DIVISIONNISME ET POINTILLISME
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Le pointillisme
Le pointillisme est un mouvement artistique de la peinture et une technique picturale qui utilise de petites touches de couleur rondes ou carrées juxtaposées plutôt que des mélanges de pâtes colorées. La peinture par points était connue depuis le XVIème siècle au moins ; Georges Seurat en a fait dans les années 1880 un système, que la critique a désigné, de façon plutôt péjorative, comme pointillisme. Paul Signac l'a théorisé sous le nom de « divisionnisme ».
Le procédé et le discours théorique de Signac ont séduit pendant quelques années, essentiellement en France et en Belgique, des peintres comme Camille Pissarro, Maximilien Luce, Théo van Rysselberghe, classés dans un courant artistique, dit « néo-impressionniste », issu de l'impressionnisme d'une part, et de ce que Seurat a tiré des recherches optiques de Michel-Eugène Chevreul et des écrits de Charles Blanc, tandis qu'il s'attirait les sarcasmes de Paul Gauguin
La doctrine divisionniste associe la pratique néo-impressionniste du pointillisme à des lectures scientifiques, notamment de Michel-Eugène Chevreul et d'Ogden Rood, interprétées librement.
Georges Seurat a fondé ce style aux environs de 1884, en se basant sur une lecture artistique des théories scientifiques de Michel Eugène Chevreul et de ses travaux sur le contraste simultané des couleurs, d'Ogden Rood et de Charles Blanc et son « étoile des couleurs ».
Paul Signac, qui a écrit D'Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, fut le principal théoricien du divisionnisme. Il s'inspire en effet de la technique du flochetage mise au point par le peintre romantique à la fin de sa vie
Le divisionnisme est une variante plus technique d'un autre style, le pointillisme, qui se définit spécifiquement par l'utilisation de points de peinture et ne se concentrant pas forcément sur la séparation des couleurs. Une différence entre les deux techniques est que les coups de pinceau des divisionnistes sont plus longs et plus fluctuants que ceux des pointillistes, comme Seurat ou Signac, qui projettent des petits points de couleur sur leur toile. L'essentiel, pourtant, se trouve dans la volonté, affichée, de fonder la peinture sur un système!
Alors qu'auparavant les mélanges de couleur s'opéraient sur la palette du peintre, les divisionnistes juxtaposent deux couleurs pures directement sur la toile. Ainsi une petite tache bleue posée à côté d'une petite tache jaune devraient, selon leur théorie, donner l'impression du vert. Il n'en est rien, ni selon les sources dont ils s'inspirent, ni selon les études psychophysiques menées depuis le milieu du XIXe siècle.
Si les divisions sont imperceptibles, on voit un gris qui peut tirer vers le jaune ou le bleu ou, dans une moindre mesure, vers le vert ou vers le rouge ; et si les divisions sont perceptibles, la loi du contraste simultané des couleurs renforce leur différence. L'effet produit par le divisionnisme est fortement dépendant de l'explication fournie par l'artiste, et son charme réside largement dans la différence de perception qui se produit lorsqu'on s'approche ou qu'on s'éloigne du tableau, qui produit une « vibration particulière […] de cette texture (En peinture, la texture est la consistance de la toile (peinture) qui peut être recouverte de peinture mais aussi de différents matériaux qui sont ajoutés, tels que le métal, le bois, le cuir, le sable, etc. La texture des surfaces modifie « assez sensiblement leurs propriétés optiques et leur aspect visuel, notamment le brillant» et les artistes modernes utilisent fréquemment cette possibilité.
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