MERCI A Frederico Custodio - 

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Paul Gustave Louis Christophe Doré dit Gustave Doré, né le 6 janvier 1832 à Strasbourg et mort le 23 janvier 1883 à Paris dans son hôtel de la rue Saint-Dominique, fut un illustrateurgraveurbédéistepeintre et sculpteur français. Il a connu la reconnaissance internationale de son vivant.!!

Il meurt d'une crise cardiaque à 51 ans, le 23 janvier 1883, en laissant une œuvre imposante de plus de dix mille pièces, qui exercera par la suite une forte influence sur nombre d'illustrateurs. 

En 1931, Henri Leblanc publie un catalogue raisonné qui recense 9 850 illustrations, 68 titres de musique, 5 affiches, 51 lithographies originales, 54 lavis, 526 dessins, 283 aquarelles, 133 peintures et 45 sculptures. Le musée de Brou à Bourg-en-Bresse, conserve pour sa part 136 œuvres de toute nature (peinture à l'huile, dessins, sculptures).

Dès son enfance, Gustave Doré, doté d'un sens pointu de l'observation, montre un talent singulier pour le dessin. Sa grande curiosité lui permet de multiplier les croquis éclectiques (scènes intimes ou urbaines, mythologiques ou de l'Antiquité). Son imagination fertile se nourrit de lectures et d'inspirations précoces exceptionnelles pour son âge.

Ses premiers albums de dessins connus sont datés de 1842. Influencés par Grandville, des éditions Hetzel, avec Scènes de la vie privée et publique des Animaux paru en 1830, ses albums témoignent d'un professionnalisme étonnant avec la présence de page de titre, de légendes d'illustrations et de tables de matière.

Avec un ton humoristique et vivace, Gustave Doré enchaîne les scènes indépendantes en utilisant l'anthropomorphisme.

.À l'âge de 13 ans, en 1845, trois lithographies issues de ces tableaux bressans imprimées à Bourg, sont ses premières œuvres publiées.

Sa rencontre, en 1845, à Paris avec Charles Philipon, directeur de la maison d'édition Aubert&Cie et fondateur des journaux satiriques La Caricature (interdit par les lois sur la presse de 1835) et Le Charivari est décisive. Charles Philipon propose un contrat de trois ans à Gustave Doré, âgé de 15 ans, lui permettant la réalisation d'une page hebdomadaire de dessins dans le nouveau journal le Journal pour rire conditionnée à la poursuite de ses études et à une rétribution. Gustave Doré a créé 1 379 vignettes pour ce journal.

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Son espoir en devenant caricaturiste au sein de ce journal est de se faire connaître dans le microcosme parisien pour pouvoir s'imposer plus tard en tant que peintre. Rapidement, il devient le caricaturiste incontournable du journal et se distingue par son innovation graphique et son ironie tranchante. Soucieux de plaire aux milieux intellectuels et aux puissants, il prend garde de ne pas s'aventurer sur le terrain politique ou social pour éviter toute polémique. Ses dessins au journal ressemblent à ceux réalisés par ses collègues.

Il se distingue en revanche dans ses récits en images où se déploie toute son innovation graphique. Durant son enfance, il avait réalisé ce type de projets avec Les Aventures de Mistenflûte et de Mirliflor ou avec Histoire de Calypso.

Son premier album, influencé par Rodolphe Töpffer, Les travaux d'Hercule est lithographié en 1847, en format oblong, par les éditions Aubert&Cie dans la collection des "Jabot" !

Cette série a été inaugurée par une version contrefaite de L'Histoire de Monsieur Jabot et deux titres piratés de Rodolphe Töpffer et des albums de Cham. Comme le précise Thierry GroensteenLes Travaux d'Hercule s'inscrivent « dans la première collection de bandes dessinées de l'histoire de l'édition française ». Cet album montre un trait souple, à la plume et à l'encre lithographique sur la pierre, avec un maximum de trois cases par page et des légendes brèves qui font allusion au comique parodique des dessins. De cet enchaînement de cases, surgissent mouvement, durée et dynamisme. Il connaît vite la célébrité et débute en 1848 au Salon avec deux dessins à la plume !

À partir de 1851, tout en exposant ses toiles, il réalise quelques sculptures de sujets religieux et collabore à diverses revues dont le Journal pour tous. En 1854, l'éditeur Joseph Bry publie une édition des œuvres de Rabelais, illustrée d'une centaine de ses gravures.

De plus en plus reconnu, Gustave Doré illustre, entre 1852 et 1883, plus de cent vingt volumes qui paraissent en France, mais aussi en Angleterre, en Allemagne et en Russie.

             gustave_dore_don_quichotte DON QUICHOTTE

Gustave Doré souhaite déployer son talent dans l'illustration des grandes œuvres de la littérature, souffrant du mépris observé envers la caricature et le dessin d'actualité. Il va lister la trentaine de chefs-d'œuvre dans le genre épique, comique ou tragique de sa bibliothèque idéale en souhaitant les illustrer dans le même format que :

Le Juif errantL'enfer de Dante, les Contes de PerraultDonQuichotteHomèreVirgileAristoteMilton ou Shakespeare... Les éditeurs refusent de réaliser ces publications luxueuses d'un trop grand coût. Gustave Doré doit auto-publier l'œuvre de Dante en 1861. Le succès critique et populaire salue la congruité saisissante des gravures sur le texte. Un critique affirmera que : « L 'auteur est écrasé par le dessinateur. Plus que Dante illustré par Doré, c'est Doré illustré par Dante. »

Dans les années 1860, il illustre la Bible, publiée en 1866 et « L’Enfer de Dante ». Il effectue en 1861 et 1862 un voyage en Espagne avec le baron Jean Charles Davillier. Le récit en sera publié dans la revue « Le Tour du monde », avec des gravures, véritables documents sur la vie quotidienne dans ce pays, ainsi que les corridas. (SUITE SUR WIKIPEDIA)

                             gustave_dor__danteL'ENFER DE DANTE