RENE SEYSSAUD
MERCI A inesvigo -
MUSIQUE : The Swan - Artiste : Montserrat Caballé - Album : Von Ganzem Herzen/German
SUITE A UNE EXPOSITION OU JE SUIS ALLEE HIER AUX BEAUX-ARTS DE NÎMES!!!!!!!
René Seyssaud (1867-1952) fut un peintre provençal, précurseur du fauvisme, membre de la Nouvelle école d'Avignon.
Bien qu'enfant d'une famille vauclusienne, il naquit le 15 juin 1867 à Marseille où son père était avocat. Celui-ci l'ayant inscrit aux Beaux-Arts, à sa mort, il rejoignit ses grands-parents à Avignon qui l'inscrivirent à ceux de cette cité où il eut comme maître Pierre Grivolas!
Il se fait remarquer par son tempérament puissant et sa palette audacieuse aux couleurs vives, ce qui le fait présenter comme un précurseur du fauvisme. Sa première exposition importante eut lieu, en 1892, au Salon des Indépendants de Paris.
Il inaugura ensuite le Salon d'Automne et le Salon des Tuileries. Son mariage, en 1899, lui donna l'opportunité de s'installer à Villes-sur-Auzon, où il choisit comme thèmes picturaux le Mont Ventoux et les gorges de la Nesque. Mais atteint de tuberculose, ses médecins lui conseillèrent de se rapprocher de la mer et il déménagea, en 1904, pour rejoindre Saint-Chamas où son atelier dominait l'étang de Berre!.
Il revint pourtant souvent faire des séjours au pied du Ventoux et au milieu des années 1930, il s'aménagea même un atelier à Aurel. Là venaient les retrouver ses cousins Jean, les jumeaux Paul et Philippe. qui à son exemple se lancèrent dans la peinture et s'y firent un nom.
Sur les instances de ses amis Chabaud et Serra, il fut fait officier de la Légion d'Honneur et il s'éteignit à Saint-Chamas le 24 septembre 1952. Ses traits nous sont conservés par le portrait qu'en brossa Pierre Ambrogiani et que conserve le musée municipal Paul-Lafran de Saint-Chamas.
Ses toiles figurent parmi les collections de Gustave Geffroy, Frantz Jourdain, Vollard, Georges Feydeau, Sacha Guitry, Armand Dayot, Lucien Poincaré, Maurice Sarraut, Albert Sarraut, Paulhan, Bernheim, Estaunié, Descaves, Morsolf, Fernand Bouisson, Drouant, André Marie, le marquis de Biron, la princesse de la Tour d'Auvergne, de Wagram, etc...
-Divers livres commentent l'œuvre de Seyssaud :
-L'Esthétique du Paysage, par Frédéric Paulhan. La peinture au XXème siècle, par Raymond Escholier. Histoire de la peinture française, par André Fontainas. Les indépendants, par Coquiot.
-Parmi les plus récents ouvrages consacrés à Seyssaud "La vie et l'oeuvre de l'artiste" par Charles Mauron et Jean Tourette. "Seyssaud en Provence" par René Jean et Jean Tourette. Ce dernier livre contient des lithos originales de l'artiste.
-De nombreuses revues ont fait l'éloge du peintre : Le Feu, La Vie, La Revue Moderne, l'Art et les Artistes, La renaissance, Le Bulletin Artistique, la Revue des Deux Mondes, l'Illustration, La Revue Mondiale, Les Cahiers du Sud, Connaissance des Arts, Prisme des Arts, L'Amateur d'Art, etc...
Il porte en lui un héritage, celui de personnalités bien affirmées, celles de Daumier, de Loubon, de Guigou, de Monticelli. Artiste né en 1867, il appartient à la génération de transition, qui après avoir tourné le dos au naturalisme, a le souci de se libérer de l'obsession impressionniste et est animée par le désir de modernité. Grâce aux nabis et à Gauguin, il pose la question artistique sur des bases nouvelles en combinant lignes et couleurs. Il découvre dans l'estampe japonaise, la liberté nouvelle du dessin qui de courbes et d'arabesques fait de la ligne une force vivante. Franc-tireur du fauvisme, il s'empare avec jubilation de la couleur ramenée à sa pureté, solidaire de la lumière. Peintre indépendant, d'une personnalité bien affirmée, d'un tempérament avant tout sensible, son art est tout entier porte par la sensation et l'élan instinctif. A la suite de Monticelli et parallèlement à Van Gogh, il livre dans un geste expressionniste et dans l'alchimie des pates colorées, son angoisse comme sa jouissance, dans l'ivresse païenne d'un panthéisme solaire. Dans un souci d'équilibre, il entend la leçon de Cézanne. Dans les paysages du midi et les scènes de la vie des champs, son respect de la profondeur et de la surface, de la structure de l'objet et de la forme, de l'établissement des volumes, tempère le lyrisme de son expression et fait de son art, un art de synthèse.



