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antisèche tranquille des arts plastiques

01 mai 2008

LE NEOCLASSICISME

L'art Néoclassicisme

Vers le milieu du XVIIIe siècle, une réaction s'amorce par rapport au « Baroque » et au « Rococo » qui s'épanouira entre (1780/1805) dans le style«Néoclassicisme ».

Il ne s'agit pas d'un simple mode artistique mais une conception générale, qui concerne l'esthétique avec l'acceptation d'un idéal de beauté extérieure à la nature et à une élaboration strictement intellectuelle de la perfection. Le goût, avec l'importance nouvelle accordée à la décoration, au mobilier, aux vêtements, et la connaissance, avec l'intérêt et l'enthousiasme des recherches archéologiques, la découverte des civilisations (grecque, romaine, étrusque, et égyptienne). Il oppose le retour à la puissance, la pureté, l'équilibre de l'idéal plastique et classique. Cela suscite de nouvelles orientations de la pensée humaine et une dimension internationale affirmée !

(Page historique importante « la révolution française » (1789/1799). Toute l'Europe fut concernée, mais c'est la ville de Rome, en Italie qui fut le berceau du « Néoclassicisme » !

ITALIE EN SCULPTURE

ANTONIO CANOVA (1757/1822) italien, né à Possagno, mort à Venise, initié par son grand-père, il montre d'abord une sensibilité proche du  « Baroque » avant de découvrir à Rome et à Naples, l’Antiquité. Introduit dans les milieux internationaux, il sera vite remarqué par son admirable technique et ses oeuvres en marbre d'une beauté classique et idéale, en accord avec les théories professées par Wincklmann et Quatremère de Quincy. Les commandes affluent, et, avec son aide d'atelier, il réalise des monuments funéraires pour des papes, des personnalités comme Marie-Christine d'Autriche. Un autre aspect de sa carrière regroupe des oeuvres à sujets héroïque « Thésée et le Minotaure » ou plus léger, comme « Psyché ranimée par le baiser de l’amour » ou « Les trois Grâces » ! Les portraits, bustes ou créations comme le portrait de« Pauline Borghèse » ou l'effigie de « Napoléon 1er nu » (qui aboutit à Apsley House, Londres). En 1779, il s'établit à Rome, mais il est sollicité en Russie, Vienne et Paris où il réalise pour l'Empereur Napoléon 1er « Napoléon en Mars purificateur » ! Il refusa la direction du Louvre que Napoléon 1er lui proposait, mais accepta celle des Musées Pontificaux qu'il réorganisa. Il fut le principal représentant de « l'art Néoclassicisme » A Possagno, sont regroupés dans une sorte de panthéon, tous les plâtres originaux de cet artiste dénigré à l'âge « romantique. » puis réhabilité de nos jours !

« Psyché ranimée par le baiser de l’Amour » 1793 Marbre 155x 168x101cm Musée du Louvre, Paris

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EN FRANCE:

En France, la peinture souffrit beaucoup des idéaux restrictifs du mouvement « Néoclassicisme ». Dès1745, il s'opéra une réaction contre le style et les fantaisies complaisantes du « Rococo ». Aussi, vers 1750, apparaît la mode antiquisante, puis avec les hommes de la révolution, l'art reçoit une fonction éducative, et doit célébrer des valeurs comme le courage, le respect des lois, le patriotisme. Le Musée du Louvre ouvre ses portes au public le 18/11/1793.

JACQUES LOUIS DAVID (1748/1825) né à Paris, fils unique d'une famille bourgeoise aisée et cultivée. Il se révèle doué pour le dessin dès sa jeunesse, et à la mort de son père, il entre dans l'atelier du peintre néoclassique Joseph Marie Vien, où il étudie les antiques au Louvre et ses premières toiles se référent à la mythologie. Il tentera le concours du prix de Rome, et après quatre tentatives, il est reçu avec le 1er prix en 1774. Il passe alors, cinq années à la villa Médicis, accompagné de son maître Vien, nommé directeur de l'académie de France à Rome et étudiera également la sculpture gréco-romaine, il découvre Raphaël et s'inspire de Poussin. De retour à Paris en 1780, il ouvre un atelier très fréquenté, notamment par Ingres, sa réputation croît, il réalisera de nombreux portraits de la haute société et apporte sa 1ère contribution à la révolution avec son 3Serment des Horaces » en 1784 ! On lui commande une grande toile reconstituant « Le serment du jeu de paume du 20 Juin 1789 » mais le tableau ne sera jamais commencé faute de sa participation aux bouleversements politiques auxquels il participe activement. Elu député de la convention en septembre 1792, il s'occupe de la culture et des arts. Il fait supprimer l'Académie royale de peinture et sculpture et organise des fêtes républicaines. A la mort de Robespierre, après le coup d'état du 9 thermidor, il est emprisonné et risque la guillotine, mais reniant ses amis et grâce à sa renommée d'artiste révolutionnaire, il sera libéré en 1795. Il se consacrera désormais, uniquement à son art et réalisera « Les Sabines » en 1799 qui marque le retour à la grandeur de l'Antiquité, puis, fasciné par Bonaparte, il accepte de devenir son peintre officiel en 1804 ! A la chute de l'Empereur et le retour des Bourbons, il s'exile à Bruxelles définitivement, ouvre un atelier et décèdera d'un accident cardiaque à l'âge de 77ans. Peintre engagé, peintre d'histoire et portraitiste, il sera admiré mais aussi détesté, chef de l'école néoclassique, il formera des centaines d'élèves dont Drouais, Girodet, Gérard, Gros, Ingres. Il domina la peinture française et marquera de son empreinte le XIXe siècle !

« L’enlèvement des Sabines » 1799 huile/toile 385 x 522cm Musée du Louvre, Paris

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JEAN-AUGUSTE INGRES (1780/1867) né à Montauban, il entre à 11ans, à l'académie de Toulouse, grâce à son père lui-même peintre et sculpteur, il jouera aussi du violon qui restera toute sa vie son « violon d’Ingres » sic ! A 17ans, il monte à Paris et rentre dans l'atelier de David dont il sera l'élève favori. En 1801, il obtient le prix de Rome, et, pensionnaire à la villa Médicis de 1806 à 1811, il décide de rester à Rome où il peint des portraits et de grandes compositions comme  « Le songe d’Ossian » et découvre Raphaël.  A la chute de l'Empire, les commandes sont rares et faute d'argent, il fera ses portraits à la mine de plomb. Au Salon de 1819 à Paris, il envoie plusieurs toiles dont « la grande Odalisque » peinte en 1814 et remporte un grand succès au salon de 1824, avec « le vœu de Louis XII » (cathédrale de Montauban) commande du gouvernement français. Dès lors, il ouvre à Paris, un atelier et s'impose comme portraitiste et dessinateur incomparable. Il reçoit de nombreuses commandes officielles et réalise des portraits de l'aristocratie et la haute bourgeoisie. De 1835 à 1841, il retourne à Rome pour diriger la villa Médicis, puis revient à Paris et meurt en 1867 des suites d'une pneumonie. Le Musée Ingres à Montauban possède une cinquantaine de tableaux, plus de 4000 dessins et le célèbre violon de l'artiste. Ingres se caractérisa par une grande rigueur dans le dessin et la construction, il recherchera sans cesse l'expression de la vérité plutôt que le beau idéal, il en résultera des oeuvres à sensibilité romantique.

« La baigneuse de Valpinçon » 1808 huile/toile 146x 98cm

« La grande Odalisque » 1814 huile/toile 91 x 163cm    

Musée du Louvre, Paris

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