JEAN-BAPTISTE PERRONNEAU - PORTRAITISTE
MERCI A St. Paul Gallery - Jean Baptiste Perronneau 🖼️ Artworks (Rococo Art)
Jean-Baptiste Perronneau (ou Perroneau), né à Paris en 1715 et mort à Amsterdam le 19 novembre 1783, fut un peintre, graveur et pastelliste français réputé pour ses portraits.
Perronneau reçut d'abord sa formation auprès du graveur Laurent Cars et du peintre Charles-Joseph Natoire, lui-même disciple de François Lemoyne. L'on sait également que Perronneau a travaillé pour le graveur Gabriel Huquier, éditeur et marchand d'estampes rue Saint-Jacques, à Paris. C'est à partir des années 1740 qu'il commença une carrière de portraitiste en utilisant surtout l'huile sur toile et le pastel.
La consécration vint cependant lors du Salon de 1753 grâce à deux portraits : celui du peintre Jean-Baptiste Oudry, à dominante de vert et de bleu, et celui du sculpteur Lambert Sigisbert Adam, à dominante de verts. Perronneau fut dès lors admis à l'Académie royale de peinture et de sculpture.
Perronneau aimait voyager constamment Ă travers l'Europe ; c'est ainsi qu'on le vit Ă Turin et Ă Rome, Ă Hambourg, en Angleterre, en Espagne, en Pologne, en Russie et aux Pays-Bas.
Les portraits
Perronneau a produit une œuvre variée où il insiste sur la psychologie de ses personnages et transmet un peu de l'esprit des Lumières, comme en témoignent l'expressivité des visages qu'il dépeint, la vivacité des regards, les demi-sourires que l'on devine. Souvent proches des harmonies du camaïeu, ses pastels et ses huiles jouent volontiers sur des variations monochromes : les ocres du portrait de Mme de Sorquainville, les gris de Pierre Bouguer, de François-Hubert Drouais ou de Laurent Cars, les bleu-gris de la Fillette au chat de la National Gallery de Londres. Georges Brunel note que « les pastels de Perronneau ont toujours l'air quelque peu inachevés, ou altérés par le temps », et ajoute : « Impression trompeuse, car il s'agit vraisemblablement d'un parti de style et de technique délibéré. Perronneau cherche avant tout la solidité et la force […] ».
Ses modèles, outre lui-même dans son Autoportrait de 1750, appartiennent souvent à son entourage, qu'il s'agisse de son jeune frère en 1746, de son maître le graveur Laurent Cars ou du graveur Gabriel Huquier et de sa fille en 1747, ou encore de sa femme représentée en déesse Aurore. Parfois aussi, il reçoit des commandes pour peindre des célébrités de son temps.
À la différence de Quentin de La Tour, les clients de Perronneau font moins partie de l'aristocratie que de la bourgeoisie (commerçants ou financiers) ou du monde des sciences et des arts : l'écrivain Jacques Cazotte, le physicien Pierre Bouguer, le juriste Daniel Jousse, le peintre François-Hubert Drouais, l'architecte Jean-Michel Chevotet et son épouse, l'architecte Robert Soyer, le collectionneur Charles Le Normant du Coudray, le bourgmestre (Pays-Bas) d'Amsterdam Joachim Rendorp, l'échevin Raguenet de Saint-Albin.
Fait rare pour son époque, Perronneau représente également des chats en premier plan, c'est-à -dire en tant qu'animaux de compagnie. Tel est le cas pour Magdaleine Pinceloup de La Grange, pour Mlle Huquier ou encore pour la Fillette au chat (1745) de la National Gallery de Londres – sans doute l'une de ses œuvres les plus célèbres.
Plusieurs dizaines de portraits de cet artiste se trouvent aujourd'hui dans différents musées ou collections privées d'Europe et d'Amérique. Bien que son œuvre soit particulièrement dispersée, les deux collections publiques les plus importantes sont au musée du Louvre à Paris et au musée des beaux-arts d'Orléans.
En 1986, à Lausanne, une toile provenant de la collection Thyssen-Bornemisza et antérieurement attribuée à Watteau fut authentifiée par des experts comme une œuvre de Perronneau. Il s'agit du portrait de l'un des fils du financier Antoine Crozat, sans que l'on ait de certitude quant à son identité : peut-être est-ce le collectionneur Joseph-Antoine Crozat (1696-1751), ou peut-être le général Louis-François Crozat (1691-1750).(TOUTE LA SUITE SUR WIKIPEDIA) -
Voir aussi sur : ma catégorie : BLOG DE QUALITE : ALAIN : Si l'Art était conté - ECRIVAIN DE LA PEINTURE!!!!
JEAN-BAPTISTE OUDRY - 1753 - MUSEE DU LOUVRE
Fillette au chat (1745), Londres, National Gallery.