LE BLOG DE FANFG

antisèche tranquille des arts plastiques

30 avril 2008

LE ROCOCO

Le Style Rococo

Au XVIIIe siècle, le mot Rococo est une déformation délibérément moqueuse du terme « rocaille » inventé quand ce style passa de mode !

En France, à la mort de Louis XIV (1715) les fresques furent dédaignées en faveur des tapisseries et les portraits du style Rigaud ne sont plus à la mode. Le style « rococo » s'applique surtout aux arts décoratifs, se caractérisant par l'emploi de couleurs lumineuses, dorées et par les courbes, il célèbre la frivolité d'un siècle libertin. Ce fut surtout entre 1715 et 1730 que ce style prit de l'ampleur, pendant la régence de Philippe d'Orléans fin collectionneur d'oeuvres d'art et protecteur d'artistes, tel Watteau. Le style « Pompadour » (favorite de Louis XV) fut une variante du style Rococo.

ANTOINE WATTEAU (1684/1721) né à Valenciennes, issu d'une famille de couvreurs. Très jeune, il entre en apprentissage chez un peintre de Valenciennes, et, à 18ans, il quitte cette ville pour Paris où il copie chez un marchand d'images, monsieur Gersaint, installé sur le pont Notre-Dame, des tableaux religieux et des scènes de genre. Las de ce travail fastidieux, de 1703 à 1709, il découvre le monde de Gillot, peintre réputé pour les scènes de la comédie italienne, puis, il assiste le peintre Audran qui l'initie aux arabesques et chinoiseries à la mode et décore avec lui des célèbres demeures parisiennes. Bénéficiant de la protection d'amis riches et influents comme le financier et collectionneur Crozat, il peut étudier de superbes dessins flamands et peint des scènes élégantes et gracieuses, dans des paysages verdoyants, où les personnages sont invités à la fête et à l'amour. En 1712, il est agrée à l'Académie royale de peinture, (on lui laissera le libre choix du sujet, contrairement aux usages) et il sera reçu en 1717, avec le fameux «Embarquement à l’île de Cythère» qui est une sorte de fête galante, thème auquel il consacrera une grande partie de son œuvre. Tuberculeux, il meurt à Nogent-sur-Marne à 37ans.

« Embarquement pour Cythère » 1718 H/T 130x 192cm Musée du Louvre, Paris

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FRANCOIS BOUCHER (1703/1770) né à Paris, il étudie la peinture, obtient en 1723, le 1er  prix de l'Académie royale de peinture et part étudier à Rome en 1727, comme élève libre, n'ayant pas obtenu une pension royale. A Parme, il voit les oeuvres du Corrège, à Venise, celles de Tiepolo, qui l'influencera pour ses grandes compositions décoratives (hôtel de Soubise à Paris). En 1731, revenu à Paris, il est admis à l'Académie royale et, en 1735, il reçoit de la cour ses premières commandes et Madame de Pompadour, protectrice des arts, assurera son succès en lui confiant les décorations fastueuses de ses demeures (Meudon, Choisy et Belle-vue). Lorsque Madame de Pompadour créera la manufacture royale de porcelaine à Vincennes, puis à Sèvres, elle demandera à François Boucher de réaliser des modèles de services de table. Il dirigera avec Oudry, les manufactures de tapisseries (Beauvais et Gobelins). Devenu peintre du roi, Boucher ne saura pas s'adapter à la nouvelle tendance en peinture dès (1750/1760) qui introduit le « Néoclassicisme » et, de ce fait, connaîtra la disgrâce et l'oubli. Il restera toujours le type même du peintre, style « rococo » représentant une peinture aristocratique, mondaine et jolie, il aura défini le « style Pompadour » !

« Diane sortant du bain » 1742 huile/toile 57 x 73cm Musée du Louvre, Paris

« Madame de Pompadour » huile/toile Wallace Collection, Londres

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JEAN HONORE FRAGONARD (1732/1806) né à Grasse, il est reçu 1er à l'Académie de peinture à 20ans. Il part 4ans plus tard à Rome, où il peint des scènes de la vie populaire puis la rencontre avec l'abbé Saint-Non, riche amateur de peintures et de gravures, le conduit à Tivoli, près de Rome, pendant l'été 1760, où Fragonard réalisera une superbe suite de dessins à la sanguine des jardins et de la villa d'Este. Revenu à Paris, il présente, en 1765, aux académiciens, un tableau d'histoire « Crésus et Callirhoé » !! C'est le triomphe, le roi l'achète et offre à Fragonard un atelier au Louvre. Il se marie en 1769avec une jeune fille de Grasse et se lasse de peindre des grands sujets historiques. Dès lors, il commence à peindre des sujets plus légers où les scènes galantes, les figures libertines dénotent une belle et heureuse expression de l'art de son temps mêlant gaieté, humour et sensualité. Sa connaissance vient de la culture figurative rocaille mais il la rénovera. Peintre « rococo » il tient à la fois de Boucher et de Chardin. Pendant quelques années, les amateurs se disputent ses peintures et gravures, mais une nouvelle génération de peintres commence à s'imposer et la révolution française (1789/1799) ruine une grande partie de sa clientèle. A partir de 1790, il renonce à peindre et obtient un poste au Muséum (le futur Musée du Louvre). En 1975, fut crée, à Grasse, le Musée Fragonard.

« L’Escarpolette » 1769 huile/toile 81 x 64cm Wallace Collection, Londres

« Le verrou » 1784 huile/toile 73 x 93cm Musée du Louvre, Paris

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GUILLAUME COUSTOU (1I677/1746) né et mort à Paris, issu d'une dynastie de sculpteurs, neveu d'Antoine Coysevox chez qui il se forma, frère de Nicolas Coustou (1558/1733) et père de Guillaume Il Coustou (1716/1777). En 1697, il reçoit le 1er prix de sculpture, qui lui ouvre les portes de l'Académie de France à Rome. Il s'imprégna alors, du «Baroque» romain en fréquentant l'atelier de Pierre Il Legros, puis, de retour en France en 1703, une carrière académique lui valut de multiples commandes des bâtiments du Roi (Les Invalides, la chapelle du château de Versailles, Marly). Son art ne présente pas les excès du Baroque, il fait le lien entre le goût pour l'expression et les tendances classiques par ce courant qualifié de « Rococo ».

« Les chevaux de Marly » 1743/45 marbre de Carrare 355 x 284 x 115cm

En 1795, le groupe sera Place de la « Concorde » à Paris puis remplacées par des moulages afin d'être conservées au Musée du Louvre à Paris !

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JEAN-BAPTISTE PIGALLE  (1714/1785) né et mort à Paris, il est formé dans les ateliers de Robert Le Lorrain et J. Baptiste Lemoyne. N'ayant pas obtenu le 1er prix de sculpture, il doit partir pour Rome, à ses frais, et, à son retour, il est néanmoins agrée, puis reçu, avec ses épreuves en terre et en marbre du « Mercure » d'un style « rocaille ». En 1748, il bénéficie de la protection de Madame de Pompadour qui lui commande « L’amitié » puis « L’amour embrassant l’amitié » pour son château de Bellevue. Plus prestigieuses, seront les commandes du «Monument à Louis XV » à Reims (en partie détruit) et de la « Tombe du maréchal de saxe » (esquisse, au Louvre, Paris). En1770, répondant à une souscription des gens de lettres, il sculpte « Voltaire nu » ce qui ne lui valut que des sarcasmes. Il parviendra cependant au sommet de la hiérarchie de l'Académie en devenant le seul sculpteur nommé à la fonction de chancelier. Son oeuvre présentera des tendances contradictoires, tout à tour, rocaille, baroque, naturaliste, vériste.

« Mercure rattachant ses talonnières » 1744 statuette marbre 59 x 35 x 30cm Musée du Louvre, Paris

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ETIENNE-MAURICE FALCONET (11716/1791) né et mort à Paris, il fut l'élève de Jean-Baptiste Lemoyne. La présentation à l'Académie de « Milon de Crotone » doit beaucoup à l'art de Puget. Estimé par Louis XV, il eut à la cour, la carrière la plus complète. Se consacrant au début de sa carrière aux sculptures de petites dimensions, il deviendra le sculpteur favori de Madame de Pompadour qui lui commandera de nombreux portraits et groupes décoratifs. Grâce à elle, il est nommé Directeur de

la Manufacture

de Sèvres où il exécutera des petites figurines en biscuit (porcelaine ultra fine). Les sujets galants et les scènes champêtres inspirées des peintures de Boucher, l'associent au style rocaille, mais une autre tendance de sa production sera d'inspiration classique. Cette qualité d'art, oscillant entre le « Baroque » et le « Classicisme » lui valut les faveurs de Catherine (tsarine de Russie). Elle le pria de venir à Saint-Pétersbourg en 1766 pour la réalisation d'une oeuvre majeure, « La statue équestre de Pierre le Grand ». Autodidacte érudit, il fut le correspondant de Diderot et fréquenta à Paris les milieux savants et raffinés

de l'époque pré révolutionnaire. Auteur d'essais, il commenta Pline l'Ancien et laissa dans ses « Observations» sur « La statue de Marc Aurèle » de sévères critiques sur l'art antique.

«

La Baigneuse

» 1757 statuette en marbre 82 x 26 x 28cm Musée du Louvre, Paris

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Le XVIIIe siècle prit fin avec JEAN ANTOINE HOUDON (1741/1828), né à Versailles, mort à Paris, il est formé par Slodtz et Pigalle. Très jeune, en 1761, il recevra le prix de Rome, qui le fera partir travailler en Italie jusqu'en 1768. Il y réalisa des études anatomiques et les figures de « Saint Bruno » et « Saint Jean Baptiste » pour l'église Sainte-Marie des Anges. De retour à Paris, il exécute une statue de « Diane chasseresse » qui se situera entre naturalisme, classicisme et maniérisme. Il reçut de nombreuses commandes pour des monuments funéraires mais c'est dans l'art du portrait qu'il déploya tout son génie (bustes et portraits étant très appréciés à cette époque). Ainsi, entre 1775 et 1778, les visages des plus grandes personnalités de la culture françaises (Voltaire, Diderot, Turgot, Buffon, Gluck, Molière) passèrent sous le ciseau de ce sculpteur qui savait traduire la juste psychologie des modèles. Il sculpta avec plaisir des portraits d'enfants et son célèbre « Voltaire assis » (Comédie française à Paris) fut un triomphe au Salon de 1781. En 1785, le portrait de « Franklin » qui lui vaut encore un succès, l'emmène à réaliser à Philadelphie (en Amérique), la statue de « Washington » (Capitole de Richmond). Il réalise durant la période révolutionnaire les portraits de Bailly,

La Fayette

, Mirabeau, et, malgré un

portrait à l'antique de « Napoléon », son activité se ralentit sous le Second Empire et la « Restauration ». Jean Antoine Houdon se situe au point de jonction entre les dernières créations « Rococo » et le « Réalisme sensible » !

« Louise Brongniart » 5ans (future femme de Houdon) 1777 buste terre cuite 35 x 242 x 24cm Musée du Louvre, Paris

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29 avril 2008

LA STYLOGRAPHIE DE DOMINIQUE BOUCHER

DOMINIQUE BOUCHER EST UN STYLOGRAPHE DE TALENT A VISITER DANS LES LIENS "MES AMIS,AMIES"

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28 avril 2008

EXPOSITION HELENE JULIEN

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  VENISE AU FEMININ

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27 avril 2008

HUMOUR

22976161Larevanchedesblondes_leg   cliquez et lisez : HIHIHI

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26 avril 2008

ART DE LA PHOTO

PATRICK YVERNAT 

VISITEZ SON SITE DANS MES LIENS

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PHILIPPE NOUVIER

VISITEZ SON SITE DANS MES LIENS

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25 avril 2008

EXPOSITION YVETTE CATHIARD ET MACHA DE BOURGES

                         exposition

   

EXPOSITION

DU 22 AU 26 MAI

CATHIARD Yvette

Peintures

MACHA DE BOURGES

Mosaïques

Cocktails

Jeudi 22 mai à partir de 18h

Vendredi 23 à partir de 18 h

Samedi 24 à partir de 18 h

Dimanche 25 de 15 h à 19 h

Lundi 26 à partir de 18 h

Adresse de 1.exposItIon

Nathalie Martin

159 rue Championnet

75018 paris

06 08 37 92 70

métros : Jules Joffrin et Guy Moquet

Bus: 60 et 95

arrêt Damrémont Championnet

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YVETTE CATHIARD

ARTISTE PEINTRE, SCULPTEUR ET ECRIVAIN!  VOICI QUELQUES UNES DE CES OEUVRES! POUR LA CONNAÎTRE MIEUX, VISITEZ SON SITE INSERE DANS MES LIENS "ARTISTES DE TALENT"

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Yvette CATHIARD
"DIMEY,

LA BLESSURE DE

L'OGRE"

"Il reste le roi de son village, les frontières du monde s'arrêtent rue Lepic, la muraille de Chine juste derrière. Il en est le poète et pour quelques uns le bouffon.
Pourtant à mesure que sa silhouette s'est alourdie son esprit s'est clarifié, comme une source limpide filtrée par son corps chargé de ses regrets, déjections, colères et amertumes, amours bafouées, petitesses et médiocrités. Il cohabite avec cette intime souffrance devenue douce tant elle est familière de ses propres limites. Mandarin incontesté d'un royaume en trompe-l'oeil, il règne sur ses espoirs en friche, ses projets retombés en jachère, les transformant suivant l'heure en richesse ; une chance dans ce monde déclassé d'être inclassable et de s'abandonner aux caprices du hasard qu'on pourrait appeler destin."
Nous connaissions d'Yvette CATHIARD sa peinture, puissante et charnelle. Nous retrouvons son trait incisif dans l'écriture de ce récit.

La Blessure

de l'ogre retrace 15 ans de vie commune avec Bernard DIMEY. Le poète évolue sur une toile de fond privilégiée, sa cour des miracles où se mêlent bas-fonds et Tout-Paris, Pierre BRASSEUR et Michel SIMON, ses amis, mais aussi de merveilleux inconnus.

               

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23 avril 2008

QUELQUES OEUVRES DE FG

ALICEPOUR ME SOUVENIR QUE J'AI REALISE QUELQUES TOILES ET POEMES !!!

DESIR_D_EXPRESSION__FG  EXTRATERRESTRE__FG

FEMME_AU_VOILE__FG  LA_VIOLONCELLISTE___FG

MIKONOS___FG  VAN_GOGH_____FG

                  LE_CHAT_JAUNE___FG

MA MOITIE D’ORANGE  (FG)

Lorsque je croyais à cette folle idée

Qui pouvait exister un être qui me ressemble,

Avec lequel, main dans la main, hiver comme été

Nous serions amis, amants, faisant comme bon nous semble,

Rêvant d’un autre monde, croyant aux contes de fées,

Naïve, ingénue, idiote, je marchais à l’amble !

Lorsque j’ai cru avoir rencontré cet être charmant

Pour lequel, j’aurais aimé me confondre,

Communion du corps et esprit pour ne former qu’un chant,

J’avais oublié, hélas, que ce n’était qu’une ombre !

Derrière les barreaux, n’écoutant que le vent

Des regrets, des douleurs et attendre à m’en morfondre !

Lorsque je crois désormais que jamais il ne sera

L’être charmant pour lequel je brisais mes chaînes,

Il me reste de continuer jusqu’à l’au-delà,

De rêver encore, toujours et croire à l’aubaine

Qui me fera rencontrer l’être du grand opéra,

Celui qui me ressemblera et pour qui je suis faite !

                                                                    

                                                     

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22 avril 2008

LE BAROQUE

L'art Baroque

Entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, la peinture marque l'apogée du Baroque (italien) et du Rococo (français) C'est à Rome que se manifeste le renouveau pictural, le « Caravagisme » « l'académisme bolonais » et la naissance du « Baroque » ! A Rome, se manifeste le renouveau de l'Eglise, qui, mise en cause par la réforme luthérienne, tente d'encourager les artistes à montrer la grandeur de l'Eglise et à affirmer par les images, la force de la foi ! L'art Baroque offre une exubérance agréable, une hardiesse impétueuse qui produit des effets spectaculaires et réalistes ! Des courants nouveaux s'imposent à l'Europe sauf en Hollande, en raison du protestantisme ! A Rome, en 1666, est créée « l'Académie de France » qui sera un lieu privilégié pour le développement artistique.

En Italie

MICHEL ANGELEO MERISI dit LECARAVAGE (1571/1610) né à Caravaggio, situé près de Bergame, Il fait son apprentissage à 12ans, chez un peintre milanais Simone Peterzano, puis, attiré par l'éclat de Rome, il s'y installe en 1591 où il mène une vie insouciante avec les gens du peuple et vers 1596 et le Cardinal dei Monte admire ses premiers tableaux de genre telle «  la diseuse de bonne aventure » et deviendra son protecteur jusqu'en 1598 ! Il réalisera des toiles importantes et des compositions monumentales pour la chapelle Contarelli de Saint-Louis des Français de Rome ! Il imposera sa vision de la nature humaine et de la réalité. Jusqu'en 1606, il travailla beaucoup pour la décoration d'autels d'églises romaines pour lesquelles il peint en autres « la mort de

La Vierge

» pour l'église Sant'Agostino de Rome. Menant une existence scandaleuse, en 1606, à la suite d'une rixe où il tue son adversaire, il va se réfugier à Naples, puis en Sicile et cherche à regagner la grâce pontificale en revenant à Rome, mais,  épuisé, il attrape la malaria et meurt en 1610. Son influence picturale est telle, que le mot « caravagisme » est imposé pour tous ceux qui se sont inspirés de la vie quotidienne dans leurs tableaux, aussi bien religieux que profanes et ont utilisé l'éclairage clair-obscur !

« La diseuse de bonne aventure » 1596 H/T  99 x 131cm Musée du Louvre, Paris

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SCULPTURE

GIAN LORENZO BERNINI dit le BERNIN 1598/1680) né à Naples, mort à Rome, il débute dans l'atelier de son père qui s'installe à Rome en 1605, et ses dons étonnants lui assurent la protection du Cardinal  Borghese qui le rend célèbre à 13ans grâce aux commandes de celui-ci « Apollon et Daphné » et « David » ! En 1624, une heureuse collaboration s'établit entre lui et la papauté, et il exercera principalement pour

la Cathédrale

pontificale Saint-Pierre de Rome, mais, invité en France par Louis XIV, il réalisera un buste et une statue équestre représentant le roi ! Le Bernin dominera l'architecture et la sculpture de l'Italie du XVIIe siècle. Cet homme saura faire vivre le marbre et le bronze, et sera le plus éminent maître du Baroque pour ses oeuvres monumental et décoratives !

« David » 1605 marbre Musée Borghèse, Rome

« Extase de Sainte Thérèse » 1644/52 marbre Sainte-Marie-de-Ia-Victoire, Chapelle Cornaxo

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Venise

Si la contribution de Venise a été faible au XVIIe siècle, en revanche, au XVIIIe siècle, elle sera très importante !! Son apport sera de deux ordres:

1/ par une nouvelle école de peintres paysagistes

2 la merveilleuse décoration des murs et des plafonds

FRANCESCO GUARDI (1712/1793) né à Venise, il travaille, suivant la tradition, sous la direction de son frère aîné Gian Antonio, qui dirige l'atelier familial déjà très réputé à Venise! Son talent s'affirme et lorsque son frère meurt, en 1760, Francesco à près de 5Oans et il se consacrera jusqu'à la fin de sa vie à peindre des paysages vénitiens qui feront sa célébrité. Il sera le peintre représentant de Venise, avec ses monuments, ses fêtes, et le jeu changeant du ciel et de la mer !

« Le départ de Bucentaure, du quai des esclavons, jour de l’Ascension » 1766 H/T 66x100cm Musée du Louvre, Paris

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GIAMBATTISTA TIEPOLO (1696/1770) né à Venise, mort à Madrid, il sera après quelques années d'apprentissage et des premiers tableaux aux couleurs violentes et contrastées, un peintre fresquiste virtuose, aimant le mouvement et le faste, et fut le dernier des grands décorateurs « baroque » Italiens. En 1762, il est invité par le roi d'Espagne Charles III pour décorer des fresques, le plafond du nouveau palais royal de Madrid, ce sera son dernier voyage!

« Alexandre et Campaspe dans l’escalier d’Apelle » 1725 H/T 54x74cm Musée des Beaux-Arts, Montréal

« Polichinelle et acrobates »  H/T  Ca'Rezzonico, Venise

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En Flandre

PETER PAUL RUBENS  (1577/1640) né en Westphalie de famille anversoise, il revient à Anvers après la mort de son père et rentre comme page, au service de la comtesse Marguerite de Ligne Arenberg. Parallèlement, il débute sa formation de peintre et, dès 1600, il est inscrit à la guilde des peintres d'Anvers. Il décide de partir pour l'Italie, la patrie des arts, et voyagera de Venise à Mantoue (où il travaille pour le duc Vincent de Gonzague, puis Rome, Parme, Bologne, Florence, etc.. Il revient à Anvers en 1608 et l'archiduc régent des Pays-Bas, le nomme peintre de cour ! Il se marie, ouvre un atelier, et toute l'Europe le réclame, polyglotte, habile, il pratique la diplomatie et sera chargé de l'organisation de la paix entre l'Angleterre et l'Espagne, puis entre

la Hollande

et les Pays-Bas du Sud. Maître du baroque, joyeux, il a développé un style exubérant, sa peinture reflète l'audace de sa sa vie, de l'ivresse des sens, il excellera dans les sujets religieux, mais il sera surtout connu pour sa production de portraits !

"L'Apothéose d'Henri IV et proclamation de la Régence de Marie de Médicis 14 Mai 1610"

1622/1625  H/T  394x727cm  Musée du Louvre  Paris

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En France

A Paris, on crée en 1648, l'Académie des Beaux-Arts, qui permet aux meilleurs élèves d'obtenir par concours « le prix de Rome » ! L'Académie royale de peinture et de sculpture créée permettra désormais d'obtenir aux peintres et sculpteurs, le statut d'artiste, ils ne seront plus assimilés aux corps d'artisans ! Outre l'enseignement et l'organisation du fameux « Salon » une des fonctions de l'Académie était de recenser les personnes dignes d'exercer leur art dans le cadre des entreprises princières. En 1667, sera organisé le 1er Salon officiel par l'Académie royale de sculpture et de peinture, afin d'exposer les oeuvres d'artistes vivants, mais il sera ensuite, organisé irrégulièrement jusqu'en 1794 ! A partir de 1791, la fin de la monarchie permis aux artistes académiciens ou non d'exposer leurs oeuvres au Salon ! En 1881, le Salon devint le « Salon des artistes français » et, actuellement, il existe d'autres salons tels : Le Salon des Indépendants, le Salon d'Automne, le Salon de

la Sté

des Beaux-arts!

La manufacture des Gobelins créée par des tapissiers Flamands sous Henri IV commence une production intensive ! Dans la peinture française, la violence de la rupture entre le XVIe et le XVIIe siècle peut se constater dans des oeuvres inspirées ou influencées par Le Caravage, l'Ecole flamande et le Classicisme romain !

SIMON VOUET (1590/1649) né à Paris, peintre français influencé par une importante période romaine, il séjourne, en effet, en Italie, à Venise puis à Rome de 1612 à 1627 où il apprécie Le Caravage ! Il s'exprime alors dans les couleurs sombres, rapidement apprécié, il reçoit des commandes de tableaux d'églises romaines ou napolitaines et réalise des portraits. Populaire en France, en 1626, Louis XIII lui demande de revenir pour être son premier peintre et reçoit alors, les plus grandes commandes de son temps et fit une carrière officielle et brillante grâce à son style aisé et décoratif ! Décoration de nombreux hôtels et églises de Paris, décoration du château neuf de St Germain-en-Laye (disparu aujourd'hui) font partis de ses œuvres ! Dans son atelier, Simon Vouet fait figure de chef d'école et formera toute une génération de peintres des années 1630/1650 comme Le Sueur, Mignard, Le Brun.

« Le temps vaincu par l’Espérance, l’Amour et

la Beauté

» 1627 H/T 107 x 142cm Musée du Prado, Madrid

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GEORGES DE

LA TOUR

(1593/1652) né à Vic-sur-Seille en Lorraine, d'une famille de boulangers. De sa formation, on suppose qu'il a dû bénéficier du foyer artistique brillant de cette région, et il a probablement étudié en Italie l'oeuvre de Caravage. Son talent de peintre est vite reconnu, et, dès 1623, le duc de Lorraine lui achète des peintures!

En 1638, à Paris, il offre à Louis XIII, un tableau « Saint Sébastien soigné par

Irène » (aujourd'hui disparu) et le roi lui accorde le titre de peintre officiel, mais il choisit de vivre à Lunéville avec sa femme, où il a su, malgré son arrogance, se faire accepter par l'aristocratie régionale. Sa peinture se vend bien, il décore les grands intérieurs bourgeois et les églises, mais, seule, une quarantaine de ses tableaux ont survécu aux désastres qui ont bouleversé

la Lorraine

en 1638, et Georges de

La Tour

mourra de la peste en 1652. Maître d'un caravagisme dépouillé, intériorisé, il demeure une classe à part, avec une note prédominante mystique et non Baroque. D'une apparente simplicité, la lumière aura une place exceptionnelle qui créera une dimension spirituelle à ses tableaux !

« Le tricheur à l’as de carreau » 1647 H/T 106 x 146cm Musée du Louvre, Paris

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NICOLAS POUSSIN (1594/1665) né aux Andelys, près de Rouen, fils de notaire, il reçoit une instruction soignée (latin, histoire ancienne, belles lettres) et, à 17ans, il rencontre Quentin Varin, artiste peintre, chargé d'exécuter des toiles pour l'église du bourg, révélé, Nicolas Poussin décide de devenir peintre ! Ses parents sont consternés mais Nicolas n'en démord pas et va apprendre son métier à Paris! Très vite, il préfère l'étude des anciens et à la chance de les côtoyer dans les collections royales ! Il quitte Paris pour Rome, grâce à l'appui du Cavalier Marin, poète italien qui apprécie son art (grandes compositions pour des églises parisiennes)! En1624, il découvre Rome, l'oeuvre de Titien et Raphaël, et de hauts personnages vont s'intéresser à lui, tels le cardinal Francesco Barberini ou Cassiano dal Pozzo, puis, il se consacrera aux tableaux de chevalets pour les intimes, les collectionneurs et les érudits. Le milieu brillant et raffiné qu'il fréquente lui permet de trouver des clients et d'approfondir les sujets philosophiques qui l'intéressent ! Il quitte Rome en 1640 pour Paris afin de répondre aux commandes royales de Louis XIII et renouer ainsi avec les grandes réalisations tels les tableaux d'autels et les décorations, mais en 1642, déçu par le climat artistique, il quitte définitivement Paris pour Rome où il accordera une grande place à des tableaux inspirés de la philosophie et des cultes païens ainsi qu'aux paysages, la nature, dont il se sent proche puisqu'elle est à l'opposé des vanités humaines ! Ingres le tenaient pour maître, et Cézanne l'a étudié de près pour s'en servir de référence et de contraste dans la recherche de sa propre créativité !

« L’inspiration du poète » 1630 H/T/ 182x 213cm Musée du Louvre, Paris

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CLAUDE GELLEE dit le LORRAIN (1I600/1682) né à Chamagne près de Nancy. Très jeune, il part en Italie et devient l'élève d'Agostino Tassi, et, après un bref retour dans sa ville natale, il s'installe définitivement à Rome en

1627. A

partir de 1630, il travaille beaucoup pour les commandes de hauts dignitaires romains et étrangers. Le pape Urbain VIII et le roi d'Espagne sont ses principaux mécènes, et, comme Poussin, il ne participe pas aux chantiers romains, sa production se limitant à la peinture de chevalet ou des dessins pour les particuliers ! A partir de 1640, ses compositions deviennent plus grandes et les sujets souvent religieux ou mythologiques, puis sa peinture devient de plus en plus classique, et s'il peint souvent d'après nature en s'inspirant de la campagne romaine, ses paysages sont pour la plupart, imaginaires. Il fut un peintre de rêves et de pensées libres, et préfigura le XIXe siècle anglais !

« Port du soleil couchant » 1639 H/T 103x 137cm Musée du Louvre, Paris

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Les Frères LENAIN Antoine et Louis (1602/l610/1648) Mathieu (1607/1677) Comme beaucoup de leurs contemporains, leur vie nous est mal connue mais l'on sait qu'ils sont issus d'une famille bourgeoise à Laon, qu'ils s'établissent à Paris vers 1629 et qu'ils connurent un succès immédiat. En 1648, ils seront tous trois admis à l'Académie royale de peinture et de sculpture qu'ils ont contribué à créer. Mais cette même année, une maladie emporte les deux frères aînés, laissant Mathieu terminer une oeuvre commune et constante entre eux, malgré la personnalité de chacun ! Les frères Le Nain se sont essayés aux portraits, aux tableaux religieux ou mythologiques et aux multiples scènes paysannes qui ont assuré leur gloire posthume. Ils ont été redécouvert grâce aux écrits de Champfleury en 1850, écrivain et critique d'art français, défenseur de l'esthétisme réaliste.

« Le repas de paysans » 1642 H/T  97x122cm Musée du Louvre, Paris

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CHARLES LE BRUN (1619/1690) peintre français né à Paris, formé dans l'atelier de Simon Vouet, il étudia à Rome avec Poussin, protégé par Colbert et il fut 1erpeintre du roi Louis XIV ! Au style Baroque, grand décorateur, peintre de fresques, il fut directeur des Gobelins et chancelier de 'Académie en 1663. Il présida à la décoration de Versailles et exerça jusqu'à la mort de Colbert, une quasi-dictature sur les arts !

« La bataille d’Arbelles » 1669 H/T  470x1264 cm Musée du Louvre, Paris

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HYACINTHE RIGAUD (659/1743) peintre français né à Perpignan,  il s'installe à Paris et gravit tous les échelons de la carrière académique et deviendra en 1733 directeur  de cette même Académie. Il sera, avec Largillière un des principaux portraitistes de l'époque. Peintre officiel de Louis XIV, il impose un style solennel et fastueux qui lui donne une grande renommée auprès d'une clientèle fortunée (bourgeois, banquiers et financiers), sa carrière s'étendra durant 60ans et il réalisera environ 400 tableaux. Avec sa spécialisation dans les portraits somptueux, l'apport de Hyacinthe Rigaud reste capital dans l'histoire de la peinture française. Il fut l'auteur de portraits d'apparat, tels ceux de Louis XIV, Bossuet, Louis XV (au Louvre et à Versailles)

« Portrait de Louis XIV, roi de France » 1701 H/T 277 x 194cm Musée du Louvre, Paris

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JEAN-BAPTISTE SIMEON CHARDIN (1699/1779) né à Paris, son père, ébéniste, l'oriente pour son apprentissage, chez deux peintres d'histoire, Pierre-Jacques Cazes et Noël-NicolasCoypel ! Très doué, il rentre à 28ans, à l'Académie royale de peinture et de sculpture dans la catégorie des peintres de natures mortes (animaux et fruits) et en 1728, il offre à l'Académie son 1er  chef-d'œuvre « La raie » A partir de 1730, il ne se limite plus aux tableaux d'objets, animaux ou fruits, mais aux scènes de genre évoquant l'intimité de la vie domestique. Sa peinture est très appréciée à Paris et dans les cours d'Europe, ces petits tableaux plein de délicatesse plaisent à Louis XV qui lui commande en 1751, «

La Serinette

» Il sera un peintre au réalisme soigné, et un grand coloriste, Diderot, créateur de la critique d'art, portera une grande admiration pour Chardin. Il mènera une vie paisible au Louvre, mais, sa vue baissant, il réalisera au pastel de merveilleux autoportraits. Le public ne s'intéresse plus à son travail et après avoir remporté un immense succès, il décèdera dans l'indifférence. La mesure raisonnée, la poésie des choses les plus simples du XVllle siècle sont résumées par le goût de Chardin !

«

La Pourvoyeuse

» 1739 H/T 47 x 38cm Musée du Louvre, Paris

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On peut retenir le nom de LOUIS LE VAU (1612/1670) peintre et architecte, qui participa entre autre, grâce à son sens de la mise en scène somptueuse, à l'élaboration du Château de Versailles et à la construction du Château de Vaux-le-Vicomte.

On retrouve l'art Baroque en Autriche, Bavière,

La Bohème

,

La Moravie

,

La Pologne

, L'Espagne, le Portugal, mais les Pays-Bas, l'Angleterre, l'Allemagne, ne subirent pas cette influence mais l'adaptèrent tout de même en fonction de leurs propre goût et leurs traditions !

En Hollande

La peinture hollandaise au XVIIe siècle s'attacha plutôt à l'art du portrait sous toutes ses formes, pourquoi on a souvent accolé l'art hollandais  de bourgeois.  Les clients étaient souvent des bourgeois prospères. De plus, les tableaux étaient petits en général et s'accrochaient suffisamment bas pour les examiner à la loupe !

JOHANNES VERMEER (1632/1675) né à Delft, son père tient une auberge et vend des tableaux, mais l’on ne sait presque rien sur sa formation, sauf qu'il travailla auprès de Carel Fabritius, élève de Rembrandt. En 1653, il est admis à la guilde des peintres de Delft et se marie richement avec la fille d'un notable catholique et prend la succession du fonds de marchand de tableaux et d'oeuvres d'art de son père en 1652. Il ne réalisera qu'une trentaine de petits tableaux entre 1653 et 1675. Ses dix enfants à nourrir,

la Hollande

envahie par Louis XIV en 1672, traverse une grave crise économique ! Vermeer vend peu de tableaux, son commerce ne rapporte presque rien, il meurt à 43ans épuisé par les difficultés financières. Il sera un grand peintre isolé, anti- baroque sans maître ni disciples. Son oeuvre, calme et paisible se détache, solitaire, dans l'histoire de l'art européen. Il choisit le parti du réalisme du quotidien. Il faudra attendre le début du XXe siècle pour qu'il soit découvert, notamment par l'écrivain Marc Proust qui fut émerveillé par le tableau « Vue de Delft » !

«

La Dentellière

» 1664 huile/toile marouflée bois 24 x 21cm Musée du Louvre, Paris

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REMBRANDT Harmensz van Rijn (1606/1669) né à Leyde, issu d'une famille modeste, il entre en apprentissage dans un atelier médiocre, puis fréquente l'atelier de Peter Lastman à Amsterdam. Devenu maître à 18ans, il ouvre son atelier dans le moulin familial, travaille avec Jan Lievens, s'initie à la gravure et dès 1630, il réalise des gravures tirées de ses tableaux et plusieurs autoportraits. En 1631, il ouvre un atelier à Amsterdam où, très vite, ses qualités de portraitiste lui attirent des commandes de grands bourgeois de la ville. En 1634, il épouse la cousine de son associé, Saskia, très riche marchand de peintures ! Dans son atelier, sa production est immense, portraits, paysages, scènes de vie religieuse ou de la mythologie, et il aura en 1639, de nombreux apprentis qui, comme ceux de Rubens, vont se partager le travail, et qui, plus tard, l'imitera et diffusera son style. Collectionneur passionné, il emplit sa maison de bijoux, d'armes, d'oeuvres d'art. En 1642, il peint la fantastique œuvre, «  La ronde de nuit » qui est en fait une scène de jour. Au contraire du Baroque, sa peinture n'exige pas la participation du spectateur, elle ne se rattache en rien aux règles et principes du Baroque. Il fut un grand portraitiste s'attachant à l'expression psychologique des personnages puisque pour lui, la véritable beauté est intérieure. Il fut le peintre le plus profond de l'humanisme protestant !