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23 octobre 2021

JAN VAN EYCK - " LE MYSTERE DES EPOUX ARNOLFINI " -

MERCI A  Sous la toile - 

► Retrouvez les Masterclass d'Histoire de l'Art sur le blog https://www.souslatoile.com/ ► Abonne toi à la chaîne : https://www.youtube.com/channel/UCAo5... Bonjour tout le monde, je vous retrouve avec un épisode inédit sur le mystérieux tableau des époux Arnolfini ! Je suis super contente de vous présenter cette vidéo, j’aime énormément cet artiste, d’autant plus que je trouve cette toile merveilleusement belle. Cette vidéo est inédite car elle est dédiée au concours des Pouces d’or 2019 organisé par les Internettes.
Jan van Eyck  né vers 1390 peut-être à Maaseik et mort à Bruges le 23 juin 1441, fut un peintre né dans les territoires soumis à l'autorité du prince-évêque de Liège Jean de Bavière (1390-1417), qui devient son protecteur. Il est célèbre pour ses portraits d’un naturalisme minutieux. Ses tableaux les plus connus sont Les Époux Arnolfini et La Vierge du chancelier Rolin. Il termina par ailleurs le fameux retable de L'Agneau mystique, commencé par son frère Hubert van Eyck. Il est l'un des premiers artistes à signer ses œuvres.!!

jan_van_eyck_l_homme_au_turban_rouge_autoportrait_presume_1433 JAN VAN EYCK

Les Époux Arnolfini (selon l'interprétation généralement retenue (1434, à la National Gallery de Londres) représente en pied, dans un intérieur flamand, un riche marchand toscan établi à Bruges, Giovanni Arnolfini, et son épouse. Un miroir convexe accroché et centré sur le mur du fond reflète la posture des époux vus de dos et deux personnages. Au-dessus de ce miroir convexe, la signature du peintre et la date de la peinture sont inscrits.

Van_Eyck___Arnolfini_Portrait LES EPOUX ARNOLFINI

L'historien d'art néerlandais Boudewijn Bakker formule l’hypothèse fertile que les chefs-d’œuvre de la peinture flamande, truffés d’autant d’énigmes et de mystères que les cathédrales européennes, se lisent « à plusieurs niveaux », tout comme l’exégèse biblique de l’époque faisait appel à une méthode de lecture ancestrale, dite « à quatre niveaux » : littéral, allégorique, allusif et mystique. Origène (185-254), puis Ambroise de Milan au IVe siècle, reprennent cette méthode pour la Lectio divina, c’est-à-dire l’exercice de la lecture spirituelle visant, par la prière, à pénétrer le plus profondément possible un texte sacré.

On pense que le théologien Denys le Chartreux, confesseur du duc de Bourgogne, a pu conseiller le peintre sur le contenu iconographique de certains grands retables. Dans son œuvre, De l’attractivité du monde et de la beauté de Dieu, le théologien affirme que la beauté du monde visible n'est que prégustation de la sagesse divine. Le peintre, en peignant, devient l'instrument du créateur pour chanter l'éloge de Dieu. La nature qu'il peint est elle-même une vaste théophanie.!

L’apport technique de Van Eyck à la peinture occidentale est capital. Il a porté la technique de la peinture à l'huile à la perfection (sans pour autant la créer). Le liant utilisé par Van Eyck était à base d'huile siccative et d'un autre élément qui rendait le liant consistant, ce qui était l'une des difficultés rencontrées par les utilisateurs de la peinture à l'huile auparavant. Il a porté la technique de la peinture à l'huile et le réalisme des détails (notamment le rendu des matières) à un sommet jamais atteint avant lui, la technique flamande permettant aussi la netteté de ceux-ci.

On retrouve son effigie dans Les Effigies des peintres célèbres des Pays-Bas de Dominique Lampson.

L’œuvre de Jan van Eyck, en dehors de ce chef d’œuvre exceptionnel qu'est le retable de l'Agneau mystique, est composé surtout de représentations de la Vierge Marie et de portraits. Van Eyck a ainsi été considéré comme le fondateur du portrait occidental. Ses modèles sont presque toujours représentés en buste : le visage, vu des trois-quarts, est tourné vers la gauche, et les yeux fixent souvent le spectateur, ce qui constituait à l’époque une innovation radicale.

 La paternité des œuvres de « Van Eyck » antérieures à 1426 (mort d’Hubert) est discutée et l’attribution à Hubert ou à Jan est délicate. Le retable de L'Agneau mystique (1432, à la cathédrale Saint-Bavon, Gand), a ainsi été commencé par son frère et achevé par lui en mai 1432, sans que l’on sache exactement quelle est la part de chacun des deux frères. (SUITE SUR WIKIPEDIA)

 

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Commentaires
R
Désolé, Fan : j'ignorais ...
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R
Toile extrêmement intéressante que celle-là, chère Fan : merci de la rappeler. Elle a fait couler beaucoup d'encre et à son propos, les plus grands historiens de l'art du XXème siècle se sont interrogés : je pense évidemment à Panofsky et au grand Danier Arasse ... L'ouvrage-enquête de Jean-Philippe Postel - " L'affaire Arnolfini: Les secrets du tableau de Van Eyck - est aussi très intéressant ...
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