LA PEINTURE BYSANTINE
MERCI A inesvigo - Musique : Peer Gynt Suite Nr. 1 - Artiste : Various Artists - album : 51 Meisterwerke der Klassik Vol. 2
L'art byzantin s'est développé dans l'Empire byzantin entre la disparition de l'Empire romain d'Occident en 476, et la chute de Constantinople en 1453. L'art produit auparavant dans la même région relève de ce qu'il est convenu d'appeler l'art paléochrétien.
Le terme peut également être utilisé pour désigner l'art des États de confession orthodoxe contemporains à l'Empire byzantin, dont la culture a subi son influence, sans en faire partie réellement (certains historiens parlent du Commonwealth byzantin), comme le premier empire bulgare, le premier État serbe ou la Rus' de Kiev. Mais aussi, pour partie, l'art de la République de Venise et du Royaume de Sicile, qui avaient des liens étroits avec l'Empire byzantin.
L'art produit par les chrétiens orthodoxes d'Orient vivant dans l'Empire ottoman est souvent appelé « post-byzantin ».
Certaines traditions artistiques qui ont leur origine dans l'Empire byzantin, en particulier en ce qui concerne l'iconographie et l'architecture des églises, se sont maintenues en Grèce, Bulgarie et Russie et dans d'autres pays orthodoxes d'Orient à l'époque actuelle. (TOUTE LA SUITE SUR WIKIPEDIA)
Monastère -Ossios Oukas - GRECE
La peinture byzantine est le renouveau pictural qui s'instaure à la fin du IXe siècle dans l'empire romain d'Orient dans l'art byzantin, après l'iconoclasme précédent qui interdisait la représentation humaine et le deuxième concile de Nicée, qui rétablit le culte des images.
Le terme désigne par conséquent de la décadence de Byzance le transfert en Occident de l'influence de leur style pictural (Maniera greca) pendant le Moyen Âge en Europe et plus particulièrement en Italie du nord comme les peintres rassemblés sous l'appellation d'école siennoise et le vocable de peinture italo-byzantine.
Il faut attendre Cimabue et Duccio pour assurer, en Occident, le renouvellement de la peinture byzantine en rompant avec son formalisme et en introduisant des éléments de l'art gothique, puis Giotto qui y ajoute les effets perspectifs et supprime les fonds dorés, et tous les autres primitifs italiens.
Mais en Orient cette tradition a su se renouveler d'elle même, peu à peu, au cours des siècles qui ont suivi. L'école crétoise, du XVe siècle au XVIIe siècle, en Crète est un exemple parmi d'autres!
L'icône orthodoxe est typique de la peinture byzantine d'Orient et elle contient les schémas rigides suivants :
- fond doré, sans profondeur ni inscription dans une réalité spatiale sans effet perspectif.(Notre Dame de Vladimir)
- graphie des figures sacrées et stylisation des visages, sans émotions
- couleurs empreintes de symbolisme :
- or : transcendance
- blanc : souvent associé à l'or (vêtements du Christ)
- bleu (de cobalt) pourpre foncé : la royauté (pour le marphorion de la Vierge).
- L'ocre, le violet, le vert foncé, le rose, ...
- ambiance lumineuse venant de la présence des saints
- Support souvent à fresque puis sur bois.
La peinture siennoise introduit sur cette base stricte une esthétique particulière comme la représentation de faits réels et quotidiens du gothique italien et l'expressivité faciale qui était inédite dans l'art médiéval.
Elle annonce la Renaissance et ses changements stylistiques notables dans la peinture, et la perspective qui donnera à penser l'espace plus que l'histoire (Historia), comme le font les frères Ambrogio et Pietro Lorenzetti à Sienne, bien avant Florence!
Le dessin même des auréoles des personnages saints le montrera en dessinant non plus un cercle parfait irréel, mais une ellipse (un cercle en perspective), en fonction de la position de la tête, soit dans un vrai espace. (WIKIPEDIA)
Mosaïque porte Impériale Basilique ST.SOPHIE- ISTANBUL
