L'École de Barbizon désigne, de façon informelle, à la fois le centre géographique et spirituel d'une succession de colonies de
peintres paysagistes établies autour de
Barbizon, et le désir de ceux-ci de travailler « en plein air et d’après nature » dans la
forêt de Fontainebleau. Dans le même esprit, un autre territoire, la Vallée des Peintres entre Berry et Limousin accueille de son côté
l'école de Crozant.
l'invention d'une « Ecole »???Le premier à se rendre de côté de la forêt de Fontainebleau fut sans aucun doute Camille Corot qui explore ce lieu dès 1822. À la différence des peintres qui y venaient pour s'exercer à représenter des arbres, il est à la recherche du paysage le plus vrai qu'il veut représenter sans fioritures ni maniérisme : à quelques kilomètres de Paris, cette forêt offre au peintre une sorte de nature sauvage en réduction, loin de l'urbanisme étouffant de la capitale.
FORÊT FONTAINEBLEAU
Le Salon de Paris de 1824 marque un tournant car y sont exposés les maîtres anglais du paysage, tels que John Constable. Par la suite, l'invention du tube de gouache en 1841, l'ouverture d'une ligne de chemin de fer en 1849, sont autant de facteurs qui accélèrent le processus : de plus en plus de peintres vont à Barbizon, à Chailly-en-Bière, à Bourron-Marlotte, au point que la mode est lancée, qu'on les appelle les « plein-airistes », que la presse s'en amuse sous la forme de caricatures, montrant des dizaines de peintres massés devant leurs chevalets, chacun sous un parapluie (L'Illustration, 24 novembre 1849).
L'appellation « école de Barbizon », forgée en 1891 par un critique d'art britannique, David Croal Thomson (1855-1930), de manière artificielle puisque jamais ces peintres ne se revendiquèrent d'une quelconque école, tient son nom de ce village situé en lisière de la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne), autour duquel de nombreux artistes affluèrent pendant près de cinquante ans, entre 1825 et 1875. Thomson était le directeur de la filiale de Goupil à Londres, une entreprise leader dans le monde du commerce de l'estampe, notamment paysagière.
Cette affluence et l'arrivée du train provoquent bien entendu l'ouverture de nombreuses infrastructures : restaurants, hôtels, épiceries, permettent aux peintres de séjourner plus longuement.
BARBIZON XIXème siècle
Le terme d'« école » est, depuis au moins les années 1950, remis en cause par les historiens de l'art qui contestent l'idée qu'il y aurait eu une « école » à Barbizon : on a ici plus affaire à un ensemble de peintres aux styles très différents, qui, à des époques très diverses, ont trouvé une source d'inspiration dans la forêt de Fontainebleau. !
http://www.musee-peintres-barbizon.fr/
Lieu de séjour de la plupart des peintres passés à Barbizon entre 1830 et 1870, l’Auberge Ganne, ouverte en 1834 par François et Edme Ganne, a été rachetée par la commune et renferme depuis 1995 le Musée départemental de l'École de Barbizon!
Le bâtiment fut à l'origine une ferme qui, vers 1830, fut transformé en épicerie par les époux Ganne qui commencèrent par y servir à boire, puis à manger. Puis pour augmenter leurs revenus ils aménagèrent des chambres.
SALLE A MANGER DES ARTISTES
Le musée départemental de l'École de Barbizon comprend deux sites : l'auberge Ganne au no 92 Grande Rue, où logeaient de nombreux artistes, et la maison-atelier Théodore Rousseau dans laquelle le célèbre paysagiste a vécu et travaillé jusqu'à sa mort, en 1867. Barbizon est le village où ont résidé, de 1830 à 1875, des peintres venus travailler en forêt de Fontainebleau.
Les salles du rez-de-chaussée de l'auberge Ganne restituent l'atmosphère chaleureuse des « peint' à Ganne » grâce aux meubles et aux décors peints. À l'étage, on visite trois chambres dortoirs aux murs recouverts de dessins et de pochades. Le musée conserve une centaine d'œuvres de Théodore Rousseau, Jean-François Millet, Narcisse Diaz de la Pena, Constant Troyon et Rosa Bonheur, parmi celles d'autres peintres du XIXe siècle.
La maison-atelier Théodore Rousseau accueille les expositions temporaires du musée.