12 mai 2008
L'ECOLE DE BARBIZON
L’ECOLE DE BARBIZON
Entre 1830 et 1850, le village de Barbizon est situé à l'orée de la forêt de Fontainebleau, et l'auberge de Madame Ganne devient un point de rencontre pour de nombreux artistes paysagistes où le « Romantisme » se fond au « Réalisme » créant par là, les prémisses de « l'Impressionnisme ». Ces peintres, tels Narcisse Diaz de la pena, constant Troyon, jules Dupré, théodore Rousseau, charles françois Daubigny, seront les représentants majeurs de l'école de Barbizon ! Ils s'intéresseront aux effets naturels fugitifs, (variations du jour, des saisons) en réduisant l'écart entre les études sur le motif et le tableau réalisé en atelier !
THEODORE ROUSSEAU (1812/1867) né à Paris, mort à Barbizon, interprète des beautés de la forêt de Fontainebleau, mais aussi des provinces françaises. A la fois « Réaliste » et « Romantique » il fut une personnalité dominante du groupe d'artistes de Barbizon ! « La forêt de Fontainebleau, le matin » 1850 huile/toile 98 x 134cm Wallace Collection, Londres CAMILLE COROT (1796/1875) né et mort à Paris, il préfère la peinture à la boutique familiale et va apprendre les rudiments de celle-ci auprès du paysagiste académique Michallon qui travaille d'après nature dans la forêt de Fontainebleau où se retrouvent déjà Millet et théodore Rousseau. De 1825 à 1843, Il se rend souvent en Italie et fréquente d'autres peintres paysagistes européens présents à Rome. Il peint plusieurs paysages de Rome et ses environs, à différentes parties de la journée pour étudier les variations de lumière, et lorsqu'il peint sur le motif, il donne libre cours à son émotion et sa spontanéité originale. Il voyage en France, en Angleterre, aux Pays-Bas,à la recherche des paysages les plus variés, à la ville comme à la campagne, et pendant une trentaine d'années, il mène une vie solitaire, méconnu et incompris. Outre les paysages, il aborde tout les thèmes (portrait, nu, mythologie) et, malgré sa tradition classique, il prépare « l'Impressionnisme » par ses valeurs subtiles de la lumière en travaillant d'après nature. A partir de 1835, il connaît le succès avec ses paysages qu'il envoie au « Salon ». Vers 1850, il est de plus en plus séduit par la lumière du Nord et le public se passionne pour ces paysages mélancoliques. Il deviendra un maître de l'estampe, il réalisera, une quinzaine d'eaux-fortes et autant de lithographies, surtout des paysages. Héritier du XVIIIe siècle, Corot n'appartient pas à « l'école de Barbizon » mais il sera le père du paysage moderne ! Regretté et admiré par ses anciens élèves, camille Pissarro, berthe Morisot et Ingres qui admiraient ses ta1ents de portraitiste. Son oeuvre connaîtra un grand rayonnement dans le monde entier ! « Souvenir de Morte Fontaine » 1864 Huile/toile 65 x 89cm Musée du Louvre, Paris FRANCOIS MILLET (1814/1873) né à Gréville, près de Cherbourg, dans une famille de paysans aisés. Il étudie la peinture selon les principes néo-classiques de David, puis, ayant obtenu une bourse en 1838, il s'installe à Paris et rentre à l'atelier de paul Delaroche, peintre d'histoire où il étudie les maîtres, dont Poussin, qui sera son préféré. Il débute sa carrière comme portraitiste, puis, les commandes de portraits diminuant, il se dirige vers les nus et scènes de genre. En 1845, il s'installe à Paris et très ébranlé par la révolution de 1848, il peint les hommes du peuple. La même année, il présente au « Salon » : « Le Vanneur » qui horripile tant soit peu, la bourgeoisie. A partir de 1849, il s'installe à Barbizon définitivement et se consacre à représenter la vie quotidienne de la population rurale. Après 1860, il abandonne peu à peu la figure paysanne pour le paysage, et cherchera son inspiration principalement dans les environs de Barbizon sans faire parti de l'école de Barbizon. Réputé socialiste, son oeuvre ne sera reconnue qu'après 1865, les thèmes ruraux étant à la mode, donnant à Millet une notoriété jamais démentie depuis. Il reçoit la légion d'honneur en 1868 et meurt en pleine gloire en 1875 à Barbizon, un mois après son ami Corot. Il influencera de nombreux artistes et sera le guide spirituel de Van Gogh ! « Les Glaneuses « 1857 huile/toile 83x110cm Musée d'Orsay, Paris
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