LUDOVIC HUET SE LIVRE A " L'ULTIME POESIE" !!

Dans le cadre d'une exposition de ses peintures à la Maison Jules Roy, à Vézelay.

Enfance solitaire et méditative dans un petit village des bords de la Loire sauvage, entre Sologne et Berry. Creuset dans lequel se forment l’âme du poète et du peintre.

Il étudie les arts appliqués et arts plastiques dans « les grandes villes », quelque peu coupé de son élément vital. Années d’épanouissement artistique mais de profonde tourmente intime.

Quelques temps, il est graphiste dans divers studios de création ou agences de communication. Rien ne saurait combler ses attentes artistiques et humaines en ces milieux contraints et objectifs.

Après de brèves et intempestives ruptures, c’est la rupture définitive pour entrer au complet dans son enveloppe et sa vie de peintre et de poète.

Influencé dans un premier temps par la peinture gothique et les peintres primitifs, il se retire un temps pour entamer une réflexion au terme de laquelle il réinvestit son art. L’empreinte des courants picturaux modernes se dégage alors clairement de cette nouvelle vision des formes, des couleurs, de l’espace.

De tout cela bien entendu, il ressort que mon œuvre possède une haute dimension spirituelle. Mais que l’on m’entende bien : j’écris « spirituelle » et non « religieuse ». Je me reconnais de la lignée des peintres narratifs tels les maîtres hollandais ou italiens de la Renaissance qui mettaient leur art (artisanat) au service de la narration, ou de l’illustration des textes sacrés.
Mes tableaux illustrent une mystique intime et personnelle. Avec des thèmes fortement évocateurs et récurrents : l’Amour, la Nature, l’Humanité, les Arts…
La poésie, la musique font partie intégrante de l’œuvre et del’inspiration qui l’engendre. Il en résulte une production protéiforme : majoritairement la peinture, mais aussi la gravure, le dessin, le livre, le poème et des formes plus rares comme le retable… et qui sait ce qui viendra.
Le vecteur artistique s’impose de lui-même en fonction du moment ou du sujet. C’est que j’attache une grande importance à la part artisanale de l’art. J’aime travailler selon les rites anciens, longs et parfois fastidieux. Je vois lever comme lève la pâte d’un pain mon  travail dans le temps. Les petits 
gestes multipliés de l’artisan, le temps qu’on y prend, et surtout l’amour (amour des matières, des techniques, des outils) font partie de la plénitude de mon geste artistique. Même si cela est difficile. Car il ne peut en être autrement dans un monde où l’on nous laisse de moins en moins le temps. Temps de créer, temps de penser, temps d’être.
Et qu’on ne s’y trompe pas, cela ne m’interdit et ne m’empêche pas d’user avec raison des progrès techniques de l’art. Mais sur ce point, je suis plus enclin à retourner aux sources et à chercher des savoir
-faire et produits d’autrefois!

                       ludovic_huet