LE TAÏ CHI CHUAN AVEC EVENTAIL
UNE PRATIQUE INDISPENSABLE A LA SERENITE!
L'éventail est une arme ajouté récemment dans le taichi ; la plupart des taolus enseignés comme tel sont de création récentes. En Chine on trouve de très nombreuses formes de taichi à l'éventail. Toutefois en France c'est le Taiji Gongfu Shan qui semble être le plus enseigné. Le Taiji Gongfu Shan ést une synthèse de mouvements issus des différents styles de Taichi, du Wushu ainsi que de la danse traditionnelle chinoise et est accompagnée d'une chanson glorifiant les arts martiaux chinois. Traditionnellement, l'éventail est une arme improvisée et son maniement reprend les mouvements du sabre et de l'épée ou du poignard...
Le tai-chi-chuan en tant qu'art martial interne insiste sur le développement d'une force souple et dynamique appelée jing (劲), par opposition à la force physique pure li(力).
Une des règles du tai-chi-chuan est le relâchement song (鬆). Ce relâchement garantit la fluidité des mouvements et leur coordination. Une fois la relaxation songinstallée, le pratiquant va développer le pengjing, force interne consistant à relier chaque partie du corps en restant relaxé. Selon un dicton : « Une partie bouge, tout le corps bouge ; une partie s'arrête, tout le corps s'arrête ». Le pengjing est la force caractéristique du tai-chi-chuan ; on peut lui trouver une analogie avec une boule élastique. Frappez la boule et votre coup sera retourné contre vous. Plus simplement, le tai-chi-chuan contrôle les mouvements en exerçant des forces tangentielles ou de rotation.
Le tai-chi-chuan porte une attention particulière à l'enracinement. L'énergie doit aussi s'élancer des « racines » que constituent les pieds, puisque ce sont généralement eux qui, dans la majorité des cas, vont amorcer le coup que transmettra la main, ou tout autre partie frappante. On dit parfois, « le pied donne le coup, la hanche dirige et la main transmet ». L'énergie provient des pieds, puis elle est dirigée par la taille avant d'être transmise par les mains.
Le tai-chi-chuan peut aussi être vu comme un qigong. Il implique un travail sur le souffle et non sur la force brute. C'est pourquoi l'entraînement est tout d'abord exécuté lentement pour sentir les flux du souffle qi, en vue d'exercices d'alchimie interne plus approfondis. Le centre de gravité et la respiration doivent être amenés au niveau de l'abdomen, au dantian inférieur.
Intérêt médical
Le tai-chi-chuan a été testé et s'avère efficace sur les symptômes de plusieurs maladies, même si un effet placebo ne peut être exclu du fait de l'absence de comparaison en aveugle. C'est le cas pour la fibromyalgie, pour la polyarthrite rhumatoïde et l'arthrose du genou, ainsi que dans la maladie de Parkinson et dans la lutte contre la douleur. Il est également associé à la longévité. Le pratiquant de Bagua Zhang et de Taji Quan nommé Lu Zijian a vécu jusqu'à 118 ans et a pratiqué jusqu'à l'âge de 116 ans. D'autres pratiquants de cet art sont très âgés, parfois centenaires, comme Li Zi Ming et Wu tunan.