LE BLOG DE FANFG

antisèche tranquille des arts plastiques

09 juillet 2008

LE SURREALISME

En France

C’est le mouvement le plus important de l'entre deux guerres.

Né en 1924, par la publication du « Manifeste surréaliste » sous la direction de l'écrivain André Breton (1896/1966).

La 1ère exposition d'ensemble en 1925 aura lieu à la galerie Pierre avec Arp, Chirico, Ernst, Klee, Man ray, Masson, Miro, Picasso et Pierre Roy.

Ce mouvement est né, comme le «Dada », pour échapper à l'absurdité des évènements sociaux, à la sottise des formules littéraires et artistiques officielles qui pesaient lourdement sur le destin de l'intelligence !!

Le  «Surréalisme » rejette toute vision rationnelle des choses, il laisse aller l'imaginaire, l’inconscient, le hasard, la folie, les rêves, les hallucinations, le délire, l'humour de l'artiste, l'absurde, l’irrationnel, le monstrueux, le grotesque, les associations les plus inattendues, les contradictions, les représentations équivoques et confuses !! Tant d’éléments qui constituent l'arsenal du «Surréalisme » !!

Les résultats sont variés mais souvent brouillés par une volonté de sonder l'inconscient.

Ce mouvement crée à Paris, s'étendra à d'autres pays.

HANS, JEAN ARP (1887/1966) né à Strasbourg, mort à Bâle. Il sera très attiré par la peinture moderne lors d'un séjour à Paris et obtiendra de ses parents l'autorisation de suivre des cours de peinture à l'Académie à Weimar (1905/1907) puis à Paris à l'Académie Julian en 1908.

L'enseignement Officiel n'aura pas de prise sur lui, et il se retirera pour méditer à Weggis en Suisse où il rencontre Paul Klee en 1909.

En 1912, il visite Kandinsky à Munich et participe aux Expressionnistes. En 1914, à Paris, il rencontre Max Jacob, Modigliani, Apollinaire et Delaunay.

En 1915, à Zurich, il expose ses premières œuvres «Abstraites» (généralement rectilignes) à la galerie Tanner. En 1916, il fonde le mouvement «Dada »et ses créations ont la préférence à des objets du hasard !!

En 1918, avec sa femme Sophie Taeuder, artiste peintre, il composera de grands collages aux formes géométriques rectilignes, coupés au massicot.

De retour en France, il s'établit à Meudon, près de Paris et devient membre du groupe Surréaliste de 1926 à1930, puis il devient membre du groupe «Abstraction-Création»  écrit des poèmes et réalise des tableaux à pièces rapportées (ficelle, papiers déchirés) ainsi que des sculptures en ronde-bosse de plus en plus souples et nettes qui lui donnera sa notoriété.

En 1940, réfugiés à Grasse, Arp et sa femme continueront leurs œuvres poétiques et plastiques. Après la libération de Paris, auront lieu plusieurs expositions de son œuvre à New York où il jouira d'une belle et grande réputation.

La plus grande rétrospective de son œuvre se fera en 1962 au «Musée national d'Art Moderne » à Paris.

Antithèse de Mondrian, Dadaïste, il mélangea. Surréalisme et Abstrait avec des formes blanches, polies, évoquant la liberté des rythmes tout en recherchant la simplicité qui amène à la sérénité !!

« Tête, moustaches et bouteilles » 1929 bois peint 80 x 100cm  Musée d'Art Moderne, Paris

« Feuilles et nombrils » 1930 bois peint 101 x 81cm museum of Modern Art, New York

Num_riser0005 Num_riser0006

En Italie

GORGIO DE CHIRICO (1888/1978) né à Volo (Grèce) mort à Rome. Il sera le précurseur du Surréalisme. Sa famille s'étant fixée à Athènes, il se consacrera à la peinture dès qu'il rentre à l'Ecole polytechnique qui est aussi l'Ecole des Beaux-Arts. En 1906, il part à Munich et ses études achevées en 1909, il revient en Italie, à Milan, Turin puis Florence où il commence à peindre ses premières œuvres caractéristiques « L’énigme de l’oracle » et « L’énigme d’un soir d’automne ».

En 1911, il débarque à Paris avec ses toiles et expose au salon d'Automne puis au salon des Indépendants où il sera remarqué par Picasso et Apollinaire qui le proclameront le peintre le plus étonnant de son temps. Ramené en Italie par la guerre, en 1915, il est mobilisé à Ferrare où l'architecture de cette ville, aux perspectives blanches et désertes est propice à l'hallucination.

Chirico sombre dans la composition compliquée, surchargée de perspectives multiples et divergentes, voir des personnages à tiroirs ouvrant sur des perspectives intérieures.

En 1918, il triomphe à Rome et se plonge dans des recherches techniques qui sont à l'origine d'un changement radical, et se tourne vers une peinture onirique.

Aussi, lors de son retour à Paris en 1924, il est déjà fort éloigné des «Surréalistes » qui l'accueillent comme un maitre et le font participer à leurs 1ère exposition en 1925.

Après avoir travaillé pour les décors des «Ballets Russes» et «Ballets Suédois» il abordera de nouveaux thèmes dans une nouvelle peinture, puis rompt brutalement avec tout ce qui fait son passé pour s’enfoncer dans une frénétique exploration de techniques vidées de leur substance.

« Les doutes du poète » 1913 huile/toile 106x 94cm Tate Gallery, Londres

« Le grand métaphysique » 1918 huile/toile  museum of modern

Art

,

New York

Num_riser0001 Num_riser0002

En Allemagne

MAX ERNST (1891/1976) peintre allemand né à Brühl, mort à Paris. Il commença par des études de philosophie à Bonn de 1909 à 1911 tout en s'intéressant à la peinture de Picasso, Chirico, Macke, à l'Expressionnisme et surtout au Dadaïsme.

En 1914, il fait la connaissance de Hans Arp (un des créateurs du groupe de Zurich), Après la guerre, il fonde le groupe « Dadaîste » de Cologne, puis en 1922, à Paris, il devient l'un des éléments actifs du groupe «Surréaliste» et deviendra le peintre, sculpteur, poète et illustrateur qui représentera le mieux les préoccupations de ses amis écrivains et poètes !!

L'artiste créera un monde qui lui est propre, poétique, avec un étrange chaos de formes sur des bases naturelles où se mêlent plantes, insectes, madrépores, yeux humains, où les règnes se confondent sur une planète en effervescence. On le retiendra pour ses «Collages Surréalistes», ses œuvres à la mine de plomb frottée sur une feuille de papier posée sur des lattes de bois qui laisse ensuite à l'imaginaire onirique d'Ernst parfaire le résultat. Pacifiste, il s'exilera en 1941 à New York puis reviendra en France en 1948 et sera naturalisé français en 1958.

De nombreuses expositions lui seront consacrées, on le surnommera « Le Léonard du surréalisme » par sa culture diversifiée.

Il sera considéré comme l'un des principaux novateurs de la peinture du XXe siècle !!

« La forêt » 1927 huile/toile 100 x 81cm Tate Gallery, Londres

« Loplop présente une jeune fille » 1930 huile/bois recouvert plâtre+objets divers 195x89x10 Musée d'Art Moderne, Paris

Num_riser0003    Num_riser0004

En Suisse

PAUL KLEE (1879/1940) né près de Berne(Suisse), mort à Muralto-Locarno (Suisse). Fils de parents musiciens, il hésitera longtemps entre la musique et la peinture, mais il optera pour cette dernière en 1900 et étudiera à l'Académie des Beaux-Arts à Munich dans l'atelier de Frans von Stuck. Après des séjours en Italie et à Paris, il revient à Munich, s'installe et épouse une pianiste. Il peint des aquarelles, des dessins avec une grande naïveté qui rappellent la poésie de l'enfant. Il veut rompre avec.. l'Académisme et, entre 1908 et 1910, il a la révélation des œuvres de Cézanne,Van Gogh et Matisse.

En 1912, ami de Kandinsky et de Franz Marc, il expose avec eux, mais c'est après un voyage en Tunisie (1914) qu'il aura la révélation de la couleur. Après la guerre, en 1920, il retrouve Kandinsky au Bauhaus à Weimar puis à Dessau où il sera professeur jusqu'en 1933. Avec la montée du nazisme, il retournera à Berne jusqu'à sa mort. Son œuvre est inclassable, d'expression Cubiste, elle est aussi Surréaliste et Symboliste !!

Sa peinture sera de diverses métamorphoses pour aboutir au langage des possibilités optiques.

« Paysage près d’E » 1921 huile/toile Kunstmuseum, Berne

« Senecio » 1922 huile/toile montée sur panneau 40 x 38cm  Kunstmuseum, Bâle

Num_riser0007  Num_riser0008

En Belgique

RENE MAGRITTE  (1898/1967) né à Lessines (Belgique), mort à Bruxelles. Il s'inscrit en 1916 à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. Ses premières œuvres seront marquées par le Cubisme et le Futurisme. En 1923, il découvre l'art de Giorgio De Chirico et se dirige vers le Surréalisme. En 1926, il rencontre le poète Paul Nougé qui l'initie au Surréalisme et deviendra trois ans plus tard, membre de la «Société du mystère» qui réunit un grand nombre de Surréalistes belges. De 1927 à 1930, il s'installera avec sa femme, au Perreux-sur-Marne près de Paris et découvrira le mouvement « Surréaliste français » avec l'écrivain André Breton.

Il retournera à Bruxelles, et après une période difficile, il rencontrera le succès lors de ses expositions personnelles en Belgique et à New York.

De 1943 à 1946, il peint des toiles comme « Le premier jour » à la manière des Impressionnistes ou des Fauves et qui seront considérées à tort comme une régression, mais qui, pour lui, est une façon de s'opposer à l'art trop ésotérique du Surréalisme français. Sa peinture veut déconcerter le spectateur en créant des images insolites à partir d'objets usuels. Il n'exploite pas ses rêves et on lui reprochera quelque peu de faire de l’l'impressionnisme mais il aimait approfondir sa connaissance du monde et toute technique qui mettait l'objet sous divers angles et lumière afin d'obliger le spectateur à le reconsidérer !!

« La trahison des images » 1928 huile/toile 60 x 81cm Los Angeles Country Museum of Art

      Num_riser0009

En Espagne

JOAN MIRO (1I893/1983) peintre espagnol né à Barcelone, mort à Palma de Majorque. Issu de la « Catalogne », berceau des arts et des artistes (enlumineurs, fresquistes d'art Roman) et des écoles très actives de peintres et sculpteurs de la «Renaissance ». Avec l'art «Moderne », nous verrons Miro et Dali, artisans du mouvement Surréaliste !!

Doué pour le dessin, il abandonnera ses études de commerce, et rentrera dès l’âge de 14ans à l'Ecole des Beaux-Arts de Barcelone, puis suivra des cours à l'Académie Gali, mais en 1915, il décide de travailler seul et rencontre Dalmau, directeur d'une Importante galerie qui lui organise sa 1ère exposition. Ces premières œuvres sont influencées par Van Gogh et les Fauves !! En 1919, après un séjour à Paris où il se lie d'amitié avec Picasso, il subit l'Influence du Cubisme, mais c'est sans compter sur le tempérament catalan de Miro, et sa peinture est par trop instinctive. Participant à des manifestations «Dadaïstes» il se rendit compte que sa vocation était dans la fréquentation des poètes et des jeunes révoltés du « pétard Surréaliste » Nul, en effet, n'était apte aux spéculations, aux contraintes et disciplines de Joan Miro. Anarchiste, hostile à toutes traditions et cultes, il se partagea durant deux années entre Barcelone et Paris où il participa à la 1ère Exposition Surréaliste. En 1925, il dessina les décors et costumes pour « Roméo et Juliette » des Ballets Russes. Ses œuvres sont déjà caractéristiques telles que nous les admirons à présent

Après avoir voyagé et travaillé à New York, Bruxelles, Monte-Carlo, Paris, il retourne en Catalogne et s'installe à Palma de Majorque où il s'essaiera à la céramique

Puis, voyagera et travaillera de nouveau aux Etats-Unis, Barcelone et Paris et reviendra définitivement à Palma. Sa peinture si singulière et sa renommée sont devenues universelles. Son art fut officiellement justifié par la rétrospective de son œuvre à la fin de 1962 par le Musée national d'Art Moderne de Paris.

« Le plus surréaliste de nous tous » écrivait André Breton en 1928. Inclassable, inimitable, c'est en toute simplicité et sans extravagantes recherches, qu'il nous livre ses rêves, sa poésie presque enfantine, qui fera de lui un peintre disputé sur la place de l'art Contemporain !!

« Intérieur hollandais » 1928 huile/toile 92 x 73cm   MOMA, New York

« Femme et oiseau au clair de lune » 1949 huile/toile 81 x 66cm Tate Gallery, Londres

   Num_riser0010 Num_riser0011

SALVADOR DALI (1904/1989) né et mort à Figueras en Catalogne. Issu d'un père notaire, originaire de Cadaquès dont le décor familier deviendra la patrie mentale de Dali. Après des essais de peinture dans diverses Ecoles de Figueras, il s'inscrit en 1921 à l’Ecole des Beaux-Arts à Madrid. Il est un élève consciencieux et méthodique, mais se rebelle vite contre l'Académisme !!

Il se nourrit de Freud et de lectures philosophiques, qui seules, ont le pouvoir de ses émotions. Il se passionne aussi, en lisant les revues d'art pour le Cubisme, le Futurisme et la «peinture métaphysique» qui sont, pour lui, l'idéal à atteindre. Il se liera d'amitié avec Frederico Garcia Lorca malgré leurs différences de peinture. Lorca avec sa fantaisie aérienne, Dali avec son respect d'un réalisme minutieux. Sa peinture qu'il exposera en 1925 à Barcelone chez Dalmau et en 1926 à Madrid est déjà fondée sur le dépaysement et le contraste.

En 1926, exclu de l'Ecole des Beaux-Arts, il va à Paris, rencontre Picasso et rentre en contact avec André Breton afin d'adhérer au «Surréalisme» dont il deviendra une des figures les plus tapageuses.

Lors d'un retour en France, trois ans plus tard, pour le tournage d' « Un chien andalou» dont il a écrit le scénario, Miro le présente aux écrivains surréalistes français et rencontre Gala, la femme de Paul Eluard. Il l'épousera et elle deviendra sa muse toute sa vie durant. En 1932, il trouve le succès aux Etats-Unis avec la toile « la persistance de la mémoire » aussi, Il partagera son temps entre New York, Paris et sa propriété à Cadaquès. En 1934, sa sympathie pour Hitler provoquera son exclusion du groupe des Surréalistes !! De ce fait, il entreprendra un retour au classicisme et s'installera définitivement à Figueras.

Jusqu'à sa mort, il entretiendra son personnage extravagant tout en se considérant comme le derniers des «Surréalistes historiques » De scandales en clowneries, son humour noir, sa théorie de la paranoïa critique et son œuvre audacieuse feront de Dali, la figure la plus représentative du Surréalisme !!

« Les plaisirs illuminés » 1929 huile/toile/collage sur bois 24 x 35cm  museum of Modern Art, New York

« La persistance de la mémoire » 1932 huile/toile 24x 33cm

Num_riser0012 Num_riser0013

SCULPTURE

En Suisse

ALBERTO GIACOMETTI (1901/1966). à Stampa, mort à Coire en Suisse. Séjournant à Genève, peintre et sculpteur, il a bénéficié d'une formation classique de par son propre père qui était peintre post impressionniste et celle à Paris, du sculpteur Bourdelle à l'Académie de la grande Chaumière de 1922 à 1925.

Rapidement, il rencontre les Surréalistes tels André Masson, Miro, Max Ernst et Dali. En 1930, il assimile l'art de son temps, du Cubisme à Brancusi, en passant par l'art africain !! Il composera des œuvres ludiques et érotiques, démontrera ses dons de visionnaire et réalisera avec son frère Diego, des objets et accessoires pour un décorateur célèbre Jean-Michel Frank. Vers1935, il s'écarte du Surréalisme poursuit une démarche solitaire et retourne au Figuratif. Dans les années quarante, il diminuera la taille de ses sculptures jusqu'à les rendre minuscules, afin de mieux obliger le spectateur à prendre conscience de son propre corps lorsqu'il regarde une œuvre, et il finira par augmenter les dimensions de celles-ci avec des pieds énormes.

A la fin de la seconde guerre mondiale, il exposera aux Etats-Unis et recevra le Grand Prix de la «Biennale de Venise» en 1962 !!

« La table surréaliste » 1933 plâtre 148 x 103 x 43cm Musée d'Art Moderne, Paris

« L’homme qui marche »  1960 bronze H 183cm  Fondation Maeght, Saint-Paul de Vence

Num_riser0014 Num_riser0015

En Angleterre

HENRI MOORE (1898/1986) peintre et sculpteur, né à Castleford (Yorkshire) mort à Much Hadhamen (Hertfordshire). Il suivit les cours de la «Leeds school of Art et plus tard, ceux du «Royal College of Art » à Londres. Il obtint une bourse lui permettant de voyager en France et en Italie, et il deviendra membre du « London Group » et du «Seven and Five Group», qui défendaient des conceptions de l'art Moderne !!

En 1923, il rencontre à Paris, Brancusi, Picasso et le mouvement des Surréalistes. Il exposa avec les Surréalistes en Angleterre et à l'étranger. Dès1925, il mène de front sa propre création et l'enseignement de la sculpture formant plusieurs générations d'artistes. Il s'évertua d'introduire la sculpture moderne dans son pays où la tradition était plutôt attachée à la peinture.

Maitrisant toutes les matières, aussi bien la pierre que le bois, il réalisa de nombreux bronzes et fit des recherches en ciment et en terre cuite. Il créera les premières sculptures en ciment qui se prêtent aux formes souples et supportent l'extérieur. Souplesse et sculpture monumentale seront les deux constantes de Moore.

Dès 1934, Moore s'efforça de donner à sa sculpture une puissance qui tint à la réalisation même de l'œuvre et non en fonction du sujet représenté.

Ses croquis et dessins d'ébauches à ses sculptures sont eux-mêmes des œuvres  importantes.

Ses œuvres sont dans de nombreux musées, certaines, en plein air dans les parcs londonien, jardins d'écoles, églises où façades de monuments !!

« Madone à l’enfant » Eglise Saint-Mathieu, Northampton

« Figure étendue »  1938 pierre verte de Hornton  89 x 133cm  Tate Gallery, Londres 

                     

Num_riser0016

Num_riser0017

Posté par LE BLOG DE FANFG à 09:39 - LES MOUVEMENTS ARTISTIQUES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 juillet 2008

L'ART ABSTRAIT

L'art Abstrait

Le mouvement «Abstrait » crée par Kandinsky en 1910 s'affirme comme l'une des tendances de l'art Contemporain !!!

La peinture abstraite est née si l'on peut dire, du désir de rivaliser avec la musique, considérée naturellement comme art abstrait, sans nécessité figurative !

C'est surtout en Russie que se manifestent dès 1913, les expériences de ce nouvel art. La sensibilité slave, hantée par le vertige du néant, la fuite angoissée du réel permet cette recherche de l'absolu de l'abstraction. Et depuis 1910 jusqu'à nos jours, on notera des œuvres à exercices intellectuels ou purement ornementaux ainsi que d'autres qui correspondent à un besoin profond d'une réalité nouvelle et lyrique où la vie intérieure s'ordonne aux rythmes du cosmos. On remarquera que le monde entier sera concerné !!!

WASSILY KANDINSKY (1866/1944) Né à Moscou (Russie) mort à Neuilly-sur-Seine (France). Il commença ses études à Odessa puis étudia le droit et l'économie politique à Moscou. C'est au cours d'une exposition à Moscou en 1895, des impressionnistes français et principalement devant « Les meules » de Claude Monet qu'il éprouvera et comprendra ce qu'est un tableau Moderne. Ce qui le poussera l'année suivante à abandonner sa carrière juridique à l'âge de 30ans pour se consacrer uniquement à la peinture. Il s'installa à Munich, travaillera chez Azbe, puis en 1900 à l'Académie chez Franz Stuck et rencontrera les Expressionnistes. Il ouvrira sa propre Ecole, et, de 1903 à 1908, il voyagera entre la hollande, la tunisie, l'Italie, et Paris !!

En 1906, il s'installe à Sèvres près de Paris, reste une année et exposera au Salon des Indépendants à partir de 1907. Ce sera sa période Impressionniste et Fauviste !!

Fin 1907, de retour à Munich, en passant par Berlin et à Dresde où il exposera à la « Brücke » il fondera en 1909 « la nouvelle association d’artistes de Munich » et commencera à peindre ses premières œuvres dégagées du naturalisme.

Il rencontre Franz Marc, August Macke et Paul Klee et devient l'un des fondateurs du « Der Blaue Reiter » à Munich. Ils organiseront juste avant la 1ère Guerre Mondiale, deux grandes Expositions qui regroupèrent les plus grands peintres européens de cette époque, tels Matisse, Delaunay, Klee, Nolde, Franz Marc, Malevitch. En 1910, il commence ses premières œuvres abstraites dont « Aquarelle abstraire » et, écrit des recueils sur cette démarche, tel «Regards sur le passé ». Grand initiateur de l'art Abstrait, c'est entre 1910 et 1920 qu'il peint des tableaux aux tracés bouleversés et violents avec des couleurs très vives. En 1914, il s'exile en Suisse, puis rejoint Moscou où il vivra la révolution russe et sera nommé en 1921, professeur à l'Académie russe des sciences artistiques de Moscou. En 1922, il revient en Allemagne et devient professeur au «Bauhaus » de Weimar où il retrouve Jawlensky et Feininger avec lesquels il formera le groupe des « Quatre Bleus » !! En 1933, le Bauhaus est fermé par les nazis, les toiles de Kandinsky sont confisquées et vendues à titre d'art dégénéré, aussi, fuyant le nazisme, il s'installe à Paris et prend contact avec le groupe « Abstraction-Création ». Naturalisé allemand en 1928, il acquiert la nationalité française en 1939.

Pour lui, les objets nuisaient à sa peinture, il lui fallait obéir à des nécessités intérieures et exprimer les forces cosmiques, voire spirituelles qui dépassent l'individu !!

Ses recherches picturales auront pour but de créer des formes purement irréelles en s'abstrayant de tout souvenir, de toute impression ou obsession !!

« Sans titre »  1910 aquarelle/papier collé 49 x 64cm

« Impression V » 1911 huile/toile 105 x 157cm   Musée d' Art Moderne, Paris

Num_riser0007 Num_riser0008

KASIMIR MALEVITCH (1878/1935) Né à Kiev, mort à Léningrad (Russie) Issu d'une famille polonaise, en 1896, il entre comme dessinateur industriel à la cie des chemins de fer de Koursk, qui lui permet de financer en 1904, son voyage à Moscou où il participera à tous les mouvements d'avant-garde. Sa peinture sera d'abord influencée par les Post-Impressionnistes et les Fauves !!

En 1911, membre du groupe « Valet de Carreau » il exposera dans le Salon du même nom, des œuvres d'influence Cubiste et deviendra le chef du « mouvement Cubiste russe »

En 1912, il peint dans le style de Léger en accentuant la ligne droite et la forme géométrique nette tel « Le bûcheron ». Cette étape le conduira au seuil de l'abstraction complète, et à la fin de 1913, il exposera à Moscou « Un carré noir sur fond blanc » qui fit grande sensation. Malevitch continuera avec de nombreuses compositions à l'aide de formes essentielles, simples, de couleurs franches sur fond blanc.

En 1918, il atteint le sommet de la simplicité avec « Carré blanc sur fond blanc » et l’expose à Moscou cette même année. Il sera nommé professeur à la 1ère Ecole nationale d'Art appliqué à Moscou. Puis, lorsque l'art Moderne tomba en disgrâce auprès du gouvernement soviétique, il fut déplacé à Léningrad où il enseigna jusqu'à sa mort. Il reçut cependant la permission de se rendre en Allemagne en 1926 pour préparer au Bauhaus la publication de son livre « Le monde de la non-représentation ». Malevitch est avec Mondrian et Kandinsky, un des pionniers importants de l'art Abstrait pour arriver au « Suprématisme » !!

« Le Bûcheron » 1912 huile/toile 94 x 71cm

« Suprématisme » 1915 huile/toile 101x 62cm  Stedelijk Museum, Amsterdam

Num_riser0009  Num_riser0010

ROBERT DELAUNAY (1885/1941) né à Paris, mort à Montpellier. Très tôt, il a la passion pour la peinture et abandonnant ses études, il entre en apprentissage dans une école de décors de théâtre à Belleville. Vers 1904, il se consacre entièrement à l'art, ses premières œuvres sont influencées par les Pointillistes, les Fauves et le Cubisme réalisant dès 1906 des œuvres à tendance Cubique. Mais il s'intéresse aux couleurs prismatiques avec des rythmes circulaires. En 1908, il peint sa 1ère « Tour Eiffel » puis en 1909, la série des « Saint-Séverin » pour arriver en 1912 aux « Fenêtres » !!

En 1910, il épouse Sonia Terk, artiste peintre russe avec laquelle il découvrira l'Expressionnisme et elle participera à ses recherches en réalisant une œuvre parallèle.

Mais c'est la grande composition de « La ville de Paris » présentée au Salon des Indépendants de 1912, qui fera dire à Guillaume Apollinaire, que Delaunay créa « l'orphisme » (peinture à manifestations colorées qui apportent l'espérance dans la froide monotonie du Cubisme en proclamant la primauté de la couleur sur l'organisation de la surface).

Delaunay se détache du Cubisme pour déboucher finalement sur la peinture Abstraite en se libérant de l'obsession de l'objet.

Il se liera d'amitié avec Franz Marc, August Macke et Kandinsky qui l'inviteront aux deux Expositions du « Blaue Reiter». Paul Klee traduira un de ses articles et la conférence d'Apollinaire à  l'Exposition Delaunay à Berlin au Sturm en 1913 aura un grand retentissement. En 1914, il peint « Hommage à Blériot » où dominent ses recherches abstraites. Durant la guerre, il séjourne en Espagne et au Portugal où l'on trouve dans ses natures mortes un retour à l'objet et aux formes rondes. Puis, de retour à Paris, il se lie avec Soupault et Aragon proches du « Surréalisme » et, en 1925, pour l'Exposition des Arts Décoratifs, il peint sa grande « Ville de Paris » au pavillon de Mallet-Stevens. L’exposition de Paris de 1937 lui permet de réaliser dix énormes bas-reliefs en couleurs pour le « Palais des Chemins de Fer» ainsi qu'un « Rythme » gigantesque de 780m2 pour le Palais de l'Air !! Cela sera l'un des plus grands efforts de la décoration moderne !! En 1938, déjà malade, il peint ses derniers « Rythmes » et fait le point sur ses recherches avec amis et élèves. Il séjournera à Montfort-l'Amaury puis en Auvergne et s'éteindra le 25/10/1941 à Montpellier.

« Hommage à Blériot » 1914 huile/toile 250 x 250cm Kunstmuseum, Bâle

« Disques simultanés » 1912 huile/toile 124cm  Guggenheim Museum, New York

Num_riser0011 Num_riser0012

PIET MONDRIAN (1872/1944) Né à Amersfoort (Hollande) mort à New York. Issu d'une famille calviniste de stricte obédience, son père, instituteur, le destinait à l'enseignement, mais il refusa. Après avoir réussi ses deux diplômes pour l'enseignement du dessin, il rentra à l'Académie d'Amsterdam en 1892 où il fut un élève appliqué. Il connut ensuite des années difficiles, peignant beaucoup, vendant peu, faisant des copies dans les Musées ou donnant des leçons particulières pour assurer le matériel. Sa peinture témoigne d'une influence hollandaise, mais, vers 1908, Il rencontre le peintre Toorop dont le « Divisionnisme» l'influencera quelques temps, des amis lui conseillèrent d'aller à Paris. En 1911, le peintre hollandais Kickert lui prête son atelier à Montparnasse et Mondrian sera tout de suite attiré par le Cubisme telle la « La nature morte au pot de gingembre » puis, il peint la série des « Arbres » (abstractions successives d'un thème donné). En 1914, il retourne au chevet de son père malade mais continue ses recherches d'abstraction qui aboutissent en 1915 au même rythme pur de lignes horizontales et verticales qui sont le prélude de ce qu'il appellera « Néo-Plasticisme» ou plastique pure !!

Il fait la connaissance de Theo van Doesburg, homme dynamique, peintre, poète et journaliste et en 1917, il créera avec lui, le magazine « De Stijl » (le style) dans lequel il exposera ses théories sur l'art « Abstrait » !!

Mondrian publie de longs essais doctrinaires, dont l'un d'eux « Réalité naturelle et réalité abstraite » sera considéré comme une des pierres fondamentales de l'art Abstrait !!

Pour lui, les couleurs du spectre lumineux doivent être réduites aux trois couleurs primaires (rouge, bleu, jaune) et aux non-couleurs (blanc, noir et gris), encadrées par des lignes horizontales et verticales. En 1919, revenu à Paris, il continue sa longue méditation qui ne cessera qu'avec sa mort, 25 ans plus tard.

Entre 1929 et 1932, ses œuvres inspirent Léger et Baumeister et fait des disciples parmi les jeunes artistes mais il expose rarement, vend peu sauf à de rares collectionneurs et mène une vie de reclus mais son audace le fait connaitre dans le monde entier. Bien qu'il soit pauvre, son atelier devient une sorte de pèlerinage pour intellectuels et artistes d'avant-garde.

L'américaine Katherine Dreier introduit son œuvre en Amérique dès 1926 par les expositions itinérantes de la « Société Anonyme » qu'elle dirige avec Marcel Duchamp et Man Ray le photographe !!

En 1938, sentant la guerre approchée, il part pour Londres. Puis en 1940, il s'installe à New York et ce seront les dernières années de sa vie qui lui apporteront le plus de satisfaction malgré ses 50ans de labeur incessant et une certaine aisance matérielle qui se traduira dans des œuvres d’une plus grande aisance spirituelle.

A sa mort, il y aura un important rassemblement d'artistes et intellectuels de toutes nationalités, réfugiés à New York et la grande presse américaine proclamera sa gloire !!

« Nature morte au pot de gingembre » 1911 huile/toile 91 x 120cm    Gemeentemuseum, La Haye

« Composition »  1929 huile/toile 45 x 45cm    Guggenheim Museum, NewYork

Num_riser0014 Num_riser0015

Posté par LE BLOG DE FANFG à 09:29 - LES MOUVEMENTS ARTISTIQUES - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 juin 2008

LE DADAÏSME

Le Dadaïsme

Mouvement développé de 1915 à 1922, entre l'éclatement du Cubisme et l'avènement du « Surréalisme » qui lui succède. Au milieu de la 1ère guerre mondiale de 1914/1918, en 1916, à Zurich (Suisse), un groupe de jeunes intellectuels, de diverses nationalités, donne naissance à un mouvement semi-anarchiste et défaitiste.

C’est Jean Arp (peintre, sculpteur, poète) qui sera le fondateur de ce mouvement avec Tzara (écrivain) Janco, Bali et Hüisenbeck où les séances de discussions se tenaient au Cabaret Voltaire à Zurich. Les premières manifestations apparaissent simultanément à Zurich, New York et Paris.

Choisit au hasard dans le dictionnaire, le nom « Dada » permettra toutes les interprétations possibles, ainsi naquit le « Dadaïsme» !!

Ce mouvement sera plus une révolte intellectuelle qu'un mouvement artistique qui dénoncera l’absurdité de notre monde en mêlant l'humour, la dérision, et l'ironie.

Le «Dadaïsme » montre comment les matériaux les plus ordinaires peuvent entrer dans la composition d’œuvres d'art, la création doit être spontanée et abandonnée au hasard !!

MARCEL DUCHAMP (1887/1968) Né à Blainville, près de Rouen, mort en France, frère de Jacques Villon, de Suzanne Duchamp (peintres) et de DuchampVillon le sculpteur.

Il fut d'abord bibliothécaire, fit des dessins pour le « Courrier Français» et, vers 1908/1910 il réalisa quelques toiles à la manière des Impressionnistes pour se rendre compte comment ils faisaient ça !!

Mais en 1911, son génie personnel éclate, sa dissociation des formes s'accentue et i1arrive en 1912 à des œuvres définitives dont « Le nu descendant un escalier » qui le rendit célèbre du jour au lendemain après avoir été exposé à New York en 1913.

Préférant une civilisation jeune en pleine croissance, il se fixa à New York. En 1915, il fait la connaissance de Francis Picabia et ils deviennent responsables de l'esprit et du mouvement Dada. Il exécuta son œuvre capitale de 3mètres de haut, (le 1er tableau construit sur une dalle de verre transparente, supportant des fragments d'étain découpés et peints, fixés au verre par un vernis inébranlable «La mariée mise à nu par ses célibataires » 1915/1923 Collection H.P.Roché, Paris.

Marcel Duchamp avait pour maxime de ne jamais se répéter. Il s'arrêta pile, en vendant sa vingtaine de toiles et verres à des amis intimes qui les ont legué au Musée de Philadelphie  selon son propre désir.

Il est le père d'objets d'art tels que le «Grand séchoir à bouteilles » et « La fontaine urinoir » !!

Créateur de la reproduction en 1919 du portrait de « La joconde L.H.O.O.Q » qu'il orna de fines moustaches, et bien d'autres objets pour le moins insolites.

Son exemple d'art pour soi-même et de désintéressement à porté lentement ses fruits. Son nom est évocateur d'indépendance, de hardiesse et de réussite totale dans son domaine. Il sera le précurseur du « Pop Art »!!

« Nu descendant l’escalier » 1912 huile/toile 147 x 89cm

« La fontaine urinoir » 1917 porcelaine H 33,5cm

Num_riser0001  Num_riser0002

FRANCIS PICABIA (1879/1953) Né et mort à Paris. D’un tempérament anarchiste, prolixe, subversif, préférant l'esclandre à la carrière d'artiste, élève des Beaux-Arts, il peint jusqu'en 1918 des tableaux Impressionnistes puis des compositions influencées par le Cubisme. En 1915, il rencontre Marcel Duchamp à New York et devient Dadaïste. A Barcelone, en 1916, Il fonde la revue « 391 »  qu'il anime de sa verve et de son ironie jusqu'en 1924 et celle-ci paraîtra à Barcelone, New York, Zurich et Paris.

Revenant à Paris, il servira de lien entre les Dadaïstes allemands de Zurich et les Dadaïstes français, c'est ainsi que le « Dada » est vraiment né.

En 1921, il se brouille avec ses amis et suit André Breton pour se rallier au « Surréalisme ». Puis il tourne le dos à ce mouvement pour revenir au « Figuratif » et, en 1945, il vient à « l'Abstrait » !!

Curieux, instable, enthousiaste mais négateur, il restera spontané et agressif, indépendant et désinvolte. Il influencera surtout comme inspirateur et animateur, et ne souhaitera d'ailleurs, aucun autre titre.

« Parade amoureuse » 1917 huile/toile 96 x 73cm Collection privée

« L’enfant carburateur » 1919 huile/toile Collection Guggenheim, Venise

Num_riser0003 Num_riser0004

EN ALLEMAGNE

KURT SCWlTTERS (1887/1948) né à Hanovre (Allemagne) mort à Ambleside en Angleterre. Il étudiera au Gymnase Royal de Hanovre, puis fréquentera l'Académie de Dresde durant 6 ans. Pour gagner sa vie, il fera des portraits sans jamais mépriser ce travail académique. Après la guerre de 14/18, il fut influencé par Kandinsky, puis il commencera la publication de la revue «Merz» avec « Dadaïste et Constructiviste» de 1923 à 1932.

C'est en même temps qu'il entreprend dans sa maison un 1er « Merzbau » qui est une sorte de colonne avec une forme architecturale surprenante qu'il décore avec une foule de choses hétéroclites, souvent ramassées dans la rue !

Il travailla à cette œuvre durant dix ans et elle finira par envahir les trois étages de sa maison, mais celle-ci fut détruite durant la 2ème  guerre mondiale.

Pour lui, l'objet le plus futile devenait élément de valeur à ses créations (ticket de tramway, bouts de chiffon, bouchons, papier d'emballage, etc.. !!

«Tout ce que l’artiste crache, c’est de l’art » !! Telle est la vérité de cet artiste qui à démontré que l'art est en effet n'importe quoi, mais d'une certaine manière.

« Mertz 25 » 1920 collage/panneau  Kunstsammmlung Nordrhein-Westfaien, Düsseldorf

« Tableau de croissances spaciales » 1939 collage/panneau 96 x 68cm Tate Gallery, Londres

Num_riser0005  Num_riser0006

Après la guerre de 1914/1918, s'ouvre une période amère et tourmentée. Pour l'art, ce fut également une période difficile et contradictoire. Progrès et réaction de nouveaux élans, de rappel à l'ordre, d'impatience et d'immobilisme !!

Dans l'Allemagne vaincue, le Dadaïsme se fait plus agressif. En France, le monde des arts stagne. Dufy devient illustrateur raffiné. Van Dongen se fait l'interprète mondain de la vie parisienne. Rouault se réfugie plus que jamais dans la peinture religieuse. Picasso et Braque créent de nouvelles formes. Derain et Vlaminck retournent à la figuration traditionnelle. Le Cubisme n'est plus de rigueur !!!

Posté par LE BLOG DE FANFG à 11:49 - LES MOUVEMENTS ARTISTIQUES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 juin 2008

LE FUTURISME

Le Futurisme

Le «Futurisme » né en Italie, est un mouvement en quête d'un monde magnifiant la vitesse, la modernité, le dynamisme, ne jurant que par l'énergie, même si elle est destructrice, exaltant le futur, décriant ce qui appartient au passé, en premier lieu les Musées. Mais l'œuvre Futuriste exprime aussi des sensations et des états d'âme, ce qui est contraire à l'objectivité du Cubisme. En Décembre 1908 à Milan, le poète FilippoTommaso Marinetti adresse à la presse internationale le " Manifeste du futurisme ». En France, le journal le Figaro, le publie, et le mois suivant marque le point de départ de ce mouvement pluridisciplinaire auquel participent les peintres tels Giacomo Balla, Umberto Boccioni Carlo Carra, Luigi Russolo, Gino Severini. En 1912, la galerie Bernheim-Jeune à Paris, organise une importante exposition qui voyagera à travers l'Europe et jusqu'à Chicago.

Le poète Marinetti, particulièrement violent et agressif entraine les artistes dans le fascisme Mussolinien, mais sans pour cela qu'ils soient reconnus par la dictature. En 1944, le mouvement s'éteint à la mort de Marinetti.

GIACOMO BALLA (1871/1958) Né à Turin, mort à Rome. Il se fit connaitre et apprécié par des peintures académiques, mais au cours d'un séjour à Paris, il découvre l'Impressionnisme et le Divisionnisme et se passionne pour la couleur et la lumière. De retour à Rome, il fait la connaissance de Severini et de Boccioni auxquels il transmet ces nouveaux concepts picturaux. En 1909, Marinetti le convertit au « Dynamisme Futurisme » et, de 1913 à 1916, il peint toute une série

de tableaux, dont « Mercure passant dans (espace » qui, inspirée par l'observation de la nature, compte parmi les plus abstraites du mouvement Futurisme, ce qui le fera considérer comme l'un des précurseurs du mouvement «Abstrait »

« Fillette qui court sur le balcon » 1912 huile toile 125 x 125cm  ColI.Grassi,Civica Galleria d'Arte Moderna, Milan

« Le vol de l’hirondelle » 1913 détrempe sur papier 51 x 76cm Museum of Modern Art, NewYork

  Num_riser0003 Num_riser0004

UMBERTO BOCCIONI (1882/1916)  Né à Reggio en Calabre, mort à Sorte. Il est peintre et sculpteur à Rome, et, avec Severini et Balla, il apprend de ce dernier qui revient de Paris, les règles essentielles du Divisionnisme. En 1908, ayant fait la connaissance du poète Marinetti à Milan, il sera en 1910 l'un des signataires du

« Manifeste des peintres futuristes » en présentant « La rue entre dans la maison ». Il sera le véritable théoricien de ce groupe. Son chef-d'œuvre sera  « Elasticité » peinte en 1912, après l'Exposition Futuriste à Paris, et si l'on trouve une tendance Cubiste dans la décomposition du mouvement, il y a tout un lyrisme qui lui est

propre et que l'on retrouvera dans ses sculptures «Synthèse du dynamisme humain » exposées en 1913, ou tels les fameux «Polimaterici » composées de fer, bois, verre, etc.. !!

Mobilisé à la déclaration de la 1ère guerre mondiale, il meurt à 34ans d'une chute de cheval.

« La ville qui monte » 1910 huile/toile 199 x 301cm Museum of Modern Art, NewYork

« Tête+lumière+environs »  1912 huile/toile 60x 60cm  Paolo Baldacci Gallery, New York

Num_riser0005 Num_riser0006

Posté par LE BLOG DE FANFG à 11:43 - LES MOUVEMENTS ARTISTIQUES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 juin 2008

LE CUBISME (suite)

JOSE VICTORIANO GONZALES Dit JUAN GRIS (1887/1927) né à Madrid en Espagne, mort à Boulogne sur Seine, en France.

D'après sa sœur Antonieta, sa vocation de peintre fut précoce (vers 6 ou 7ans) mais il poursuivit ses études à l'Ecole des Arts et Manufactures de Madrid, dont cette formation scientifique se retrouvera dans ses écrits et théories picturales. Puis il se consacre à la peinture auprès d'un peintre académique Moreno Carbonero, qui le dégoûte de la « bonne peinture » !!

Il vit avec les peintres et les écrivains, fréquente les milieux artistiques espagnols qui s'initient au «Modern' style »  sous l'influence des revues allemandes. A 19ans, Juan Gris (son pseudonyme) débarque à Paris sans avoir fait son service militaire, et de ce fait, il n'aura jamais de passeport et sera obligé de rester en France. Plus tard, il demandera la nationalité française mais mourra sans l'avoir obtenue.

Attiré par la gloire naissante de Picasso, il s'installe  au Bateau-Lavoir et  vit difficilement en faisant des dessins satiriques pour « l'Assiette au beurre » « le cri de Paris », « le Charivari » et « le Témoin ».

Il travaillera aussi pour lui-même et après 4 ou 5 années de recherches, il décide d'exposer en 1912 au Salon des Indépendants « L’hommage à Picasso » et son 1er acheteur sera le marchand de tableaux Clovis Sago. Puis, il exposera à  la section d'Or crée par Jacques Villon chez Daniel-Henri Kahnweiler qui le connaissait déjà depuis 1907, et deviendra son marchand et meilleur ami.

Ses toiles appartiennent au « Cubisme analytique »  Juan Gris jouera un rôle déterminant dans le mouvement. « Cubisme synthétique » en le rendant plus clair, plus rigoureux.

En 1920, il participe au dernier front commun Cubiste au Salon des Indépendants mais il a peu de succès et se voit même dénigré par ses amis alors que lui est toujours d'une grande bienveillance envers tous, aussi, lorsque le Cubisme n'est plus, il décide de poursuivre seul, à la recherche d'un grand style des temps modernes.

Le succès s'accentuera en 1925 où il réalise des œuvres plus parfaites et sereines. Il écrit un livre qui aura un grand retentissement « Les possibilités de la peinture ».  Celui-ci sera en langue française, allemande et espagnole. Juan Gris interviendra en lecture, au groupe d'études

philosophiques et scientifiques à la Sorbonne. De santé fragile, il succombera après de grandes souffrances à l'âge de 40ans à la suite d'une pleurésie !!

« Hommage à Picasso » 1912 huile/toile 92 x 73cm  Art Institute, Chicago

« Des verres, journal et bouteilles de vin » 1913 collage, gouache, aquarelle, craies couleurs et charbon/papier 45x29 cm Collection privée

Num_riser0016  Num_riser0017

FERNAND LEGER (1881/1955) né à Argentan, mort à Gif-sur-Yvette (Seine et Oise). Fils de paysans normands, il quittera sa terre pour sa vocation de peintre, mais en homme