

MERCI A Yves Guinnebault 

Le carnaval de Granville est un carnaval qui se déroule chaque année, durant les cinq jours précédant Mardi gras, à Granville (France). Il est l'un des plus importants et renommés de l’Ouest de la France : lors de sa 137e édition, en 2011, il a accueilli environ 130 000 visiteurs!!

L'histoire du carnaval est liée à l'histoire maritime de la ville de Granville. À l'époque où la pêche à la morue était l'activité principale du port, les départs des Terre-neuvas avaient lieu aux alentours de Mardi gras. Le carnaval était leur dernière fête à terre avant de prendre la mer. Il est aujourd'hui l’un des trois grands carnavals ayant subsisté, chacun avec leurs spécificités et leurs coutumes, dans des villes portuaires françaises.

La première édition du carnaval - avec comité d'organisation - a lieu le 7 février 1875 Le carnaval s'inscrit alors dans la tradition des fêtes de bienfaisance : parmi les chars composant la cavalcade, un char de la charité récolte des fonds pour l'aide aux plus pauvres. Cette tradition a été reprise en 2003, et depuis le dernier char de la parade récolte des fonds pour une association granvillaise.

Un projet de dossier d'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO est déposé en 2013 par les organisateurs du festival! En juin 2014, le Ministère de la Culture confirme que le carnaval de Granville est le candidat officiel de la France au patrimoine immatériel de l'Unesco, en 2015. Le Carnaval est officiellement inscrit au Patrimoine mondial en 2016.

La Carnaval de Granville figure également dans l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel français.

                                  granville

Carnaval de Dunkerque 2019 Bande de Malo  OULLLA, C'EST CHAUD!!!!!!!!

MERCI A franckvideo59 - 

Le carnaval de Dunkerque est l’ensemble des festivités qui ont lieu dans l’agglomération dunkerquoise aux alentours de Mardi gras. On distingue :

  • les bandes : les carnavaleux défilent dans les rues derrière la musique (la « clique »), conduite par un tambour-major.
  • les bals : les carnavaleux se retrouvent la nuit, dans les grandes salles de l'agglomération, pour faire la fête, en mêlant chansons carnavalesques et musique contemporaine, au profit d'associations (les corsaires…).

C'est aussi à cette période que l'on peut entendre parler le patois dunkerquois de façon très appuyée!!

Les origines du carnaval dunkerquois remontent au début du XVIIe siècle. Les armateurs offraient aux marins-pêcheurs, avant de partir pour 6 mois de pêche au Hareng en Islande, un repas et une fête (la « Foye »), ainsi que la moitié de leur solde. Beaucoup d'entre eux ne revenaient pas toucher l'autre moitié (perdus en mer, naufrage, ...) laissant femmes et enfants sans rien au Courghain. De la foye naîtra la « Visschersbende » (bande des pêcheurs en flamand). Elle se déroulait à l'origine entre le lundi gras et le mercredi des cendres marquant le début du Carême, ce qu'on appelle les 3 joyeuses!!.

Le premier document officiel connu parlant de ces festivités est une ordonnance du Magistrat datée du 16 janvier 1676 qui réglementait les festivités.

Il existait également jadis à Dunkerque une autre très grande fête aujourd'hui oubliée : les Folies. Par certains aspects : déguisements, notamment en sauvages, travestissement, géant, elle paraît préfigurer l'actuel Carnaval de Dunkerque. Elle avait lieu en été, le 24 juin, jour de la Saint Jean.

Une bande est un rassemblement de personnes déguisées défilant dans les rues d'une ville ou d'un quartier. Elle est composée du tambour-major, de la clique (la musique) et des carnavaleux.

Les différentes bandes :

Armbouts-CappelBierneBray-Dunes, Basse-ville, BerguesBourbourgBrouckerque, Citadelle, CraywickCoudekerque-BrancheCappelle-la-GrandeCasselDunkerqueDrinchamEsquelbecq,Fort-MardyckGhyveldeGrand-Fort-Philippe,GravelinesGrande-SyntheHoymilleKillemLedringhemLeffrinckouckeLoon-PlageMalo-les-BainsPetite-SynthePitgamRosendaëlRexpoëdeSaint-Pol-sur-MerTeteghemZuydcoote, Mardyck

Le tambour-major dirige la musique et choisit le parcours. Typiquement, la musique s'organise de la façon suivante : d'abord les tambours derrière le tambour-major, puis les fifres, et enfin les cuivres et les grosses caisses. Lorsque les fifres jouent, les carnavaleux avancent en marchant doucement. Lorsque les trompettes jouent, alors a lieu un chahut. Les premières lignes ont pour but de retenir les carnavaleux, organisés eux aussi en lignes, poussant de bon cœur. Au milieu de la musique se trouve le « chef de bande », lorsque le tambour-major lui indique, il est chargé de choisir et d'entonner les premières notes d'un chahut. Il est alors suivi par le reste des musiciens. Au cours de la bande, hormis lors des arrêts de la bande, la clique ne joue pas qu'à deux moments : lors de la chanson Putain d'Islande et le deuxième couplet de l'Hommage au Cô. (SUITE SUR WIKIPEDIA)

                      arnaval_Dunkerque

 

 

 

 

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21 février 2020

"LES ENFANTS DU PARADIS" - LE CARNAVAL DE PARIS EN 2O2O

MERCI A PATHE - Extrait de Les Enfants du Paradis, un film de Marcel Carné, (1945) avec Pierre Brasseur, Arletty, Pierre Renoir, Jean-Louis Barrault, Marcel Herrand et Maria Casares (sur fond de festivités de l'époque du carnaval 19ème siècle)

Au milieu du 19ème siècle, peu avant la révolution, à Paris. Le mime Baptiste Debureau et le comédien Frédérick Lemaître sont deux jeunes artistes débutants du Théâtre des Funambules. Leur vie croise celle de Garance, une très jolie jeune femme que l'on devine avoir beaucoup vécu. Bien que Baptiste soit secrètement amoureux d'elle, c'est Frédérick qui parvient à gagner ses faveurs. Mais Garance cache un secret bien sombre : elle est impliquée dans les crimes de Lacenaire, un anarchiste receleur doublé d'un assassin. Pour échapper à son passé, Garance prend la fuite et épouse un noble. Sept ans plus tard, alors que Debureau et Lemaître sont devenus des artistes célèbres, Garance réapparaît.

Chef-d'oeuvre absolu avec Jacques Prévert au scénario et Marcel Carné à la réalisation, Les Enfants du paradis est considéré comme un grand classique du cinéma français faisant partie du patrimoine mondial. L'affiche est une succession de noms devenus désormais mythiques, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur, Marcel Herrand... Avec, au sommet, l'inégalable Arletty.

LE CARNAVAL DE PARIS EN 2020

https://www.sortiraparis.com/arts-culture/balades/articles/47672-carnaval-de-paris-2020-le-parcours-du-defile

               AFFICHE_CARNAVAL_DE_PARIS_2020

Le Carnaval de Paris revient le dimanche 23 février 2020. Cette année, les petits et grands sont invités à défiler sur le thème libre : « Un fabuleux monde aérien ! ». Départ du défilé vers 14h depuis la place Gambetta, dans le 20ème!

le 23ème cortège du Carnaval de Paris Promenade du Bœuf Gras défilera comme d’habitude le dimanche qui précède le Mardi Gras, soit le dimanche 23 février 2020

Du côté du parcours, rendez-vous à 14h sur la Place Gambetta pour le départ du cortège. Le défilé prévoit d'arriver vers 17h sur le terre-plein central de la Place de la République.

Parcours du Carnaval de Paris 2020 :  

Rendez-vous le dimanche 23 février 2020 à partir de 13h Place Gambetta, dans le 20ème. Départ vers 14h pour emprunter l’itinéraire suivant :

  • Avenue Gambetta vers Ménilmontant.
  • Place Auguste Métivier.
  • À droite : boulevard de Ménilmontant.
  • Boulevard de Belleville.
  • À gauche : rue du Faubourg-du-Temple.
  • Arrivée vers 17h sur le terre-plein central de la place de la République.

Le défilé pourra y rester jusqu’à 20h, sauf modification éventuelle. Fin de la fête et dispersion à 20h.

On rappelle que ce carnaval est un évènement festif à la fois libre, bénévole, gratuit, traditionnel, indépendant, autogéré, apolitique, sans buts lucratifs et non subventionné. Tout le monde est bienvenu ! Il n’est pas nécessaire de s’inscrire pour participer. On peut décider au dernier moment de participer ou non, en fixe ou en mobile, sur tout ou partie du parcours. Le placement est libre dans les deux cortèges.

C’est le vrai carnaval, pas un spectacle de rue.

Et n'oubliez pas non plus, le dimanche 22 mars 2020, l’autre défilé traditionnel du Carnaval de Paris : le cortège des Reines des Blanchisseuses de la Mi-Carême, le Carnaval des femmes. Les femmes sont invitées à se costumer en reines et les hommes en femmes, s’ils osent.

Si vous aimez vous déguiser et défiler dans les rues de Paris, alors rendez-vous le dimanche 23 février 2020, pour la 23e édition de l'incontournable Carnaval de Paris !

Et autant vous dire que cette année encore, les organisateurs du Carnaval de Paris ont décidé de mettre les petits plats dans les grands avec un thème qui saura éveiller l'imagination de chacun : celui de « Un fabuleux monde aérien ! »

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19 février 2020

PARIS CARNAVAL - HISTORIQUE

MERCI A HuntleyFilmArchives - Film 94847  -  Défilé de voitures hippomobiles avec beaucoup de monde au Carnaval de Paris 1895. La peinture en papier mâché représente le "génie de l'invention". Images de Lumière

Le Carnaval de Paris est une fête populaire parisienne succédant à la Fête des Fous, laquelle prospérait depuis au moins le XIe siècle jusqu'au XVe siècle.

Tombé progressivement en désuétude au XXe siècle et surtout au sortir de la Seconde Guerre mondiale, des initiatives privées pour la renaissance de ce Carnaval sont mises en place au début des années 1990. En 1998, renaît le cortège de la Promenade du Bœuf Gras, puis en 2009 renaît le défilé des Reines des blanchisseuses de la Mi-Carême.

Les liens anciens qui existent entre le Carnaval de Paris et des fêtes de province et de l'étranger depuis 1904 jusqu'aux années 1920 renaissent depuis 2003. Ils amènent des participations italiennescherbourgeoises et belges.

Cette fête a longtemps porté plusieurs noms. Jusqu'au XIXe siècle on utilisait en France et à Paris, à égalité avec le mot Carnaval le mot Carême-Prenant, qui pouvait être orthographié différemment : « Quaresmeprenant » ou « Quarêmeprenant » par exemple.

Carnaval_de_1789__d_tail_   Le_Carnaval_des_Boulevards_en_1828_par_Bertall

La tradition du carnaval est multiséculaire à Paris.

Nicolas de Baye écrit dans son journal en 1411 :« Lundi XXIIIe jour de fevrier  - La Court, pour la reverence de la feste de caresme prenant qui sera demain, s'est levée devant l'eure. »

La vigueur du Carnaval de Paris a reposé sur une tradition ininterrompue durant des siècles, des sociétés festives et carnavalesques organisées et l'implication particulière de certaines corporations. Ce dernier point est illustré en 1778 par un poème anonyme accompagnant une gravure illustrant la fête :

De ces sortes de mascarades,
Les Artisans font leurs plaisirs,
Il faut les voir à nos parades !
C'est là qu'ils comblent leurs désirs !
Chacun retourne à son ouvrage
Quand Mardi-gras est enterré,
Tout est mangé selon l'usage
Et l'on est toujours altéré.

Ainsi à l'époque les artisans jouent ici un rôle important. À Paris au XVIIIe siècle existe également le régiment de la Calotte, une très fameuse société festive d'origine aristocratique et militaire. Cette société rédige beaucoup de textes comiques, comme le feront plus tard d'autres, par exemple les Badouillards avec leur Grande Charte des Badouillards vers 1840. Fait peu connu, le Carnaval de Paris est traditionnellement la fête de la police de Paris. C'est également la fête des gens du spectacle. Il y a des bals masqués dans les théâtres, une programmation spéciale en temps de carnaval, avec des pièces comiques comme La Foire Saint-Germain., de Jean-François Regnard et Dufresni, ou La mort de Mardi-Gras, de Fonpré de Fracansalle. Au XIXe siècle l'implication des bouchers, blanchisseuses, commerçants, étudiants sera essentielle pour l'animation du Carnaval. Ce genre de phénomène se retrouve dans tous les carnavals que ce soit à Dunkerque ou au Brésil, la tradition, l'organisation et l'implication de certaines couches de la population sont essentielles pour la prospérité de la fête.

Une structure festive parisienne très importante au moins à partir de 1817 est représentée par les goguettes ou sociétés lyriques. Il en naît plusieurs centaines en 1818, année du retour de la paix après 26 années de conflits quasiment ininterrompus. Longtemps les goguettes sont petites et comptent chacune moins de vingt membres. Leurs réunions se tiennent chez des marchands de vin. On y voit par milliers des gens de toutes origines, en particulier populaires, comme des ouvriers et ouvrières parisiens. Ils se retrouvent chaque semaine le samedi soir veille des dimanches-lundis alors chômés. Et vont se distraire en chantant des chansons connues ou en en créant de nouvelles sur des airs connus.

En 1900, il existe encore au moins 90 goguettes à Paris. Quand on fait ainsi la fête un soir par semaine quoi de plus naturel que rejoindre en groupe la liesse du Carnaval quand elle arrive ?

Le Carnaval de Paris qui est très populaire et apprécié dans toutes les couches de la population rencontre également au cours des siècles des adversaires qui s'en prennent à lui au nom de la morale. Ainsi par exemple le juriste et théologien calviniste Lambert Daneau qui publie à Paris en 1582 un volume in-8 intitulé :Traicté contre les Bacchanales du Mardi gras, auquel tous les chrestiens sont exhortez de s'abstenir des banquets dudict Mardi-gras, et des masques et mommeries.

Un phénomène classique en Carnaval, la liberté momentanée de mœurs, existait aussi au Carnaval de Paris. Le goguettier Désaugiers en parle dans sa chanson V'là c' que c'est que l' carnaval, écrite entre 1800 et 1827 :

Au lever du soleil on dort,
Au lever de la lune on sort ;
L'époux, bien calme et bien fidèle,
Laisse aller sa belle
Où l'amour l'appelle :
L'un est au lit, l'autre est au bal...
V'là c' que c'est que l' carnaval.

Critiquant les femmes de Paris qui, selon lui, « se croient en droit de faire ce qu'elles veulent » et « ne s'occupent que de plaisir et de toilette », Eugène Delacroix écrit entre 1822 et 1863 :

« L'adultère, qui dans le Code civil est un mot immense, n'est par le fait qu'une galanterie de bal masqué.

Les femmes ont besoin d'être contenues dans ce temps-ci : elles vont où elles veulent ; elles font ce qu'elles veulent ; elles ont trop d'autorité. Il y a plus de femmes qui outragent leurs maris que de maris qui outragent leurs femmes. »

De son côté, Jouslin de la Salle, en 1825, écrit dans sa chanson Le Carnaval :

« Nul mari ne songe à sa femme, En carnaval. »

Jusqu'au début du XXe siècle le Carnaval de Paris dure beaucoup plus longtemps que le seul Mardi gras. En 1690, dans son Dictionnaire universel, couramment appelé le FuretièreAntoine Furetière écrit ces mots, qui s'appliquent également à Paris:

« CARNAVAL. s.m. Temps de réjouissance qui se compte depuis les Rois jusqu'au Carême. Les bals, les festins, les mariages, se font principalement dans le Carnaval. »

Soixante-deux ans plus tard, en 1752, l’Encyclopédie confirme, reprenant, presque à l'identique, les mots de Furetière :

« Le tems du carnaval commence le lendemain des Rois, ou le 7 de janvier, & dure jusqu'au carême. Les bals, les festins, les mariages, se font principalement dans le carnaval. »
                                      
                           Les balais chatouilleurs en papier au Carnaval de Paris 1895.
      
« — Tu t'amuses trop ! » Scène du Carnaval de Paris en 1868 vue par Honoré Daumier.
                                                  Parisiennes en Carnaval en 1869.
La période du Carnaval de Paris durait traditionnellement des mois, comme ce qui se fait encore aujourd'hui en Belgique et en Allemagne. Comme dans ces pays, à un moment-donné, son début était la Saint-Martin le 11 novembre et elle courait jusqu'aux jours gras. À quoi s'ajoutait une reprise de la fête au moment du jeudi de la Mi-Carême, à mi-chemin entre Mardi Gras et lundi de Pâques.
Vers 1900 par exemple, ce long carnaval était un temps de réjouissances, fêtes masquées, bals et festins à Paris qui durait ainsi plusieurs mois avec les temps forts des jours gras et de la Mi-Carême. Pâques étant une date mobile se déplaçant sur une plage de 35 jours, la date du mardi gras varie également ainsi que la durée de cette période de fêtes.

En 1903Le Figaro appelle « le carnaval » les seuls dimanche gras, lundi gras, mardi gras.

Le Carnaval de Paris a connu une éclipse et a été oublié durant une quarantaine d'années du début des années 1950 jusqu'à 1993. Il n'a jamais été rejeté par les Parisiens et n'a pas disparu du fait d'interdictions. Mais une fête, si belle, grande, ancienne, traditionnelle soit-elle, ne peut exister qu'en étant préparée. Quand se produisent des problèmes d'organisation, combinés qui plus est ici avec des problèmes politiques – rivalité entre la ville et le gouvernement français, – ce qui a été le cas à Paris, la fête disparaît.

Encore de nos jours un grand nombre de Parisiens ignorent qu'il existe un Carnaval de Paris. Ils ignorent également que cette fête connaissait des personnages typiques, caractérisés par leur costume et revenant chaque année, ainsi qu'un certain nombre de blagues carnavalesques traditionnelles appelées « attrappes en Carnaval ». Ces dernières furent pratiquées au moins depuis le XVIIe siècle jusqu'au XIXe siècle.

Des années 1950 jusqu'à 1993, les mots « Carnaval de Paris » cessèrent même pratiquement d'être utilisés, sauf dans des articles spécialisés et des ouvrages scientifiques à faible diffusion. Pour les Parisiens, il était possible éventuellement de fêter à Paris « Mardi Gras ». S'ils parlaient du Carnaval il s'agissait du Carnaval de Nice ou du Carnaval de Rio.

Le Carnaval de Paris a inspiré beaucoup d'artistes. Certains d'entre eux s'en sont même fait une spécialité comme le dessinateur Gavarni. Il a même lancé un jour une boutade comme quoi c'était lui qui l'avait inventé, à raison de 50 francs le dessin!

Le caricaturiste Cham a illustré le Carnaval de Paris par des centaines de caricatures et des albums entiers. Gustave Doré et Honoré Daumier ont également traité le sujet. 

Giuseppe Verdi a composé en 1853 un opéra dont l'action se déroule à Paris durant le Carnaval : La traviata. On y entend Largo al quadrupede, le chœur des bouchers promenant le Bœuf Gras.

Le tableau reproduit ici en haut à gauche est d'Édouard Manet. Il représente le célèbre bal masqué de l'opéra. Le tableau en haut à droite est de Claude Monet et montre le Carnaval boulevard des Capucines.

                     330px_Edouard_Manet_093  EDOUARD MANET

                                                          330px_Claude_Monet_009 CLAUDE MONET

Le Carnaval de Paris qui a été filmé par les frères Lumière et Georges Meliès apparaît dans des films de fiction dont un américain. Plusieurs de ces films ont pour sujet une célébrité et une légende du Carnaval de Paris : Milord l'Arsouille :

1925 – Mylord l'Arsouille, ciné-roman français de René Leprince 
1937 – Carnival in Paris (Carnaval à Paris) de Wilhelm Thiele.
1945 – Les Enfants du paradis de Marcel Carné et Jacques Prévert. Dans ce grand classique du cinéma le tournage des scènes où apparaît le Carnaval de Paris au XIXsiècle sur le boulevard du Crime a impliqué 2 000 figurants.
1955 – Milord l'Arsouille de André Haguet.
1978 – Molière de Ariane Mnouchkine. On y voit le Carnaval de Paris au XVIIe siècle.
(TOUTE LA SUITE HISTORIQUE SUR WIKIPEDIA)

 



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17 février 2020

CARNAVAL DE RIO - 2011

MERCI A DingDaengThai

Le Carnaval de Rio est l'événement touristique le plus important de la municipalité de Rio et la fête nationale la plus populaire au Brésil, en particulier à Rio de Janeiro. Il est devenu un vrai synonyme de la célébration du carnaval dans le pays et même au monde. Il a lieu tous les ans durant les 4 jours qui précèdent le mercredi des Cendres, qui est le jour qui marque le début du carême.

Les réjouissances commencent après le signal du Rei Momo. À l'occasion du Carnaval, le maire lui transmet les clefs de la ville, l'aidant à trouver sa reine, une jeune fille choisie pour sa beauté et son expérience de la samba. Celle-ci gouvernera la ville durant les trois jours du carnaval ! 

Aussi surprenant que cela puisse paraître de nos jours aux néophytes, le Carnaval de Paris a eu une influence décisive sur le Carnaval de Rio. FELIPE FERREIRA, spécialiste de l'histoire de ce carnaval,  professeur de culture et arts populaires à l'Université d'État de Rio de Janeiro écrit à ce propos :

« L'idée de mouvement se joint au concept de diversion et influence la manière dont le Parisien occupe son temps libre (après 1830). Le carnaval de la capitale française va incorporer ce concept de déplacement dans les promenades effectuées pendant la période carnavalesque. Et c'est ainsi que se promener à pied ou en voiture sur les grands boulevards, revêtus de costumes élégants, occupera les après-midi froides du carnaval de Paris.

C'est ce modèle d'occupation festive des rues que l'élite carioca décide d'importer et d'adapter au carnaval de Rio de Janeiro. Après leur implantation, les bals masqués sortent peu à peu dans les rues sous formes de mascarades. »

Comme l'explique Felipe Ferreira dans son livre L'Invention du Carnaval au XIXe siècle, Paris, Nice, Rio de Janeiro, les bals masqués du Carnaval de Rio ont été importés de Paris en réaction contre les vieilles traditions carnavalesques populaires lusitaniennes de l'entrudo dont la bourgeoisie carioca voulait se débarrasser. Cette importation s'est faite jusque dans les détails des costumes. Comme on peut le voir à la lecture de la Semana Ilustrada, en date du 7 février 1864. Cet hebdomadaire de Rio relève qu'au moment du Carnaval :

« Même les dénominations se francisent complétement, et les pierrots, les débardeurs, les zouaves apparaissent dans la société brésilienne comme s'ils avaient droit de cité. »

L'importation des traditions carnavalesques parisiennes à Rio est vue par la bourgeoisie au XIXe siècle comme un élément d'ordre et de civilisation contre le carnaval populaire traditionnel. Français présent à Rio, Richard Cortambert écrit dans L'Illustration en décembre 1868, à propos du Carnaval de Rio et ses traditions, :

« Pendant que les blancs s'abandonnent aux distractions mondaines ; les nègres se livrent avec une sorte de furie bestiale à tous les excès de la danse. »

Les cariocas adopteront par la suite avec enthousiasme la mode des confettis en papier lancée à Paris à partir de décembre 1891. Le Jornal do Commercio du 23 février 1906 rapporte dans sa description du Carnaval de Rio que :

« À 10 heures du soir une énorme masse de gens sur l'avenue Central, ont commencé avec enthousiasme à s'adonner au jeu des confettis. »

À la fin du XIXe siècle, les "CORDOES" (littéralement, les cordons) font leur apparition à Rio de Janeiro. Il s'agit de petits groupes qui déambulent dans les rues de la ville, tout en dansant et en jouant de la musique. Ces cordões sont les ancêtres des écoles de samba modernes. Durant le premier bal du Carnaval de Rio qui s'est tenu en 1840, traditions parisiennes obligent, les participants dansèrent la polka et la valse et non pas la samba qui ne fut introduite qu'en 1917.

C'est seulement en 1899 qu'une première musique exclusivement composée pour le Carnaval voit le jour : Ô Abre Alas (Les ailes ouvertes), de Chiquinha Gonzaga. Cet air a été écrit pour le cordão (singulier de cordões) Rosas de Ouro (Roses d'or).

À cette époque, plusieurs tentatives de modification de la date du carnaval eurent lieu : il s'agissait de le transposer en hiver, afin d'éviter les méfaits d'un été trop chaud. Cependant, aucune de ces tentatives n'a abouti.

Les carnavals les plus connus du Brésil sont ceux de São Paulo, de Recife, de Salvador de Bahia et bien évidemment de Rio de Janeiro.

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Le Carnaval de Rio a notamment des origines africaines, et cela ressort de façon évidente quand on considère les costumes exotiques faits à partir d'os, de plumes, et de paillettes, et bien sûr, lorsque l'on pense à la samba qui est aujourd'hui la composante principale des festivités du Carnaval.

Les esclaves africains amenés par les Portugais développèrent la samba aux rythmes enivrants qui fut adoptée par tous les Brésiliens. Beaucoup d'esclaves s'installèrent autour de Rio après l'abolition de l'esclavage, ce qui explique pourquoi Rio est au cœur de la culture de samba, aujourd'hui.

Cela explique, pourquoi, lors du carnaval, les différents groupes des écoles de samba défilent. Les écoles des 3 meilleurs groupes (groupe spécial, groupe A et groupe B) défilent dans le sambodrome, les autres (groupes C à E) défilent dans les rues de la ville.

À l'issue de ces défilés, un classement, rendu public le mercredi suivant le carnaval, est attribué. Les deux meilleures écoles de chaque groupe montent dans le groupe au-dessus, tandis que les deux dernières descendent (un peu comme au football). La première école du groupe spécial est déclarée championne, la seconde vice-championne.

Les défilés du groupe spécial, ainsi que l'annonce des résultats, sont retransmis en direct à la télévision.

Chaque école choisit un thème pour son défilé (l'enredo). Les thèmes abordés sont très divers, en voici quelques exemples : Minas GeraisAmazonieBahia (régions du Brésil), histoire du Brésil, histoire de l'humanité, vision du futur, sécurité routière, l'ADN, le préservatif. Ce thème sert de fil conducteur au défilé. Ainsi, sur ce thème, est écrite la samba do enredo qui sera reprise ad libitum pendant le défilé. Les costumes et les chars allégoriques doivent aussi reprendre ce thème.

(SUITE SUR WIKIPEDIA)

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15 février 2020

CARNAVAL- LES COSTUMES DE VENISE A BRUGES - 2020

MERCI A fran ost - POUR MES AMIS (IES) BELGES

Les origines du carnaval de Venise remonteraient à la fin du XIe siècle. Puis, il a été officialisé par un Edit du Sénat en 1269. La veille du Carême fut alors déclarée comme jour férié, durant lequel le déguisement était autorisé.

A partir du XVIe siècle, les vénitiens revêtirent la bauta. Ce costume composé d’une grande capuche et d’un tricorne noirs pour cacher les cheveux, d’une grande cape noire (le tabarro) et d’un masque blanc, permettaient aux vénitiennes et vénitiens toutes les extravagances, cachés derrière leurs costumes.

*Bruges est l’une des villes les plus touristiques de Belgique. Cette cité médiévale a conservé au fil du temps la splendeur de son patrimoine architectural moyenâgeux, comme son beffroi surplombant le marché de plein air. Si vous avez le courage d’escalader les 366 marches, la récompense sera au bout de l’effort : la vue y est imprenable !

 Le centre historique de Bruges est classé au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2000.

 On y découvre de magnifiques bâtiments gothiques en briques et des chefs d’oeuvres d'art primitif flamand. Avec son centre-ville fermé aux voitures, toute la beauté et la culture de cette ville hors du temps peuvent facilement être découvertes à pied ou à vélo, même si une balade en bateau le long des canaux silencieux reste un circuit au charme irrésistible.

  Cela ne fait seulement que trois années que Bruges* - Belgique Flandre occidentale - celle que l’on surnomme à juste titre la Venise du Nord, qui n’a par ailleurs rien à envier à sa grande soeur italienne en terme de romantisme, accueille un carnaval vénitien qui vient de se dérouler ce dernier week-end à travers les ruelles pittoresques, le long des canaux et parcs légendaires de la belle médiévale.

TOUTE LA SUITE SUR LE BLOG : http://www.nature-ailes.com/2018/01/bruges-le-carnaval-venitien-sublime-la-venise-du-nord.html

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13 février 2020

TOUS A NICE POUR LE CARNAVAL DE NICE

MERCI A productionjmb

Carnaval de Nice Reportage :  Le carnaval de Nice bat son plein. Tout savoir sur les coulisses d'une des plus anciennes fêtes d'Europe. Annie Sidro, présidente de Carnaval sans Frontière et mémoire vivante du Carnaval de Nice raconte…

Musique : Fembot Caress - Artiste : FreePlay Music

Kristian et Annie Sidro nous racontent les secrets du Carnaval de Nice

HISTORIQUE : 

Le carnaval de Nice est le plus grand carnaval de France et l'un des plus célèbres du monde. Il se déroule chaque hiver à Nice, au mois de février pendant deux semaines incluant trois week-ends, et attire plusieurs centaines de milliers de spectateurs. Le carnaval est l'un des trois plus grands carnavals au monde, après ceux de Rio et Venise!!

Le mot « carnaval » dévoile son sens par deux pistes étymologiques. La plus usitée est : carne levare levamen (« enlève la chair »). Celle-ci est directement en rapport avec le catholicisme et la période où l'on festoie une dernière fois avant les quarante jours du Carême à Pâques.

L'autre définition est, quant à elle, païenne : carrus navalis (« char naval ») propre aux barques sur lesquelles Dionysos, dieu venu de la mer, pénétrait dans les îles grecques. Cette dernière est la plus ancienne, car le carnaval, se situant en hiver, était ritualisé pour faire revenir le printemps et donc la nouvelle année. Les hommes primitifs se paraient de peaux de bête, ce qui explique les nombreux costumes d'animaux, de plantes, de fruits, de légumes et autres en rapport avec la nature, encore présents aujourd’hui.

Le premier écrit le relatant date de 1294 par le comte de ProvenceCharles II duc d’Anjou qui « vient passer les fêtes de carnaval, dans sa bonne ville de Nice ». Aux XIVe et XVe siècles, le carnaval est avant tout une fête populaire. À la Renaissance, les grands bals et mascarades carnavalesques étaient menés dans les rues étroites de la cité alors qu'au XVIIIe siècle, l'influence du carnaval vénitien favorise les bals masqués.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Nice devient la « capitale de la villégiature hivernale ». Le corso carnavalesque se déroule principalement sur « le Cours », haut lieu de la vie mondaine. En 1871, le chaos parisien engendré par la Commune fit peur aux riches hivernants appartenant à la noblesse. Afin de promouvoir la ville de Nice et de montrer la sérénité qui y règne, un comité des fêtes fut créé en 1873. Celui-ci érigea le carnaval en véritable spectacle, puis organisa des concours de défilés de chars, mascarades et cavalcades pour le Mardi Gras.

Deux grands artistes niçois, Alexis Mossa et son fils Gustav-Adolf Mossa, furent tour à tour ou ensemble « Ymagiers du Roy ». Ils sont les véritables pères spirituels de Sa Majesté Carnaval et sa Cour. Alexis Mossa créa les premiers albums de carnaval qui serviront de modèle au carnaval de La Nouvelle-Orléans. Il réalisera le premier char de Sa Majesté Carnaval en 1882 et lui adjoindra Madame Carnaval en 1893.

L'influence symboliste de Gustav-Adolf Mossa affleure et lui inspire des personnages issus des cultures gréco-latines et populaires qui dépeignent, au gré de sa fantaisie, les événements locaux ou internationaux. Dramaturge et scénographe d'un univers à la fois satirique et merveilleux, d'une grande richesse et variété, il donne à l'art carnavalesque ses lettres de noblesse et fait de Nice une cité majeure dans le monde de la fête.

Le 14 février 1882, le traditionnel pantin de paille et de chiffon qui restait immobile sur la place de la Préfecture se transforma en un pantin royal défilant comme ses homologues. En 1892 apparut, pour la première fois à Nice, sous le nom de « confetti de Paris », le confetti moderne, en papier, qui avait été lancé l'année précédente au carnaval de Paris. Jusqu'à 1892, seul avait été utilisé au carnaval de Nice, le confetti en plâtre, appelé également « confetti italien ». Utilisé, parallèlement au confetti en papier, il sera finalement interdit à Nice, en 1955.

À la Mi-Carême à Paris 14 mars 1912, un cortège formé de groupes et chars du Carnaval de Nice défile dans la capitale en même temps que deux autres cortèges carnavalesques . Le Petit Journal a voulu marquer son demi-siècle d'existence en invitant le Carnaval de Nice à Paris. Cinq chars niçois sont là : S. M. Carnaval XXXX, la Rascasse, le Carnaval, les Gardiens du Louvre et la Vie chère. Le char des Gardiens du Louvre fait référence au célèbre vol de la Joconde, qui a eu lieu l'année auparavant. Le char est tiré par un âne en cartonnage coiffé de la célèbre tiare de Saïtapharnès, un faux acheté comme authentique par le Louvre en 1896!

Le carnaval n'a pas échappé aux événements de l'histoire. Les première et seconde guerres mondiales ont, bien évidemment, joué les trouble-fêtes en empêchant le roi de sortir. En 1914 et 1939, les carnavals qui avaient pour thème « Persée sur Pégase » et « Roi de la Joie et du Rire » se sont déroulés normalement, tandis qu'en 1915 et 1940, le carnaval a été annulé. Le thème laissait paraître alors une curieuse ironie en étant respectivement « Roi des Fous » et « Sire de la Folie ». Cette prémonition s'est de nouveau réalisée en 1991 en annonçant un roi qui n'est jamais sorti, un autre « Roi des Fous » et cela en raison des risques d’attentats dus à la guerre du Golfe!

Chaque année un nouveau titre est choisi pour sa Majesté Roi du carnaval qui devient le thème de la manifestation et l'inspiration des Ymagiers.

Le roi du carnaval   Le roi du carnaval de Nice en 2006.

Le roi trône pendant toute la durée du carnaval sur la place Masséna avec sa Reine. Le dernier soir du carnaval, il défile une dernière fois, avant d’être brûlé sur un bûcher sur la place Masséna.

(TOUTE LA SUITE SUR WIKIPEDIA)

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11 février 2020

LE CARNAVAL DE VENISE

MERCI A AndyLiba Film - Carnevale Di Venezia 2019, Italy ,

Le carnaval de Venise est une fête traditionnelle italienne remontant au Moyen Âge. Les couleurs, les formes, les costumes et les masques sont au rendez-vous. Il attire des foules considérables venues du monde entier. Il commence dix jours avant le Mercredi des Cendres et se poursuit jusqu'au Mardi gras.

Des traces attestées du carnaval de Venise apparaissent dès le Xe siècle lors de spectacles publics les derniers jours précédant les mortifications du carême. En 1094, le carnaval est mentionné dans un édit du premier doge de Venise Vitale Falier. Rituel civique, il sert initialement à façonner la cohésion civique et politique de la commune constituée de sestieri (quartiers) marqués par leur forte identité. Il est progressivement pris en main les siècles suivants par l'aristocratie qui canalise la fête mais continue à associer le peuple aux jeux publics (notamment la pyramide humaine appelée « Forces d'Hercule », la chasse aux porcs au XIIIe siècle, remplacée par la chasse aux taureaux au XVIe siècle, suivie d'une mise à mort et d'une distribution de viande), aux fêtes (Épousailles du Doge avec la mer, Fête des Maries remplacée à la fin du XIVe siècle par le Jeudi Gras marqué par le sacrifice rituel du taureau et de douze porcs), voulant ainsi par ces spectacles affirmer la puissance de sa cité.

Le but premier du carnaval de Venise était d’abolir les contraintes sociales habituelles. Le riche devenait pauvre et vice versa, les personnes qui se connaissaient bénéficiaient du privilège de ne plus avoir à se saluer grâce à l'incognito procuré par les masques apparus au XIIIe siècle. Le port du costume permettait une liberté inconnue pendant le reste de l'année, les individus pouvaient transgresser certaines règles sans se faire reconnaître. Institutionnalisé et « codifié » à la Renaissance, le carnaval s'ouvre à l'opéra à partir du XVIe siècle et accueille les princes d'Europe (auparavant le théâtre avec ses prix d'entrée réduits était plus populaire). C’est à partir du XVIIe siècle, à l'époque baroque, que le mythe du carnaval de Venise s’est répandu dans toute l'Europe, et c'est l'image du XVIIIe siècle qui nous est la plus familière grâce aux tableaux de CanalettoFrancesco GuardiGiandomenico Tiepolo et surtout Pietro Longhi. Longtemps célébré entre l'Épiphanie et le Carême, il s'étend à cette époque pendant plusieurs mois de l'année, en hiver, en mai-juin et à l'automne (jusqu'à six mois dans l'année), sa démesure tentant à cette époque de masquer l'angoisse du déclin commercial et politique de Venise.

En 1797, avec l'arrivée des troupes du Directoire dirigées par Napoléon Bonaparte, la tradition est interrompue pour éviter des troubles au sein de la population, Napoléon ayant peur de la force révolutionnaire, subversive, et des émeutiers se cachant sous leurs masques. Quelque temps après, les Autrichiens réhabilitent quelque peu la fête, le carnaval s'embourgeoisant au XIXe siècle qui marque son lent déclin. À partir de cette époque, le carnaval ne connaît plus le même enthousiasme populaire, et les masques ont presque disparu jusque dans les années 1970.

À cette époque, quelques adolescents renouent avec la tradition des œufs pourris, qui avait été interdite en 1268. D'autres étudiants férus de théâtre tentent de rétablir les mascarades en 1978. Sous l'initiative d'associations de citoyens, de la municipalité de Venise, de La Fenice et de la Biennale de Venise en 1979, il est décidé de relancer avec faste le carnaval.

Depuis sa réintroduction officielle en 1980, LE CARNAVAL DE VENISE est devenu un événement touristique important et spectaculaire, des dizaines de milliers de visiteurs venant y participer en raison de l'atmosphère de la ville et des masques.

Les jeux au détriment des animaux n’existent plus mais les attractions médiévales du carnaval (jongleurs, acrobates, musiciens, danseurs) subsistent et les spectacles ont traditionnellement lieu sur les places de Venise, en particulier sur la Piazza San Marco. Le carnaval actuel comprend le défilé inaugural des plus beaux costumes, le lâcher des ballons, la parade nautique l’Envol de l’ange, la Procession des Maries. 

Il est marqué par ses spectacles publics dans les rues; des manifestations payantes dans les hôtels, palais et restaurants et ses divertissements privés (soupers fins, bals, concerts baroques) dans les palais. Il se tient traditionnellement les dix jours précédant le mercredi des Cendres.

Cependant l’enjeu économique est devenu tel qu'il peut ternir le caractère spontané de cette fête. Le costume traditionnel de la bauta est plutôt remplacé par ceux de Pierrot et de Colombine,

Hélas, le spectacle publicitaire envahit les rues, au point de faire dire à Philippe Sollers « Rien de plus faux, parodique et grimaçant que le carnaval moderne. C’est un truc d’écran pour couturiers et sponsors divers. Du bruit, de la laideur, de l’outrance, des masques empilés sur des masques, des contorsions pour la caméra »

(TOUTE LA SUITE SUR WIKIPEDIA)

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09 février 2020

VICTOR BRAUNER

MERCI A Francis C    -  Musique : Béla Bartok - Musique pour cordes, percussions - célesta allegro)

EXPOSITION MUSEE D'ART MODERNE - PARIS : Du 24 avril au 16 août 2020 

cette exposition sera ensuite présentée à La Barnes Foundation à Philadelphie d’octobre 2020 à janvier 2021.

"Ma peinture est autobiographique, elle raconte ma vie. Et ma vie est exemplaire car universelle." Victor Brauner

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Victor Brauner, né le 15 juin 1903 à Piatra Neamț en Roumanie et mort le 12 mars 1966 à Paris, fut un peintre français d’origine juive roumaine.

D'abord dadaïste, puis surréaliste, et par ailleurs communiste idéaliste, il est un des membres de l'importante communauté d'artistes et intellectuels roumains de Paris avec Constantin BrâncușiEmil CioranMircea EliadeEugène IonescoIsidore IsouPanaït IstratiGhérasim LucaIlarie Voronca et Tristan Tzara.!!

Son enfance est marquée par trois faits importants : d’une part, la grande révolte paysanne de 1907 en Moldavie qui le confronte directement et brutalement à la misère et au désespoir du peuple, d’autre part les séances de spiritisme de son père auxquelles il assiste en secret, et enfin l’excitation provoquée par le passage de la comète de Halley en 1911, perçu selon les superstitions de l’époque comme un « présage funeste ».

En 1913, la famille Brauner s’installe pendant quelque temps à Hambourg en Allemagne puis à Vienne en Autriche, mais revient en Roumanie en 1914, puis, enfin, se fixe à Bucarest en 1918. Il étudie à l’École des beaux-arts de Bucarest de 1919 à 1921.

En octobre 1924, il expose ses œuvres et édite, avec Ilarie Voronca, une revue Dada75 H.P. (un seul numéro), dans laquelle il écrit le manifeste de la « picto-poésie ». Ni tout à fait peinture, ni tout à fait poésie, la « picto-poésie » juxtapose des formes géométriques différenciées selon la couleur et la touche du pinceau, où s’inscrivent des lettres tracées à la main ou au pochoir, formant dans l’esprit à la fois futuristedadaïste et constructiviste, un vocabulaire dont la signification ne prend sens que par leur inscription sur la toile et soulignent l’expression dynamique de l’image.

Son jeune frère Théodore Brauner deviendra d’ailleurs une figure marquante de la photographie surréaliste.

Un premier voyage à Paris, en 1925, lui fait découvrir Giorgio De Chirico et les surréalistes. Mais ce n’est qu’en 1932, installé à Paris, qu’il prend contact avec ces derniers grâce à Yves Tanguy. Il commence une série de tableaux autour du symbole de l’œil énucléé (Salomé). Son autoportrait (Autoportrait 1931) peut être interprété comme une prémonition de la perte de son œil sept ans plus tard.

En octobre et novembre 1933, il participe au 6e Salon des surindépendants en compagnie de membres du groupe surréaliste.

En 1934 a lieu sa première exposition parisienne à la galerie Pierre. André Breton préface le catalogue : « Le désir et la peur président par excellence au jeu qu’il mène avec nous, dans le cercle visuel très inquiétant où l’apparition lutte crépusculairement avec l’apparence ». Après un retour à Bucarest, en 1935, il revient à Paris en 1938 et partage l’appartement d’Yves Tanguy.

Il rencontre Jacqueline Abraham qu’il épousera en 1946 (L’Étrange K de Monsieur K). Il occupe, depuis 1945, un atelier au 2 bisrue Perrel, qui lui inspire la peinture du tableau La Rencontre du 2 bis, rue Perrel en souvenir du Douanier Rousseau.

Dans la nuit du 27 au 28 août 1938, lors d’une bagarre entre Óscar Domínguez et Esteban Francés, il est atteint en plein visage par un verre qui le prive définitivement de son œil gauche. Jusqu’à la déclaration de guerre de septembre 1939, le peintre traverse une période dite des Chimères. Il expose au Salon des surindépendants.

Après la défaite de juin 1940 et l’occupation partielle de la France par l’armée allemande, Victor Brauner se réfugie dans la famille du poète Robert Rius (dont il vient d’illustrer le recueil Frappe de l'Echo) à Perpignan. Il loge à Canet-plage, puis est en résidence surveillée à Saint-Féliu-d'Amont. En novembre, il est à la villa Air-Bel à Marseille, avec d’autres artistes comme André BretonMax ErnstWifredo Lam, et le militant communiste anti-stalinien Victor Serge.

Il espère obtenir un visa pour quitter le pays et échapper à la répression du régime de Vichy. Durant cette période, il participe à la création du Jeu de Marseille (création d’arcanes originales inspirées du tarot de Marseille) pour lequel il dessine les figures de la medium suisse Hélène Smith et du philosophe Hegel. Il réalise également une aquarelle offerte à l’infirmière qui s’occupa de lui lors d’une brève hospitalisation dans une clinique de la rue Paradis. Celle-ci la conserva toute sa vie, punaisée sur le mur de sa cuisine avant qu’elle ne soit mise en vente par l’un de ses héritiers en mars 2013. L’espoir d’exil se révélant vain, Victor Brauner est alors caché en Provence par René Char.

Dès mars 1942, il se réfugie chez des paysans au hameau de Celliers de Rousset et à Espinasses dans les Hautes-Alpes jusqu'en 1945. La précarité de sa vie le contraint à s’adapter et utiliser le peu de matériau dont il dispose. Ainsi, il peint à la cire, matière à qui il donne une valeur alchimique, voire ésotérique (Espaces psychologiquesLa VilleDevenir non devenant 1943, Analogie animale 1945, Triomphe du douteMotan de Lune 1946).

En 1947, il participe à l’Exposition internationale surréaliste, à la galerie Maeght et présente son être-objet Loup-Table. Après cette exposition, il quitte le groupe surréaliste. Dans les années suivantes, il tombe malade et s’inquiète du sort des Roumains illégaux en France, risquant d’être livrés à la nouvelle dictature stalinienne mise en place à Bucarest, qui réclame leur extradition : sa peinture s’assombrit jusqu’à devenir presque monochrome tandis que les titres de ses œuvres renouent avec l’humour Dada : OrgospoutniqueAutomomaAeroplapaPoisson à roulettes. Brauner va ensuite à Zurich puis, dans le canton du Tessin, à Ronco sopra Ascona.

Victor Brauner meurt le 12 mars 1966 des suites d’une longue maladie. Il est inhumé à Paris au cimetière de Montmartre (3, allée Cordier) ; sur sa tombe est inscrite en épitaphe une phrase extraite de ses carnets : « Pour moi peindre c’est la vie, la vraie vie, MA VIE… ».

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