MUSEE BOURDELLE
Visite découverte rapide, pour voir la collection permanente ou une exposition temporaire, rendez vous sur le site des musées de Paris. http://www.parismusees.paris.fr
Antoine Bourdelle, né Émile Antoine Bordelles le 30 octobre 1861 à Montauban , et mort le 1er octobre 19292 au Vésinet, fut un sculpteur français.!
Il a été enregistré « Émile Antoine Bordelles » à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne. L'artiste, dans une lettre manuscrite écrite en 1909 : « … mon nom est Émile-Antoine Bordelles. Par modestie, je signe Bourdelle, et mon père signait lui-même Bourdelle, bien que mon nom veuille dire plusieurs petites fermes aux borduries… » L'artiste lui-même signe Bordelles dit Bourdelle!
S'orientant vers la sculpture, il décroche une bourse d'études à l'Académie des beaux-arts de Toulouse en 1876.
Il suit ensuite peu de temps les cours de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où il a pour maître Falguière. Membre de la bande à Schnegg, il était l'ami de Gaston Schnegg et Lucien Schnegg, François Pompon, Jane Poupelet, Léon-Ernest Drivier, Jules Desbois…
Il décide de quitter l'École des beaux-arts en 1886. Pour vivre, il dessine et vend ses dessins au bureau des vendeurs d'arts parisiens Goupil & Cie ; il travaille aussi chez Théo van Gogh, le frère de Vincent.!!
En 1893, il entre comme praticien dans l'atelier de Rodin et participe au concours pour le monument aux morts de la guerre de 1870 à Montauban, sa ville natale. La première maquette de ce monument est présentée en 1896. Les membres du comité chargé du projet l'accueillent très défavorablement. Finalement, il obtient cette commande en 1897 grâce à l'intervention de Rodin.
Bourdelle quitte Rodin en 1908. Il voyage en Pologne et reçoit la commande du Monument à Mickiéwicz, auquel il va travailler jusqu'à sa mort. Il exécute le buste d'Ingres, Beethoven dans le vent, Beethoven aux deux mains et le Bélier couché.!!
En 1910, il s'insère dans le projet du Théâtre des Champs-Élysées (aujourd'hui, au numéro 15 de l'avenue Montaigne), lancé quelques années plus tôt par Gabriel Astruc. Pendant deux ans, il s'occupera de la décoration intérieure et extérieure de ce temple dédié aux Arts. Il y mêlera sculptures, bas-reliefs et, pour la première fois dans toute l'Histoire, des fresques directement appliquées sur du béton armé. Pour l'occasion, il se réinventera un peu architecte, achevant les plans abandonnés par Henry Van de Velde. L'inauguration du théâtre, en avril 1913, représentera aux yeux de l'artiste le mariage heureux et durable de l'architecture et la sculpture.
Il mène une activité d'enseignement dans l'atelier qu'il dirige à l'Académie de la Grande Chaumière, où il a notamment, parmi ses élèves, Germaine Richier, Alberto Giacometti et la sculptrice roumaine Margaret Cossaceanu, qu'il engage ensuite comme collaboratrice, dans son atelier de l'impasse du Maine, lui faisant exécuter des agrandissements de certaines de ses œuvres, comme sa Sapho.
Il est le créateur, avec Albert Besnard, et le vice-président du Salon des Tuileries et, en 1924, est décoré Commandeur de l'Ordre de la Légion d'honneur, (les insignes de Commandeur lui sont remis par Albert Besnard)!
Le dessin a été pour Bourdelle une passion impérative. Il a commencé à dessiner très jeune et n'a jamais cessé. Chaque jour à l'aube, il dessinait ses visions d'artiste. À l'Académie de la Grande Chaumière, à un élève à qui il demande s'il dessine et qui lui répond : « Oui, un peu », Bourdelle s'enflamme : « Un peu ! mais ce n'est pas un peu qu'il faut dessiner, c'est constamment. Le dessin c'est de la discipline et c'est là que résidait la grande force d'Ingres. La base de la beauté, le savoir c'est le dessin. La sculpture finalement ce n'est pas autre chose que du dessin dans tous les sens. » Il a illustré en 1927 un ouvrage d'Isadora Duncan. Le musée Antoine Bourdelle de Paris conserve près de 6 000 de ses dessins. Parmi ceux-ci, les études à l'encre pour la façade du théâtre des Champs-Élysées, des dessins d'Isadora Duncan, la danseuse américaine, la cathédrale Notre-Dame de Reims en flammes…
Dans un premier temps, il signa ses œuvres « Émile Bourdelle », puis il signera « Émile Antoine Bourdelle », ou simplement « Bourdelle ».
Il exposera à de nombreuses reprises son œuvre peint. En 1891, il envoie quelques pastels au Salon de la Société nationale des beaux-arts, et ce jusqu'en 1898. En 1905, il présente sept pastels au Salon d'automne. La même année, il tient sa première exposition personnelle galerie Hébrard, rue Royale, à Paris, où il présente quelques peintures parmi ses sculptures.
Il participa de 1911 à 1913 à la décoration du foyer du théâtre des Champs-Élysées où la majorité des fresques sont de lui (et de certains de ses élèves). (SUITE SUR WIKIPEDIA)
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