EXPOSITION PETIT PALAIS  2013

Aimé-Jules Dalou, dit Jules Dalou, né à Paris le 31 décembre 1838, et mort dans la même ville le 15 avril 1902, est un sculpteur français.!

Dalou est né dans une famille d’artisans gantiers. Ses parents protestants l’élèvent dans la laïcité et l’amour de la République.

Jules Dalou montre très jeune des dons pour le modelage et le dessin, ce qui lui vaut l’attention de Jean-Baptiste Carpeaux, lequel le fait entrer en 1852 à la Petite École, future École nationale supérieure des arts décoratifs, où il suit les cours d'Horace Lecoq de Boisbaudran.

En 1854 il est admis à l’École des beaux-arts de Paris où il étudie la peinture dans l'atelier d'Abel de Pujol et la sculpture dans l'atelier de Francisque Duret1. Il commence à gagner sa vie en travaillant pour des ornemanistes. C'est chez l'un d'eux que débute son amitié avec Auguste Rodin. Paris est alors en pleine mutation, Dalou se forge une expérience en travaillant dans les grands chantiers de la capitale en se formant à l’architecture et à la décoration des immeubles sur les grandes avenues parisiennes : à ce titre il participe à la décoration de l'hôtel de La Païva avenue des Champs-Élysées. Il travaille également pour l'atelier d’orfèvrerie des frères Fannière.

Il se présente quatre fois au concours du Prix de Rome et est refusé à chaque fois! Il en conçoit de la rancœur envers les institutions artistiques officielles.

Le conflit franco-prussien bouleverse l’ordre du Second Empire et la défaite de Sedan provoque la proclamation de la IIIe République. Dalou s’engage dans le combat. On le retrouve officier au 83e bataillon des fédérés. Le 18 mars 1871, la Commune de Paris met en place un gouvernement insurrectionnel. Gustave Courbet que l’on vient d’élire à la Fédération des Artistes de la Commune de Paris, appelle Dalou auprès de lui et le fait nommer, administrateur provisoire adjoint au musée du Louvre, au côté d'Henry Barbet de Jouy, avec pour mission de protéger les collections du vandalisme. Le 17 mai, Dalou et sa famille, pour mener à bien sa surveillance, s’installent dans le musée.!

Aux lendemains de la Semaine sanglante de mai 1871, Dalou, sa femme et leur fille sont menacés en tant que Communards, contraints à l'exil et demandent le droit d'asile. Le 6 juillet de la même année, ils peuvent rejoindre l'Angleterre et sont accueillis par son ancien condisciple de la Petite École, le peintre et graveur Alphonse Legros.

À Londres les premières années sont difficiles mais grâce à l'aide bienveillante que lui apporte Legros, très introduit à la City, il réalise une série de statuettes en terre cuite inspirées par les paysannes boulonnaises ou par des sujets intimistes (LiseuseBerceuse), et des portraits de l'aristocratie anglaise. À la fin de 1874 Dalou trouve un emploi de professeur de modelage à la National Art Training School. Son influence est déterminante auprès des sculpteurs britanniques de la New Sculpture. Il reçoit commande d’une fontaine publique appelée Charity (1877) près du Royal Exchange à Londres, et d'un monument pour la reine Victoria dédié à ses petits-enfants situé dans la chapelle privée de Frogmore au château de Windsor.

Pendant cet exil, le gouvernement français choisit d'envoyer en 1876 le bronze de La Brodeuse dans sa sélection officielle de la France pour l'exposition internationale de Philadelphie. Mais malgré toutes les propositions qui lui sont faites par ses confrères anglais, il refuse d'exposer dans la section anglaise du Salon en France, ne voulant pas être abrité par un drapeau étranger dans son propre pays.

Le 1er mai 1874, le 3e Conseil de guerre de Paris le condamne aux travaux forcés à perpétuité par contumace pour ses fonctions d'officier dans la Commune et son poste d'administrateur adjoint du Louvre. Ayant refusé de demander grâce, ce n’est qu’en mai 1879, après avoir été amnistié sous la présidence Jules Grévy que Dalou et sa famille rentrent enfin d’exil.!

Pour l'Exposition universelle de 1889, dite Exposition du Centenaire, on inaugure sur la place de la Nation le plâtre (teinté couleur bronze) du groupe allégorique Le triomphe de la République commandé par la ville de Paris en 1879. Bien que la version bronze du groupe ne fût inaugurée qu'en 18999, cette œuvre remporte le grand prix de sculpture de l'exposition.

Dalou quitte la Société des artistes français en 1890 pour exposer désormais à la Société nationale des beaux-arts, dont il est membre fondateur avec Ernest MeissonierAuguste Rodin et Pierre Puvis de Chavannes.

Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1883, puis promu officier par le président Carnot en 1889, il est élevé au grade de commandeur du même ordre en 1899 par le président Loubet lors de l'inauguration de son monument du Triomphe de la République.! (SUITE SUR WIKIPEDIA)

REPUBLIQUE_dalou LA REPUBLIQUE NATION -  PARIS