A VOIR OU REVOIR !!!!!!!!!! POUR FAIRE REFLECHIR !!!

F. Gauthier   -   Soylent Green~ -  scène pastorale -    EUTHANASIE

Clip éducationnel - La scène se déroule dans un centre ultramoderne. On étend le patient sur un lit dans une salle à l'aspect froid, hautement technologique (pour 1973!), totalement artificielle, où sont projetés des films sur la campagne, la mer, les oiseaux et les fleurs!

À part la musique originale du compositeur Fred Myrow entendue durant la préparation de Sol, avant la projection des films, le réalisateur utilise les extraits de la symphonie pastorale de Beethoven, Peer Gynt et Morning Mood de Grieg, et la symphonie no 6, dite pathétique, de Tchaikovsky, tout cela en un montage de quelques minutes seulement, pendant le visionnement des images naturelles. Tout juste le temps que Sol fasse ses adieux à Thorn, qui l'accompagne de l'autre côté de la fenêtre en contemplant, remplit d'émotions, une nature qu'il n'avait jamais vue. Adieu aussi à une humanité visiblement déshumanisée par sa séparation d'avec les beautés de la nature dont elle n'a qu'une mémoire archivée, aseptisée et rigoureusement contrôlée, à l'image de cet idéalisme que représente le genre pastoral. Voilà une scène efficace, côté symbolique!

Edward G. Robinson était totalement sourd quand il a fait le film, ce qui occasionna plusieurs problèmes durant le tournage. Ce fut sa dernière apparition à l'écran ; cruelle ironie, alors qu'il interprète cette terrible scène d'euthanasie, il est déjà très malade. Atteint de cancer, il meurt peu de temps après la fin du tournage (le 26 janvier 1973). Charlton Heston a déclaré plus tard qu'il pleure vraiment dans la scène où Thorn découvre qu'il ne peut plus arrêter le suicide de Sol. En fait, il était le seul à savoir sur le plateau de tournage que Robinson était réellement en train de mourir du cancer.

 "Soleil vert" (Soylent Green) est un film américain d'anticipation réalisé par Richard Fleischer, sorti en 1973 et inspiré du roman Make room! Make room!d'Harry Harrison.

                                          affiche

Soylent green est adapté d'un roman peu connu de Harry Harrison, publié en 1966Make room! Make room!, (en français : « Dégagez, faites de la place ! » ; voir Soleil vert, le roman) qui décrit un New York surpeuplé où s'entassent des millions de chômeurs, où les automobiles ne roulent plus et où règnent le rationnement et la violence. Seule une classe de riches privilégiés profite des maigres ressources encore disponibles. L'action se situe non pas en 2022, mais en 1999. Cette dernière date, en 1966, paraissait assez crédible.!! ET EN 2018?????????

                        livre_soleil_vert

Soleil vert, comme Fahrenheit 451Alphaville2001, l'Odyssée de l'espaceOrange mécaniqueLa Planète des singes (film, 1968) ou THX 1138, fait partie de ces films d'anticipation de la décennie 1965-1975, des films très écrits et référencés, se voulant prophétiques, habités par l'angoisse d'un avenir lourd de menaces, en l'occurrence ici la surpopulation et l'épuisement des ressources naturellesSoleil vert est devenu un classique du genre et l'un des films d'anticipation les plus sombres jamais réalisés. Le contexte politique, social et culturel explique sans doute l'émergence d'un tel film : depuis 1965, la contre-culture américaine fait de la protection de l’environnement l'un de ses piliers ; par ailleurs, de nombreux essais sont parus, mettant en garde contre l'accroissement exponentiel de la population terrestre et la nécessité de contrôler les naissances.

Le titre anglais original Soylent Green, bizarrement traduit pour le marché français par « Soleil vert » (peut-être un écho de greenhouse effecteffet de serre ?), est le nom d'une multinationale imaginaire, la « Soylent Company », géant agro-alimentaire produisant des tablettes de protéines vitaminées fades, métaphore répugnante d'un progrès sans joie. Elle vient, au début du film, de lancer un nouvel « alicament », le « Soylent green », censé être à base de planctons.

Edward G. Robinson était totalement sourd quand il a fait le film, ce qui occasionna plusieurs problèmes durant le tournage. Ce fut sa dernière apparition à l'écran ; cruelle ironie, alors qu'il interprète cette terrible scène d'euthanasie, il est déjà très malade. Atteint de cancer, il meurt peu de temps après la fin du tournage (le 26 janvier 1973). Charlton Heston a déclaré plus tard qu'il pleure vraiment dans la scène où Thorn découvre qu'il ne peut plus arrêter le suicide de Sol. En fait, il était le seul à savoir sur le plateau de tournage que Robinson était réellement en train de mourir du cancer.