08 mai 2008
LE REALISME
Le Réalisme
En 1863, fut organisé le 1er Salon des refusés par Napoléon III, pour tenir compte des protestations des artistes devant le nombre important d'oeuvres refusées par le jury du « Salon officiel ». C'est avec cette manifestation que l'on a fait débuter l'histoire de l'art moderne ! Le. « Réalisme. » a investi la seconde moitié du XIXe siècle et au-delà. L'imagination fut condamnée. La réalité, la nature, le monde extérieur tels qu'ils sont, devaient être la seule source d'inspiration. Le but de l'art était le portrait fidèle au réel. Les découvertes scientifiques et les changements techniques amenaient à tenir compte des faits et des expériences concrètes. L'histoire de la science, de la photographie se concrétisa avec l'équipe de William Henry Fox Talbot à Reading en 1845 et Daguerre qui travailla à partir de 1829 avec Nicéphore Niepce (1765/1833) ! La paternité en reviendra après maintes polémiques, à Daguerre, en 1839 lors de la présentation officielle à l'académie des sciences de Paris. En 1859, Baudelaire présenta la photographie comme le refuge de tous les peintres manqués, pourtant, Corot, Delacroix, Courbet en feront usage ainsi que Degas, Renoir, ou Cézanne. Félix Nadar (1820/1910) qui abrita la 1ère exposition des « Impressionnistes » en 1874, voulut élever « la photographie» à la hauteur de l'art !
En France
GUSTAVE COURBET (1819/1877) né à Ornans dans le Jura, à 20ans, il part pour Paris faire son droit, rencontre Charles Baudelaire, et, très vite, il décide de peindre, mais refusant l'enseignement officiel, il se rend au Louvre pour copier les peintres qu'il aime, et, conscient de sa valeur et sa volonté de réussir, il se donne cinq ans pour être connu. Il commence avec des portraits de famille, des autoportraits dans un style poétique qui le suivra durant toutes les étapes de sa vie ; En 1847, il voyage en Hollande et sa rencontre avec la peinture de Rembrandt sera pour lui déterminante, il veut peindre la réalité telle qu'il la voit et la ressent. En 1850, il présente « Un enterrement à Ornans » et provoque un énorme scandale, par le trop plein de réalisme des personnages, et qui fera de lui, le chef du mouvement « Réaliste ». En 1855, le jury de l'exposition universelle refusant ses grands tableaux, il construit un pavillon et organise une exposition personnelle composée d'une quarantaine d'oeuvres dont « L’atelier » où l'on voit tous ses amis. Il est un peintre de sujets à idées socialisantes, et proclamait que l'on doit donner à l'art un contenu populaire. Il voyagera à l'étranger et en province où les expositions qui lui sont consacrées se multiplient mais c'est à Ornans qu'il reviendra souvent, inspiré par la couleur des paysages. Socialiste, il adhère à la commune en 1871, il devient responsable des Beaux-Arts et de la protection du patrimoine, mais à l'effondrement de ce mouvement révolutionnaire, il sera accusé d'avoir participer à la destruction de la colonne Vendôme. Incarcéré durant 6mois, tous ses biens seront confisqués et il devra régler une somme énorme à l'état pour la restauration de la colonne. En 1873, en exil, en suisse, il réalisera de nombreuses commandes uniquement pour régler sa dette et mourra solitaire à l'âge de 58ans.
« Portrait de l’artiste » (l’homme blessé) 1844/54 huile/toile 81 x 97cm
« L’enterrement à Ornans » 1850 huile/toile 300 x 700cm Musée d'Orsay, Paris
HONORE DAUMIER (1808/1879) né à Marseille, très doué pour le dessin, il exerce différents métiers avant de devenir l'élève d'Alexandre Lenoir (fondateur des Monuments français), fréquente l'académie suisse et le « Musée du Louvre » où il copie des sculptures antiques. A partir de 1825, il découvre la lithographie comme apprenti chez l'imprimeur Béliard et la pratiquera toute sa vie comme gagne-pain. A 20ans, il collabore à l'hebdomadaire humoristique « La silhouette » et commence sa carrière de caricaturiste en critiquant sans relâche par le dessin, les défauts des puissants, les égoïsmes et les lâchetés de la bourgeoisie, l'ignorance des médecins ou la rapacité des avocats. A la fin de sa vie, il aura réalisé près de 4000 planches de gravures, c'est grâce à ce talent de caricaturiste qu'il doit sa célébrité. En 1830, il participe à la révolution de Juillet et travaille comme dessinateur à la revue « La caricature» et le « Charivari » !! Il sculpte les 36 « bustes chargés » (petites sculptures en terre cuites qui parodient des personnalités politiques) mais en 1835, de nouvelles lois limitant la liberté de la presse l'obligent à renoncer à la caricature politique, aussi, la justice et les scènes de vie quotidiennes deviennent ses nouvelles cibles. Il sera également l'auteur de peintures Malgré l'admiration de peintres comme Delacroix ou Millet et les éloges de poètes, comme Baudelaire, il demeure mal compris du public et meurt dans la misère à Valmondois. « Gargantua » 1831 lithographie (21,4 x 30cm) Bibliothèque nationale de France, Paris
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=428493&pid=9100059
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :











