LE MUSEE DE LA POSTE - HONORE DAUMIER
MERCI A Musée de La Poste - En 1961, la poste rend hommage à un graveur, peintre, scuplteur et surtout grand caricaturiste français, Honoré Daumier.
Honoré Victorin Daumier, né le 26 février 1808 à Marseille et mort le 10 février 1879 à Valmondois, fut un graveur, caricaturiste, peintre et sculpteur français, dont les œuvres commentaient la vie sociale et politique en France au XIXe siècle.
Dessinateur prolifique, il est surtout connu pour ses caricatures d'hommes politiques et ses satires du comportement de ses compatriotes. Il a changé la perception que nous avons sur l'art de la caricature politique.
Honoré Daumier est considéré de nos jours comme l'un des plus grands peintres français du XIXe siècle!!.
En plus de sa prodigieuse activité dans le domaine de la caricature — la liste des planches de lithographies réalisées par Daumier et compilée en 1904 ne comporte pas moins de 3 958 numéros, on recense plus de cinq cents tableaux qui lui sont attribués, dont la plupart ne sont pas datés.
Son style diffère de son travail graphique, il est difficile de reconnaître le créateur de Robert Macaire, de Les bas-bleus, des Bohémiens de Paris, et des Masques, dans les tableaux du Christ et ses Apôtres (Rijksmuseum d’Amsterdam) ou, dans son Bon Samaritain, son Don Quichotte et Sancho Panza, son Christ moqué, ni même dans les esquisses de la collection Ionides de South Kensington.
Honoré Daumier est l'un des premiers peintres qui ait abordé des sujets réalistes, quand bien même son style en est fort éloigné ; l'on pourrait parler de réalisme intériorisé : « Il est plus un réaliste d'intention qu'un réaliste de fait, et cette étiquette, qui lui est fréquemment apposée, n'est généralement due qu'à l'énoncé de ses œuvres. […] Contrairement à Courbet, il prend toujours du recul par rapport à la réalité, lui imposant l'empreinte profonde de son individualité. » Sa peinture, où prédominent souvent le lilas vineux et le vert plombé, est restée confidentielle de son temps, mais néanmoins connue des plus grands. Elle n'a guère rencontré de succès jusqu'à l’année qui a précédé sa mort, en 1878, lorsque Paul Durand-Ruel a accueilli ses œuvres dans ses galeries pour démontrer l'étendue du talent de celui qui fut surnommé le « Michel-Ange de la caricature ».
- Gargantua (1831), une caricature lithographique de Louis-Philippe Ier qui lui valut six mois de prison ;
- Un portrait-charge sculpté de Charles Philipon (1833), journaliste et directeur de La Caricature et du Charivari ;
- Le Wagon de troisième classe (1864), une peinture qui dénonce la pauvreté ;
- Les Amateurs d'estampes, musée national des beaux-arts d'Alger.
- Décadence du drame en 1866, pour le Charivari, 1866, Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie Joseph-Déchelette, Roanne
- Masques de 1831, 1831, Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie Joseph-Déchelette, Roanne
Charles Baudelaire a dit de lui qu’il était : « l'un des hommes les plus importants, je ne dirai pas seulement de la caricature, mais encore de l'art moderne. »
Une exposition de ses œuvres a eu lieu à l’École des beaux-arts en 1900.
L'un des premiers exégètes est le critique allemand Eduard Fuchs.
En 2009, les œuvres de Daumier se retrouvent dans la plupart des grands musées d'art, y compris le musée d'Orsay à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, et le Rijksmuseum à Amsterdam. Il est connu pour une série d'œuvres comprenant un grand nombre de peintures (29) et de dessins (49), illustrant la vie de Don Quichotte, un thème qui l’a fasciné pendant la dernière partie de sa vie.
Le bicentenaire de la naissance de Daumier a été célébré en 2008 par un certain nombre d'expositions en Asie, en Amérique, en Australie et en Europe.
La promotion 2015 des conservateurs du patrimoine de l'Institut national du patrimoine, installée en janvier peu après les attentats de Charlie Hebdo, a pris le nom d'Honoré Daumier.



