LA CATHEDRALE DE STRASBOURG - " L'HORLOGE"
MERCI A Dominique Merlen - Un ami qui aime réaliser de beaux clichés et de jolies vidéos!!!!!!!!!!
https://www.cathedrale-strasbourg.fr/lhorloge-astronomique
L'Horloge astronomique de la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg est un chef-d'œuvre de la Renaissance, considéré à l'époque comme faisant partie des sept merveilles de l'Allemagne. Elle est classée monument historique depuis le 15 avril 1987!!
La première horloge :
Une première horloge, dite des Trois Rois (car elle faisait défiler à chaque heure les trois rois mages devant la Sainte Famille), avait été construite entre 1352 et 1354 par un maître inconnu, mais elle a dû cesser de fonctionner au début du XVIe siècle en raison de son usure et de la rouille.
Aujourd'hui exposé dans la salle d'horlogerie du Musée des arts décoratifs de Strasbourg, un coq-automate en bois et fer forgé polychrome est l'un des rares vestiges de cette première horloge. Réalisé vers 1350, c'est le plus ancien automate conservé en Occident
La deuxième horloge (Herlin, Dasypodius, Habrecht, Stimmer)
En deux phases, entre 1547 et 1574, une deuxième horloge a été construite par les mathématiciens Christian Herlin et Conrad Dasypodius, les frères horlogers Josias (de) et Isaac Habrecht et le peintre Tobias Stimmer. Cette horloge était une horloge astronomique planétaire et indiquait donc le déplacement des planètes sur un astrolabe. Un calendrier perpétuel indiquait les fêtes mobiles sur une durée de 100 ans. Enfin, les éclipses à venir étaient peintes sur des panneaux.
La légende prétend que le Magistrat, inquiet que le constructeur puisse construire ailleurs un ouvrage semblable, lui aurait fait crever les yeux.
L’horloge de Dasypodius cessa de fonctionner peu avant la Révolution française et resta dans cet état jusqu’en 1838!
De 1838 à 1843, l’horloge fut transformée par Jean-Baptiste Schwilgué (1776-1856), un Alsacien autodidacte qui après avoir été apprenti horloger, devint professeur de mathématiques, vérificateur des poids et mesures, et enfin entrepreneur. Schwilgué avait souhaité réparer l’horloge dès son plus jeune âge et cela resta une force directrice toute sa vie.
La troisième et actuelle horloge consiste globalement en de nouveaux mécanismes placés dans le buffet de la deuxième horloge, datant du XVIe siècle. Les cadrans sont aussi nouveaux, mais l’horloge est dans son ensemble conservatrice, dans le sens où les fonctions de l’horloge de Schwilgué diffèrent peu de celles de l’ancienne horloge, sauf pour ce qui est du défilé des Apôtres qui n’existait pas auparavant. Pour le reste, il y a toujours un équivalent. (LA SUITE SUR WIKIPEDIA)
Tondo de verre de Sylvie Lander (2015-2018)[![]()
Ex Tempore est une pièce en verre peinte reprenant une photographie de l'astrolabe de Conrad Dasypodius (1574) prise au Musée des arts décoratifs.
Fruit d'une étude sur la profondeur, elle renvoie, d'un point de vue iconographique, au temps renseigné par l'horloge tout en étant une référence à la fin des temps, quand le Christ viendra juger les vivants et les morts. Cette installation temporaire a été retirée de la cathédrale en mai ou juin 2018.!
Ce qui attire le plus les touristes, ce sont les automates. Ceux-ci se mettent en mouvement aux quarts d'heures, aux heures et à midi (par rapport à l'heure de l'horloge qui est quasiment le temps moyen de Strasbourg). L'horloge est réglée sur le temps civil moins 30 minutes, ce qui est quasiment (à une minute près) le temps moyen de Strasbourg en hiver, et le temps moyen plus une heure en été.
À chaque quart d'heure, un ange sonne sur une cloche tandis que le second retourne un sablier. Un personnage parmi quatre défile devant la Mort. Ces quatre personnages représentent les âges de la vie : un enfant au 1er quart d'heure, un jeune homme à la demi, un adulte au 3e quart d'heure et un vieillard à l'heure juste.
Une fois par jour, à midi heure locale, soit 12h 30 en heure d'hiver, au dernier étage, ce sont les douze Apôtres qui passent devant le Christ. Au passage des 4e, 8e et 12e apôtres, un coq situé en haut et à gauche de l'horloge chante et bat des ailes. Contrairement à ce qui est souvent écrit, ce coq ne rappelle pas l'épisode du Christ annonçant à Pierre qu'il le renierait trois fois avant que le coq chante, puisque les deux premières horloges comportaient déjà un coq, sans pour autant qu'il y ait des apôtres.
L’horloge indique bien plus que l’heure officielle puisqu’elle permet aussi de connaître le temps moyen, le jour, le mois, l’année, le signe du zodiaque, la phase lunaire et la position des planètes jusqu'à Saturne ainsi que la position de la Lune.!!
Coq-automate de la première horloge (vers 1350).
Contrairement à ce qui est souvent dit, ce mécanisme n’est pas un ordinateur, bien que « comput » soit la racine de computer (ordinateur). Le « comput ecclésiastique » est en fait le « calcul de l’Église ».
Il existe un modèle réduit du comput de Schwilgué construit dans les années 1970 par Frédéric Klinghammer.
Certaines horloges astronomiques comportent un comput inspiré plus ou moins directement de celui de Schwilgué. C'est le cas notamment pour l'horloge astronomique de Jens Olsen à Copenhague et pour l'horloge astronomique de Daniel Vachey. L'horloge astronomique de Chauvin comporte aussi un comput inspiré de celui de Strasbourg, mais il s'agit d'un comput simplifié, sans la détermination de la date de Pâques. Les horloges astronomiques de Besançon et de Beauvais comportent des computs, mais ceux-ci ne sont pas perpétuels.!!
