JOHN HALL - 

Isadora Duncan, née le 26 ou le 27 mai 1877 à San Francisco, et morte le 14 septembre 1927 à Nice, fut une danseuse américaine qui révolutionna la pratique de la danse par un retour au modèle des figures antiques grecques. Par sa grande liberté d'expression, qui privilégiait la spontanéité, le naturel, elle apporta les premières bases de la danse moderne européenne, à l'origine de la danse contemporaine. Influencée par son frère Raymond Duncan sur un retour à l'hellénisme et le culte du corps, elle a voulu redonner toute sa place à la beauté, à l'harmonie du corps, osant s'exhiber presque nue, dissimulée seulement par quelques voiles. Par ailleurs, son travail chorégraphique accorde une place particulière à la spiritualité.

Fondatrice de plusieurs écoles de danse aux États-Unis et en Europe, en Russie notamment — où la conduisait son idéal révolutionnaire — elle y épousa en 1922 le poète Sergueï Essenine, dans une union qui ne dura que peu de temps.

Isadora Duncan tire sa première idée de la danse du rythme des vagues de l'océan PacifiqueElle est l'une des premières à réagir à la contrainte imposée au corps par le tutu ou par les pointes. Elle danse pieds nus, voire totalement nue, et à l'extérieur. Elle est également l'une des premières à s'affranchir de la musique et à trouver sa propre musicalité interne!

En réalité, beaucoup d'autres danseurs cherchent et trouvent de nouveaux langages avec l'aide de théoriciens de la danse et de la musique. Les codes de la danse classique sont décortiqués et ce ne sont pas de nouveaux codes qui renaissent mais bien plutôt un style, un langage propre à chaque chorégraphe. Recherche, remise en cause des codes et des conventions sont à l'origine de ce renouveau dans la danse!

 D'après Serge Lifar, la « danse nouvelle », invoquée par Isadora, est « une prière et ses mouvements doivent diriger leurs ondes vers le ciel en communiquant au rythme éternel de l'univers ».

Il s'agit en effet pour elle surtout d'un renouveau spirituel, personnel et collectif. Elle déclare être venue en Europe « pour amener une renaissance de la religion au moyen de la danse, pour révéler la beauté et la sainteté du corps humain par l'expression de ses mouvements, et non pour distraire après-dîner des bourgeois gavés » : « Danser, c'est prier ». Elle pense d'ailleurs construire un temple de la danse, en plus d'une école, lorsqu'elle rencontre Alexandre Nikolaïevitch Scriabine, en 1912. Et elle se produit à VienneBerlin et Munich en 1905, accompagnée de dix jeunes chanteurs placés sous la direction d'un séminariste byzantin!

Isadora Duncan meurt tragiquement le 14 septembre 1927 à Nice : le long foulard de soie qu'elle porte se prend dans les rayons de la roue de l'Amilcar GS de son garagiste Benoît Falchetto. Elle est brutalement éjectée du véhicule et meurt sur le coup dans sa chute sur la chaussée. Elle a été incinérée et ses cendres reposent à Paris au cimetière du Père-Lachaise auprès de celles de ses enfants (case 6796).. (SUITE WIKIPEDIA)

                              isadora_ducan

duncan    ATTENTION A LA MODE DES LONGUES ECHARPES!!!