GERARD DUBOIS - Montage vidéo des tableaux peints par Gérard Dubois par Pascal Lionnet.  SITE : http://www.dubois-gerard.com/

QUELQUES MOTS SUR LA BIOGRAPHIE DE CE PEINTRE HORS PAIR, A VISITER SUR SON SITE 

Voici en quelques pages mon parcours d'artiste peintre, depuis ma rencontre avec mon Maître Pierre Jean Chaffrey, il y a trente neuf ans, à mes dernières toiles. Trente neuf ans d'apprentissage d'un métier dont le moteur est une passion dévorante pour la création en peinture. Création de peintures de portraits tout d'abord, puis de nus, de paysages, de marines, pour arriver enfin aux natures mortes. Créations que l'on considère au début comme des études, dans l'attente de "la toile", chef d'oeuvre espéré, mais qui reste désespérément hors de portée, l'insatisfaction étant le carburant qui alimente constamment cette passion. Aujourd'hui encore je considère chacune de mes toiles comme étant une étude. Chaque jour, au sein de mon académie de peinture, je m'efforce de transmettre cette passion, ce métier, ce langage qu'est la peinture à l'huile .

On reste abasourdi par la prouesse technique, qui permet à l'objet peint sur la toile, d'être quasiment «  pris en mains !»

C'est de l'ordre de la virtuosité et Gérard Dubois ne se prive pas d'inventer des mondes au lyrisme éblouissant.

Comment peut-on peindre ainsi aujourd'hui? Est-il nécessaire de vouloir se battre contre la photographie? Il fut un temps où les peintres se devaient de montrer le modèle dans sa vérité flagrante, mais de nos jours ce combat semble perdu d'avance tant les images virtuelles et autres procédés supplantent tout geste «  fait mains » Pourtant Gérard Dubois comme nombre de ses pairs, résiste, insiste, persiste et signe ses " trompe l’œil " (expression pratique, pour faire court), avec une aisance absolue, convaincu de la modernité du genre. Voyez les sujets :

les fleurs aussi vraies qu'un Berjon pouvait l'espérer, les fruits aussi charnus qu'un Chardin pouvait les imaginer...

Plus loin ce sont des verres d'une transparence lumineuse, des poteries qui tournent, des broderies au pinceau, des détails sur telle ou telle chose qui passe d'habitude, inaperçue... Parfois Dubois s'intéresse à la représentation humaine, voyez ce « portrait de famille» qui immortalise grandement Chantal, Charlotte et Patrick Pons. Il y a un velouté des rapports de couleur, une maîtrise « à l'ancienne » pour un message d'aujourd'hui. C'est une peinture que l'on dit naturellement « classique», face aux excès qui -depuis Duchamp -ont perturbé l'histoire. Ici, pas de laisser-aller à la facilité, Gérard Dubois est un peintre, simplement, il rejoint ceux qui ont poussé à l'extrême les techniques émotionnelles, sans doute l'égal des contemporains Cadiou, Poirier, Hubert Gaillard, Chancrin... Il n'a rien à leur envier, le sujet sur la toile parle de lui-même, on est seulement époustouflé !  Bernard Gouttenoire. Le Progrès (dimanche 9 novembre 2003)

gerard_dubois_photo_michel_nielly_ photo Michel Nielly